Test : Tom Clancy's Ghost Recon Future Soldier

Tom Clancy's Ghost Recon Future Soldier - PS3

Genre : Action

Date de sortie : 24 mai 2012

Genre
Action
Date de sortie
24 mai 2012 - France
Développé par
Ubisoft France
Edité par
Ubisoft
Disponible sur
DS, PC, PS3, PSP, Wii, Xbox 360
Parfois appelé
Ghost Recon : Future Soldier
Site officiel
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Tom Clancy doit bien être le seul écrivain qui a autant de jeux vidéo portant son nom. Et le bougre peut se targuer d’avoir quelques bons titres dans le tas (même si cela doit faire longtemps qu’il ne suit plus vraiment l’affaire). Parmi ces jeux, il y a la saga Ghost Recon qui accueille aujourd’hui un nouveau jeu : Ghost Recon Future Soldier. On peut dire que cet opus rejoint le rang des très bons jeux de la saga.

 
 
Ghost Recon, c’est de la tactique. Point. Et ce Tom Clancy’s Ghost Recon Future Soldier (ce sera bien la seule fois que vous verrez le titre complet) ne déroge pas à la règle. Mais ce qui est important, c’est qu’il le fait avec la manière. Tout part d’une sordide histoire de tête nucléaire qui explose tuant une équipe de Ghosts. Le genre de truc qui faut pas faire. Notre équipe composée de quatre soldats qui ont la niaque, parmi lesquels le brave Koazac que l’on interprète, va donc remonter la piste d’un trafic d’armes jusqu’en Russie où il feront face à un putsch. Le scénario vole pas bien haut et attise à peine l’attention. Preuve en est, les scènes cinématiques pour développer l’histoire entre les missions sont courtes et rarement impressionnantes. Pour le spectacle, il y a tout ce qu’il faut lors des cinématiques pendant les missions. Les transitions entre ces dernières et les phases d’infiltration (ou d’action des fois quand même) se fait par le truchement d’un mouvement de caméra bien senti renforçant l’immersion.

Mais alors, cette fameuse tactique/stratégie/infiltration (choisissez l’appellation) ? Et bien ça envoie du bois pour prendre une expression imagée. Après plusieurs années de saga, il y a de quoi faire. Le solo propose une foultitude de phases où il faut éliminer les soldats ennemis dans le calme et avec la bonne tactique. Généralement, une fois que vous vous approchez de troufions ennemis (après de l’infiltration de base bien efficace aidé par une tenue qui rend à peu près invisible quand vous êtes accroupi), vous repérez les lieux. Alors que durant les premières missions cela se fait à la lunette et avec un capteur, les missions suivantes mettront un drone à votre disposition, histoire de d’avoir une vue générale. Vos collègues soldats seront là aussi pour vous dire s’ils repèrent des ennemis. Ensuite, il suffit de marquer les pauvres soldats dont la vie va bientôt s’arrêter dans l’indifférence générale. Vos partenaires les zigouilleront alors à votre signal. Ils sont par ailleurs très intelligents lors de leurs déplacements et ne se font jamais repérer. Bien sûr, il faut éviter que les autres soldats ennemis voient les corps tomber où qu’ils ne découvrent pas de cadavre lors de leur ronde. Bref, il faut observer à fond et être patient. Ces séquences sont toujours bien construites. Chaque nouvelle situation présente un challenge nouveau. La tactique sera la voie préférable puisque bourriner mènera à coup sur à un mort certaine. Les balles sont en effet assez efficaces et vous serez vite à l’agonie si vous êtes touché. De plus, ces zones sont toujours assez ouvertes et laissent la place à l’ingéniosité des joueurs. Au final, arriver à progresser sans se faire repérer est assez jouissif et super gratifiant.
 

Les flingues vont quand même pas prendre la poussière

Bon, on kiffe l’infiltration mais une petite explosion de temps en temps ça fait pas de mal. En vous débrouillant bien vous éviterez pas mal de mitraille mais quelques phases d’action vous seront imposées. Et le challenge est bien relevé entre une mort qui peut arriver vite et une IA intelligente lors d’une fusillade. Elle viendra vous dégager de votre couverture sans hésiter une seconde. Bref, pas le temps de s’ennuyer. Et ça fait plaisir. D’autre part, des séquences à la sauce rail shooter ont été concoctées par les équipes d’Ubisoft. A bord d’hélicoptère ou de voiture, elles ne sont pas bien dures et sont là pour proposer des séquences impressionnantes et réussies dans la grande lignée des blockbusters vidéoludiques. Dans un souci de quotas de bourrinage, des séquences de défoncages de porte suivies de ralentis pour dégommer les pauvres russes qui n’ont rien demandé sont également au programme. Sans compter les interventions aériennes qui font dans la dentelle… Bref, entre deux phases toutes en finesses un peu d’action à l’ancienne ne fait pas de mal. Vos partenaires IA sont d’ailleurs aussi efficaces lors de ces séquences. Vous pouvez d’ailleurs leur signaler un ennemi à abattre en priorité.

L’autre point important de cet opus, c’est le matos à votre disposition. Il y a vraiment de quoi répondre à tous les besoins des joueurs guerriers furtifs. Outre toute une panoplie de grenades (flashbang, fragmentation, IEM…), il y a tout ce qu’il faut en pistolets, fusils d’assaut et de sniper. Vous pourrez d’ailleurs les customiser à volonté pour améliorer la précision ou la portée par exemple. Le système étant très bien pensé. Ces réglages se font très facilement mais prennent un peu de temps.
 

