Test : Mass Effect 2

Mass Effect 2 - PS3

Genre : Action RPG culte

Date de sortie : 21 janvier 2011

Un an après sa sortie sur Xbox 360, Mass Effect 2 arrive enfin sur PS3. Alors que penser de ce space opera signé Bioware ? Avec des titres comme Dragon Age ou encore la cultissime série des Baldur's Gate, le moins qu'on puisse dire c'est que le studio a un C.V. qui en impose. C'est donc avec un a priori très positif que l'on rejoint le commandant Shepard dans sa lutte contre les moissonneurs. L'occasion pour nous de vous livrer un avis définitif sur ce titre.

 
 
La première chose à faire avant de débuter une partie de Mass Effect 2,, en plus de l'installation des 5,3 Go de données sur le disque dur, c'est de télécharger, via le PSN, le pack Cerberus qui contient toutes les quêtes supplémentaires et le comic interactif qui résume les évènements du premier Mass Effect. Le tout pesant pas loin de 700 Mo, il faudra être patient si vous voulez commencer votre partie en ayant connaissance du background de divers personnages que vous serez amené à côtoyer lors de votre aventure. Ceci étant dit, ce petit bonus n'est nullement indispensable à la compréhension de l'histoire.
 

Previously on Mass Effect

Il apporte cependant un plus indéniable à l'expérience de jeu, son aspect interactif nous permettant de faire nos propres choix dans ce pan de l'aventure qui reste exclusif à la Xbox 360. Ces choix auront un impact direct sur votre aventure dans Mass Effect 2, vous permettant de revoir certains personnages si vous avez décidé de les sauver ou pas si vous avez préféré les laisser crever comme des chiens. De plus, ces choix affecteront aussi la façon dont vous percevront les habitants des diverses planètes. Vous l'aurez compris, cette bande-dessinée interactive vous permet de personnaliser encore un peu plus votre aventure, devenant du coup bien plus qu'un simple bonus. Au delà de ça, cette séquence additionnelle bénéficie d'une esthétique comic plutôt réussie, à un ou deux détails près comme les carrés noirs laissés au milieu de l'image en attendant qu'une vignette apparaisse à cette endroit, et d'une narration toute en voix-off de bonne facture. Une réussite donc.
 

Pas avant longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine

L'histoire de Mass Effect 2 démarre donc juste après l'attaque sur la Citadelle repoussée par Shepard. Alors que celui-ci traque les geths, auteurs de cet assaut, le Normandy se fait attaquer par un immense vaisseau d'origine inconnue. Si l'essentiel de l'équipage évacue le navire à temps, le Normandy est détruit et le commandant Shepard, laissé pour mort. Voilà, c'est tout, le jeu est fini... Plus sérieusement, Shepard se réveille 2 ans plus tard, complètement retapé par Cerberus, une organisation mystérieuse dirigée par un homme non moins mystérieux, l'Homme Trouble. Celui-ci vous envoie enquêter sur la disparition de colonies humaines. Votre mission vous amènera à affronter, une fois encore, les récolteurs.
Mais avant toutes choses, il faudra vous constituer une équipe digne de ce nom. Et pour ce faire, vous devrez parcourir la galaxie afin de recruter la crème de la crème, l'occasion pour vous de vous rendre compte de l'immensité de l'univers de Mass Effect, constitué de près d'une centaine de planètes, stations et autres relais cosmodésiques répartis dans nombre de systèmes solaires. Même si on ne peut pas toutes les visiter, il vous faudra un bon bout de temps pour faire le tour de cet univers. D'autant plus que le consommation de carburant de votre Normandy 2,0 étant prise en compte, il sera nécessaire de s'arrêter régulièrement dans un dépôt de carburant pour faire le plein. Et vous n'en trouverez pas dans tous les systèmes. Quoi qu'il en soit, se balader dans l'espace via la carte galactique de votre vaisseau est un vrai régal.
 

