Test : Test Drive Unlimited 2

Test Drive Unlimited 2 - PS3

Genre : Course MMO

Date de sortie : 11 février 2011

Genre
Course MMO
Date de sortie
11 février 2011 - France
Développé par
Eden Studios
Edité par
Atari (Infogrames)
Disponible sur
PC, PS3, Xbox 360
Modes de distribution
Boutique
Site officiel
Site officiel
PEGI
 Interdit aux moins de 12 ans
 Grossièreté de langage
 Jeu de hasard
 Jeu en ligne
 Sexe

Des jeux de bagnoles, il y en a une ribambelle. Les plus connus sont évidemment Need For Speed, Gran Turismo, Burnout, en encore Forza. Attention, car Test Drive Unlimited 2 s’apprête à vouloir foutre un grand coup de pied dans la fourmilière. Comment ? En mélangeant les genres, à savoir la conduite, l’interaction online, et la personnalisation virtuelle. Un vrai bazar qui trouve finalement son public sans grande difficulté !

 
 
Comme l’indique le petit numéro derrière Test Drive Unlimited, la série a déjà fait ses premiers pas auparavant. En 2007 plus précisément, où le jeu n’avait déjà pas hésité à introduire la notion de MMO sur Xbox 360 et PC, ces derniers étant plus aptes aux fonctionnalités Internet que la PS2 et la PSP. Ainsi, il avait trouvé un nouveau style, et sans pour autant révolutionner le jeu de course automobile, s’était imposé comme fun et sympathique. Ainsi, Eden Games se relance dans un nouvel épisode qui vient tout juste de sortir cette année sur consoles HD et PC. Les défauts ont-ils été gommés ? Nous livre-t-il le fun tant espéré par bon nombre de joueurs ?
 

Essai Routier Illimité

Alors que l’on s’attend tous à démarrer le jeu dans une casse à choisir un premier véhicule pourri pas cher, à l’instar des autres jeux, voici qu’il n’en est rien. Surprise : c’est une vue à la première personne qui s’offre à nous. On incarne en effet un homme ou une femme, sélectionné peu avant, dans une superbe villa où une teuf’ fait rage au bord d’une piscine gigantesque; le tout avec des filles au Q.I. de moules se trémoussant, les mecs bouillants à côté, sous fond de musique electro. On aurait dit mon jour de l’an, sauf qu’il n’y avait que la musique et un peu plus de monde. Ainsi, on se déplace vers une nana qui nous fait signe et cette dernière nous tend la clé d’une superbe Ferrari. Le rêve absolu, quoi. On roule donc comme une gros dingue, histoire de faire connaissance avec un gameplay ultra simple et pas prise de tête le moins du monde.
 
 
En effet, il faudra très peu de temps pour s’adapter à la jouabilité, cette dernière faisant dans le classique pur et dur. Attention, il ne s’agit pas de la conduite du véhicule mais bel et bien de l’attribution des différentes touches du pad. Car pour ce qui est des bagnoles, on se rend très vite compte que ça ne va pas être du gâteau. La bête est puissante, ne tient pas toujours la route, dérape quand on le lui demande à condition de garder une bonne maîtrise. Arrivé au point B, car oui, ne rêvez pas, on ne vous a en fait pas donné le bolide rouge, on apprend alors le véritable contexte de TDU 2, à savoir une émission de télé-réalité où différents pilotes s’affrontent sur routes ouvertes. Du banal quoi, pour ne pas dire franchement ridicule, tant la mise en scène fait pitié. Les animations et doublages n’ont rien d’exceptionnels, sans parler de dialogues carrément naïfs et bien clichés. Mais nous, ce qu’on veut, c’est pouvoir piloter les plus belles voitures du monde et pas autre chose, non ?
 

