Test : Sengoku BASARA: Samurai Heroes

Sengoku BASARA: Samurai Heroes - PS3

Genre : Beat'em all

Date de sortie : 15 octobre 2010

Genre
Beat'em all
Date de sortie
15 octobre 2010 - France
Développé par
Capcom
Edité par
Capcom
Disponible sur
PS3, Wii
Site officiel
Site officiel

L'ère Sengoku fut une longue période de guerre civile incessante sur l'Archipel nippon qui vit le shôgun Tokugawa Leyasu installer un pouvoir plusieurs fois centenaire. C'est dans ce background que prend place Sengoku Basara Samurai Heroes, en prenant d'immenses libertés avec la réalité historique. Tokugawa, pour ne parler que de lui, prend des allures de rappeur, avec son pourpoint jaune et sa capuche, se battant à mains nues sur le terrain... Car le soft est un beat-them-all bourrin dans le style bien connu des adeptes de Dynasty Warriors. Capcom parvient-il à réaliser avec cette licence un jeu à la hauteur de nos espérances ?

 
 
La réponse est oui. Pour tous ceux qui, comme votre serviteur, se passionnent pour l'histoire japonaise, qui ont le sens de la dérision et beaucoup d'humour pour accepter la forme du soft. Il s'agit de retracer les exploits comico-historico-épiques de samouraïs célèbres de l'ère Sengoku, au nombre de six au départ (le nombre de personnages jouables s'étend par après jusqu'à 16). Les batailles se succèdent sous la forme d'un beat-them-all fracassant sur des maps fermées et visibles dans leur ensemble dans le coin supérieur droit de l'écran. On a le choix dès le départ entre Leyasu Tokugawa, bien sûr, résistant mais sans allonge car se battant à mains nues (!) et accoutré comme un rappeur japonais d'Okinawa à la sauce médiévale, Masamune Date et ses sabres, moins résistant mais très classieux, Magoichi Saica et ses mousquets, en tenue sexy, Kanbe Kuroda et son boulet de pénitencier gigantesque, très lent mais aux attaques ravageuses, Yukimura Sanada et ses lances, arborant une tenue de cuir rouge (!!) et enfin Mitsumari Ishida, équipé d'un katana gigantesque. Tous ces généraux vont joyeusement s'entretuer sur ces fameuses maps, mode coopératif – excellent, d'ailleurs – à l'appui jusqu'à deux joueurs.
 

Ni Bayonetta, ni Devil May Cry, encore moins Ninja Gaiden, mais que c'est bon...

Chaque carte de bataille est divisée en plusieurs zones, chacune protégée par un lieutenant bien calé dans sa petite maisonnette médiévale. Il faudra envoyer ces lieutenants ad patres pour prendre position sur la carte au fur et à mesure et générer des troupes qui protègeront le lieutenant nouvellement placé là à la solde du joueur. Les situations sont assez variées d'une bataille à l'autre pour ne pas lasser : il faudra anéantir les réserves de riz des époux Maeda dans l'une, créer un passage jusqu'à une forteresse imprenable dans l'autre. Niveau game-system, on avance en frappant des grappes d'ennemis assez dociles pour augmenter sa jauge de Basara et pouvoir lâcher des combos dévastateurs. Une seconde jauge permet de passer en mode Berserk en appuyant simultanément sur les touches L2 et R2. On retrouve vite ses classiques du beat-them-all dans Sengoku Basara Samurai Heroes : une touche pour l'attaque légère, une touche pour l'attaque lourde et le bouton croix pour sauter. Le bouton cercle permet de lancer son combo une fois la jauge Basara pleine. De nouveaux accessoires, armes et matières premières peuvent être collectés d'une map à l'autre. Les accessoires permettent de booster les capacités d'une arme en lui attribuant un pouvoir élémentaire par exemple. Le bouton de parade ne sera utile que contre les généraux, seuls personnages vraiment dangereux en mode de difficulté par défaut, les troupes faisant office de chair à canon tout juste bonne à alimenter la jauge Basara. Du tout bon niveau gameplay, donc... pour les aficionados du genre ! Ceux qui recherchent un système de combat complexe du style Ninja Gaiden ou Bayonetta peuvent d'ores et déjà passer leur chemin. Le mode en écran splitté, de bonne facture, permet de faire régner à la fois entraide et compétition, puisque seul le joueur ayant donné le coup de grâce au boss récupèrera les attaques spéciales.
 

Ni Bayonetta, ni Devil May Cry, encore moins Ninja Gaiden, mais que c'est beau...

Les décors sont de toute beauté : les textures font honneur aux rizières et diverses architectures de cette ère Sengoku. Le fan du Japon médiéval retrouve parfaitement ses marques et fera s'attarder la caméra sur les décors plus d'une fois. Le choix artistique prenant le parti de la franche rigolade au niveau du character-design, il ne faudra pas s'étonner de déambuler en armure vert fluo ultra fashion au milieu de samouraïs au rendu plus historique. Capcom a donc su soigner le design des généraux de Sengoku Basara Samurai Heroes pour les concours de cosplay. La caméra, extrêmement fluide, parvient sans faillir à donner une lisibilité sur l'action. Aucune chute de frame-rate à signaler, et ce malgré le nombre parfois imposant de protagonistes à l'écran. En terme de réalisation, le seul gros bémol à constater est la bande-son. Pourquoi dans un soft aussi typiquement japonais une version originale sous-titrée n'est-elle pas disponible, à l'instar de la série Yakuza ? Les doublages en langue anglaise appauvrissent le rendu d'une bande-son magnifique en japonais. Dommage. Les musiques n'imprimeront quant à elles pas vraiment les mémoires. Enfin, les cinématiques sont absolument fantastiques et présentent des scènes de batailles épiques. Superbe, tout simplement.
 

Article rédigé par Rhyscard , le

Véritable institution au pays du Soleil-Levant, la série des Sengoku Basara trouve ici l'un de ses meilleurs représentants. Concentré d'action spectaculaire, il offre des heures et des heures de bonheur (surtout en splitté) et parvient à démontrer un savoir-faire que Tecmo Koei n'est pas seul à maîtriser. La firme d'Osaka peut être fière de son dernier rejeton, beau et fun. Il faut cependant préférer une version du soft en japonais à la version européenne aux doublages anglais d'assez mauvais goût... On pourra se plaindre également du nombre limité de personnages jouables, alors que beaucoup de protagonistes secondaires parsèment le soft. Mais franchement, autant d'inspiration et d'humour dans le character-design méritent toutes les attentions !

Points positifs

  • Le character-design hilarant
  • Les décors nippons
  • La durée de vie conséquente
  • Le jeu en splitté

Points négatifs

  • Pas de VOSTF
  • Bourrin quand même
  • Pas assez de personnages jouables

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