Sept à la maison

Vous devez donc former une nouvelle équipe dans le but d'accomplir votre quête. Et cela se fera à travers diverses missions allant de la simple rencontre avec le candidat jusqu'à la bataille rangée. Une fois les divers membres de votre équipe recrutés, il vous faudra veiller à ce que tout ce petit monde cohabite dans votre vaisseau. En effet, vous aurez l'occasion d'intervenir dans des conflits opposant deux membres de votre commando. Vous devrez alors faire en sorte que ce conflit cesse de manière pacifique en évitant de vous mettre l'un des deux partis à dos, sous peine de perdre leur loyauté. Loyauté chèrement gagnée en leur rendant des services qui prennent la forme de missions plus ou moins longues et difficiles. Et c'est dommage de perdre cette loyauté parce qu'elle donne accès à un pouvoir spécial supplémentaire pour le personnage concerné ; ce qui peut aider lors des phases d'action.
 

Que la force soit avec Shepard

Les phases d'actions prennent la forme d'un jeu de tir à la troisième personne. Et si les gunfights de Mass Effect 2 sont moins nerveux et moins fluide que dans un Uncharted 2, ils restent néanmoins très plaisants à jouer et offrent surtout bien plus de possibilités. Pour commencer, on a deux coéquipiers en soutien auxquels il est possible de donner des ordres. On peut ainsi leur dire d'aller se poster à tel ou tel endroit, d'attaquer une cible en particulier, et d'utiliser davantage leur armes ou leur pouvoirs. Il est bien entendu possible de leur ordonner d'utiliser un pouvoir donné à un moment précis sur une cible en particulier.
Et sachant que suivant la situation dans laquelle vous vous trouvez ou l'ennemi que vous avez en face de vous, un pouvoir sera plus efficace qu'un autre, il devient crucial d'exploiter cette possibilité à bon escient. Par exemple, si la bataille se déroule sur les passerelles d'une usine ou autre, vous pourrez utiliser le pouvoir télékinésie pour faire tomber vos ennemis en bas. Ce qui, en plus d'être efficace, vous fait économiser vos précieuses munitions. Les pouvoir sont divisés en deux catégories : les biotiques et les techs.
Les pouvoirs biotiques s'apparentent à de la magie et on compte parmi eux des capacités comme la télékinésie et l'onde de choc. Démontrant toute leur efficacité contre les ennemis dits organiques, ils n'en restent pas moins utiles contre tout ce qui est mécha et autres joyeusetés de la sorte. Les pouvoirs techs sont quant à eux liés à tout ce qui concerne la technologie. Ils permettent de pirater un mécha ennemi pour qu'il combatte à nos côtés un bref instant, de leur infligé une surcharge électrique qui les immobilisera un moment ou d'appeler un drone de combat en soutien. Rares sont les pouvoirs techs réellement utiles contre des ennemis organiques. Il vous faudra donc bien choisir vos co-équipiers au début de chaque mission, chacun des membres de votre commando étant plus ou moins spécialisé dans l'une des deux disciplines. L'idéal est encore de trouver le bon équilibre entre pouvoirs biotiques, pouvoirs techs et puissance de feu.
 
 
Car en plus de maitriser plus ou moins un certain type de pouvoir, ils ne peuvent pas utiliser tous les types d'armes. On a accès à cinq catégories d'armes : les armes de poings (pistolets, etc...), les fusils à pompe, les fusils d'assaut, les fusils de précision et les armes lourdes. Si ces dernières s'avèrent être redoutables, spécialement dans les situations délicates, leurs munitions sont particulièrement rares, nous obligeant à modérer nos ardeurs pour en avoir toujours sous le coude dans les moments difficiles. De plus, certaines situations appelleront l'utilisation d'un type d'arme spécifique. Par exemple, vous croiserez des ennemis qui se protègent derrière un bouclier. Vous devrez donc privilégier l'utilisation d'armes ayant une cadence de tir élevée afin de détruire le dit bouclier avant d'atteindre votre cible.
Tout ceci contribue à donner une dimension stratégique aux gunfights de Mass Effect 2, les rendant uniques en leur genre. Bien entendu, on retrouve également des petites choses que les habitués de jeux de tir apprécieront comme une attaque de mêlée pour se défaire des ennemis qui vous serrent d'un peu trop près, et surtout un système de couverture, indispensable pour ne pas se faire étriper au bout de 2 secondes. Mais on pourra également constater des approximations, au niveau de l'I.A. notamment. Si dans l'ensemble vos alliés ont un comportement tout à fait acceptable et se trouvent être très utiles, ils ont parfois tendance à se placer dans votre ligne de tir, vous obligeant à trouver une autre position de tir ; ce qui peut être énervant quand on est acculé. Ils se font également contourner un peu facilement et de fait, à mourir. Si ce n'est pas flagrant en mode normal, dès qu'on augmente le niveau de difficulté et que les ennemis deviennent vraiment pressants, cela devient très fréquent, limite frustrant. D'autant plus que l'I.A. adverse est sans pitié et ne comporte pas de défauts flagrants.
 