« J’adore respirer l’odeur du napalm au petit matin »

Si l’on se base sur les graphismes du jeu à proprement parler, le jeu accuse un petit retard à ce niveau. Les visages des personnages sont assez rigides. Certaines textures et détails du décor laissent à désirer quand on y regarde de plus près. Mais ce serait chercher la petite bête. Le jeu a définitivement de la gueule grâce à une direction artistique aux petits oignions. Des effets de lumières chiadés, une mise en scène efficace et un spectacle à toute épreuve contrebalancent le retard technique. De plus, dans la grande tradition de jeux qui se la joue blockbuster, la musique est géniale. En mode mineur pendant les phases d’infiltrations, elle invite l’orchestre pour un score bien épique comme il se doit lors des séquences plus mouvementées. Le seul regret est en rapport avec l’appellation Future Soldier. Même si l’aspect est bien présent (drone, camouflage optique, un robot mortier pour nous accompagner, vue en rayon X…), les apparitions sont assez sporadiques. Le jeu ne donne pas plus l’impression d’être dans le futur que ça.

En tout ce solo se bouclera en 10 heures pour les vétérans du genre et en 12 heures pour les autres. Une durée de jeu plus qu’honorable d’autant plus que l’envie d’y retourner pourra se faire sentir. De plus, le solo peut aussi se faire à quatre en coopération. Ce qui ajoute un charme indéniable et donne une nouvelle perspective à l’aventure. Le contenu du jeu ne s’arrête pas là. Un mode Guérilla est également à disposition. Il est disponible en solo mais il est vraiment valable à plusieurs. Il faudra avec vos amis survivre à cinquante vagues d’attaques ennemies. Ou tout du moins les empêcher d’occuper votre QG pendant plus de 30 secondes. Les ennemis ne vous fonceront pas dessus immédiatement et joueront la montre. Une stratégie et une belle coordination est alors de mise. Un mode en forme de vraie plus-value pour le jeu.
 

Ennemi à neuf heures

Passage obligé de nos jours. Un mode multijoueur online attend les joueurs impatients d’en découdre avec leurs collègues tout autour du monde. Cependant, seul quatre modes de jeux sont disponibles. Dans le mode conflit, vous devrez atteindre un objectif. Si votre équipe l’atteint en premier vous devez le défendre sinon vous devez attaquer pour en prendre possession et le défendre à votre tour. L’objectif changera 3 à 4 fois durant la session. Il y a un mode siège : une équipe défend un objectif et l’autre l’attaque. Un mode saboteur permet de faire mumuse avec des bombes. Il faut attraper une bombe et la poser dans le camp adverse. Enfin, dans le mode leurre, il y a trois objectifs sur la carte : deux leurres et une clé. Les deux équipes doivent trouver la clé. Une fois la clé trouvée par une équipe, elle doit défendre un objectif que l’autre doit attaquer. Des modes efficaces même si l’on retrouve dans beaucoup l’idée d’attaque et de défense d’un objectif au final. La mise en place d’une stratégie est conseillée. Ce qui est facile à faire quand on est équipé d’un micro et un peu plus dur sans. Quoiqu’il en soit la tactique est toujours de mise même si les fusillades sont plus fréquentes que dans une partie solo. Le multijoueur propose d’ailleurs 3 types de soldats : éclaireur, fusillier et ingénieur. Ce qui pousse à la mise en place d’une stratégie selon les rôles. A noter que les objets nécessaires à la customisation des armes devront être gagnés à la sueur de votre front et grâce à l’XP que vous empocherez. Malgré les défauts susnommés, le multijoueur est réussi et occupera les amateurs pendant quelques heures.
 

Article rédigé par Neo , le

Au final, Ubisoft nous livre une petite bombe. Ce Ghost Recon est un excellent titre pour les amateurs d'infiltration tactique. Les phases où il faut mettre en place sa stratégie sont passionnantes et bien pensées. Mais les autres joueurs pourront y trouver leur compte avec une dose nécessaire d'action. Nous avons affaire à un jeu complet : mode solo jouable en coop, mode guérilla et un mode multijoueur. Malheureusement, seuls 4 modes de jeux sont disponibles dans ce dernier. Enfin, le jeu est servi par une réalisation imparable malgré des graphismes qui paraitront un peu datés quelques fois.

Points positifs

  • De la bonne infiltration tactique
  • Du grand spectacle à faire pâlir les fleurons du genre
  • De la customisation d'armes bien foutue
  • Une IA intelligente
  • Une bonne durée de vie entre solo, mode guérilla et multijoueur...

Points négatifs

  • ...mais seulement 4 modes de jeu en multi
  • Des graphismes un peu datés quand on y regarde de plus près
  • Un scénario ultra convenu

A propos de l'auteur

Neo

Neo

29 ans | L'élu des gamers

Après avoir détruit la matrice, Neo s'est dit « Pourquoi pas bosser sur GameHope ? ». Un nouveau défi pour l'élu. Après sa victoire incontestable, le monde réel lui paraissait fade et il est retourné dans le virtuel. Il est d'ailleurs en permanence branché à une PS3 en intraveineuse. Egalement passionné de cinéma, on le reconnait à ses yeux injectés de sang à force de passer des heures devant les écrans. Il a malgré tout réussi à apprendre à écrire et, afin de devenir le prochain Victor Hugo, expose sa prose sur GameHope.

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