Rouler, chatter et… euh, bronzer

TDU 2 se situe en premier plan sur l’île d’Ibiza, la célèbre vide porte-monnaie des plus gros fêtards. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la carte est juste gigantesque. Au premier coup d’œil, on se demande réellement quand est-ce que l’on va enfin pouvoir admirer un petit bout de mer. Mais le plus impressionnant reste encore Hawaï, accessible après quelques heures de jeu, dont la grandeur se veut encore plus énorme que le bout de terre espagnole. Chaque île possède un paysage assez similaire, c'est à dire constitué de couleurs vives et exotiques et d’un climat virtuel vraiment plaisant. Qu'il est agréable de rouler sous les cocotiers, sur la plage, dans les villages, sous un coucher de soleil chauffant et des routes bien sinueuses ! Si la réalisation graphique se veut bien au-dessous de ce que l’on a déjà pu admirer, elle se veut compensée par ses paysages radieux. Les véhicules quant à eux, ne sont pas exceptionnellement beaux. Ils virent plutôt dans le strict minimum exceptionnel : s’il n’est pas difficile de reconnaître les engins, nous aurions aimé un petit peu plus de finition, notamment pour les vues intérieures en carton. Quel choc après un tour dans Gran Turismo 5 ! Les bruits de moteurs sont cependant ressemblants aux modèles d’origine et c’est le pied quand on a la chance de posséder du bon matériel audio. Ne comptez pas non plus sur TDU 2 pour vous faire danser tout en jouant, le joueur ne disposant que de deux radios répétant inlassablement les quelques mêmes chansons.
 
 
Dans Test Drive Unlimited 2, il existe de nombreuses choses à faire. Mais alors beaucoup. Autant le dire d’emblée, la durée de vie est carrément honorable, vu qu’en plus de toutes les missions solos viennent s’ajouter un tas d’interactivités online. Donc, on peut faire évoluer notre avatar à travers 60 niveaux, décomposés en quatre catégories. La première est la Compétition, qui concerne toutes les épreuves en solitaire telles que les championnats, les missions qui nous sont confiées aléatoirement, etc. La deuxième est la Découverte : vous gagnerez donc de l’expérience à chaque nouvel endroit découvert. J’entends par « endroit » les concessionnaires, les coiffeurs, les magasins de stickers et d’amélioration de performances automobiles… La troisième est la Collection. Ici, c’est simple, plus vous accumulez de choses (voitures bien évidemment, mais plein d’autres trucs aussi), plus vous montez en niveau. Enfin, il y a la catégorie Social, qui n’est en rapport qu’avec la communication avec le service Internet, c'est à dire épreuves onlines, échanges avec la communauté de TDU 2, etc. En effet, le jeu mise énormément sur cet aspect multijoueur qui est vraiment sympathique. Comme l’a dit notre cher brother Ickar dans sa preview, TDU 2 permet « de mettre tout le monde d’accord sur la route tout en évitant la rivalité avec les concurrents ». Ainsi, hors des courses solo, on peut croiser à tout moment un mec qui roule sur le bitume espagnol ou hawaïen comme un zigoto. Et c’est aussi là le grand intérêt : on évolue dans un open-world accessible et squatté par tous !
 

Tu n’as que 24 voitures, 9 maisons, et quelques millions en banque ? (rires moqueurs)