Level-up

Mais il ne faut pas oublier qu'on est dans un jeu de rôle. En plus de ses combats intenses et de son scénario prenant, le titre de Bioware peut se vanter de posséder un système de progression particulièrement bien pensé. Il a pour base un système de gain de niveau classique : en accomplissant des missions, on engrange des points d'expérience qui nous permettent de passer au niveau supérieur, ce qui a pour effet d'augmenter certaines de vos statistiques et de mettre à disposition de tous les membres de votre équipe des points de commando qui peuvent être attribués à un pouvoir particulier afin d'en améliorer l'efficacité. Mais on peut également lancer des recherches technologiques qui vous permettront d'améliorer vos armes, votre armure et même votre vaisseau.
Pour se faire, vous devrez puiser dans vos ressources de minerai. Vous pourrez alimenter vos réserves de minerai avec ce que vous trouverez lors de vos missions mais cela ne suffira pas pour obtenir le quart des améliorations disponibles. Si vous voulez mettre toutes les chances de votre côté, vous devrez parcourir l'univers pour récolter ces dites ressources sur les planètes que vous trouverez. Et le système de récolte est vachement bien foutu et peut être étrangement addictif. Simple et intuitif, il consiste à s'approcher d'une planète pour la scanner via un réticule que l'on déplace et repérer les zones riches en ressources grâce à un graphe qui nous indique en temps réel la quantité et la nature du minerai présent dans la zone. Une fois qu'on a repéré un secteur intéressant, il ne reste plus qu'à y envoyer une sonde pour récupérer le minerai. Ça a l'air bête comme ça mais on y passe facilement des heures.
 

Article rédigé par pattoune , le

Si Mass Effect 2 n'est pas parfait, force est de constater que ses défauts se comptent sur les doigts d'une demie main. Malgré une I.A. alliée parfois approximative et des phases de dialogue boguées, Bioware nous donne encore une preuve de son savoir-faire en livrant ici une des expériences de jeu les plus riches et captivantes de ces dernières années. Un scénario bien construit qui évolue en fonction de nos choix, des scènes d'action épiques et un gameplay aux petits oignons suffisent pour faire de ce space-opera vidéoludique un jeu d'exception. Difficile de dire si c'est là l'intention du studio canadien mais il se pourrait bien que la saga Mass Effect devienne le Star Wars du jeu vidéo.

Points positifs

  • Un univers vaste et crédible
  • Un scénario captivant qui évolue en fonction de vos choix
  • Des batailles épiques
  • Les interactions entre les membres de votre équipe
  • Et ce n'est que le début de la liste.

Points négatifs

  • Une I.A. alliée parfois à la ramasse
  • Des phases de dialogue boguées
  • Et c'est tout

A propos de l'auteur

pattoune

pattoune

34 ans | Ours savant

Davantage ours que savant, ce con n'a pas compris que l'hibernation c'est en hiver. Résultat, il reste cloitré dans sa grotte à longueur d'année. Ce qui arrange bien du monde. Mais ce n'est pas un mauvais bougre. Il est même plutôt drôle à l'occasion. C'est souvent à ses dépens mais chut, il faut pas le dire. Ayant été récemment rattrapé par l'eau courante et l'électricité, il est désormais en mesure, après avoir difficilement assimilé les bases de l'hygiène corporelle, de nous livrer tests, news et autres contenus enchanteurs. Il nous reste plus qu'a espérer qu'il ne lui vienne pas l'idée de faire prendre un bain à son PC... Trop tard.

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