Si l’aspect MMO est en effet très fun, il se veut quelque peu gâché par les bugs du réseau. Pas non plus affreux et traumatisants comme cités par ailleurs, ils ont tout de même le mérite d’entacher un des attraits principaux du jeu. Pas cool. Cependant, un patch téléchargeable est prévu très prochainement (s’il n’est pas déjà sorti à l’heure où vous lisez ce test) dont le but est d’effacer toutes ces imperfections fâcheuses. Mais là où TDU 2 pêche cruellement, c’est au niveau du rythme. Loin de la cadence frénétique d’un Need For Speed, on est ici plus proche d’un Fuel. On se voit donc réellement contraint de parcourir des dizaines et des dizaines de kilomètres pour accéder à un endroit de la map encore inexploré. Ce n’est qu’après y avoir mis les pieds qu’il sera possible de s’y rendre directement. La loose, quand on voit la grande taille des cailloux… De plus, même certaines courses se veulent ennuyantes. Il n’est pas bien difficile d’atteindre la première place, ça, c’est sûr. En revanche, le rester est une autre paire de manches car on se voit souvent commencer l’épreuve avec rage à cause d’un tête à queue inexplicable. Un petit poteau de mouise qui vous arrête net, des pneus qui partent en vrille sans raison apparente, et vos concurrents retardataires vous auront dépassé en quelques secondes seulement. De quoi faire péter des câbles aux gamers sensibles !
Mais ce qui est fort avec TDU 2, c’est qu’il se confond parfois même avec un jeu Les Sims. Afin d’avoir la classe auprès des autres joueurs de la communauté, il est en effet possible de customiser son personnage dans tous les sens : chirurgie esthétique, coiffeur, look intérieur de votre baraque… Car oui, il vous faudra même acheter des maisons afin de pouvoir stocker vos différents véhicules. Terminé la place presque infinie de Gran Turismo, ici, il vous faudra gérer le nombre de machines afin de ne pas en avoir en surnombre et de n’être pas obligé d’en vendre une à contrecœur. Si le début du jeu s’avérera assez bordélique, on gagnera vite des montagnes de cash à dépenser dans l’immobilier du coin et dans les concessionnaires, bien évidemment, et aussi les cliniques, les mobiliers, les salons d’esthétique et les stations automobiles en tout genre… Y’a des kilomètres à faire, c’moi qui vous le dit !
 
 
À côté de tout cela, il existe aussi quelques petites choses assez anecdotiques mais bienvenues, comme le système de F.R.I.M., qui vous permet d’amasser un petit peu de Dollars en effectuant des actions dangereuses et spectaculaires sur l'asphalte. Dommage seulement que le trafic ne soit pas très présent, sans parler des villes vidées de leur population ! C’est vrai quoi, Midnight Club Los Angeles nous a bien prouvé que l’on pouvait faire les fous dans la cité, avec tout plein de monde sur les trottoirs, sans écraser personne, alors bon… Dans le genre « options bonus », il y a les poursuites avec la police. TDU 2 ne déloge pas à la règle et nous livre des flics à nos culs. Des flics à l’intelligence de poules, justement, tant ils se veulent inefficaces et discrets. Il faut en effet leur foncer dedans à mach-17 pour éveiller leur curiosité envers nous. À la ramasse ! Pour finir, il existe également dix carcasses de voitures sur chaque île. Cachées dans la cambrousse, ces dernières vous permettent, lorsqu’elles sont toutes collectées, de les assembler afin de donner un nouveau véhicule sympatoche, s’ajoutant à une liste déjà fort plaisante. Quoi, vous voulez des noms ? Pagani Zonda, Ferrari Enzo, Lotus Evora, Lancia Delta Integrale, Land Rover… Chaque véhicule est attribué à une classe qui lui est propre, comme la catégorie Asphalt, les voitures sportives, Classic, voitures plus « traditionnelles » et Tout-Terrain qui roulent sur la terre. Pour conduire certaines voitures, il vous sera demandé de passer différents permis, histoire d’avoir le niveau nécessaire. Bref, c’est complet, et cela fait plaisir.
 

Article rédigé par Naxi , le

On l’attendait comme la tuerie online des jeux de courses. Et même s’il ne l’est pas, Test Drive Unlimited 2 s’avère comme un jeu de voiture ultra complet qui dispose d’une grande durée de vie et d’options réellement originales. La qualité est cependant ralentie par une histoire ratée, une réalisation technique old-school et un réel manque de nervosité par moment, ce qui peut tout à fait ennuyer les plus actifs d’entre vous. S’il ne s’imposera pas une nouvelle fois comme une référence absolue, il serait dommage de passer à côté pour tous les amateurs de belles carrosseries, de belles maisons et de beaux paysages exotiques. Ce qui n’est pas rien !

Points positifs

  • Un aspect multijoueur sympathique
  • Plein de voitures sublimes
  • Des environnements exotiques
  • Le mélange des genres
  • Une grosse durée de vie
  • La grandeur des deux îles

Points négatifs

  • La grandeur des deux îles
  • Des moments vraiment pas passionnants
  • Graphismes et mise en scène has-been
  • Les flics endormis
  • Les quelques bugs du multijoueur

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