Test : Dragon Age II

Dragon Age II - PS3

Genre : RPG

Date de sortie : 11 mars 2011

Genre
RPG
Date de sortie
11 mars 2011 - France
Développé par
BioWare Corp
Edité par
Electronic Arts
Disponible sur
PC, PS3, Xbox 360
Parfois appelé
Dragon Age 2 : Rise to Power

La question que je me pose est : qu’est ce que cet âge des dragons ? Vous n’aurez pas la réponse dans les lignes qui suivent mais bien le test de Dragon Age 2, la suite surprenante du RPG tactique renommé qui a su faire la joie et créer l’entêtement chez de nombreux joueurs.

 
 
Le premier Dragon Age reste comme un défi dans l’esprit des gamers de France et de Navarre, tant pour sa difficulté que pour la grande aventure dans laquelle il a su nous embarquer. Quoi attendre de la suite ? Que penser du 2 ? Nous n’avons pas tous joué au premier Dragon Age… Sans déc’ ? C’est pas grave, cette suite nous emmène à la même époque et fera de nombreuses fois référence au premier jeu, mais l’histoire (comme le gameplay d’ailleurs fufufu…) n’ont rien à voir. Cette suite est étrangement, en tout, différente de son aîné.
 
 
Le jeu commence avec une belle introduction comme on est en droit de l’espérer, puis on arrive sur une interface qui, de prime abord, est séduisante, jolie et accessible, pour ne pas dire simple ! Premier étonnement singulier dont fut frappé votre dévoué rédacteur lors de sa première partie, avec toute l’impatience qu’une telle suite peut suscitée dans l’âme d’un joueur bien portant, est le peu de choix dans la création du personnage. Ce n’est plus un RPG m’exclamais-je ! Vous êtes un humain et rien d’autre, ce qui tranche avec le premier opus, mais les classes qu’on vous propose restent les mêmes : guerrier, voleur ou mage. Il vous reste le choix du sexe pour un semblant de personnalisation...
 

L’âge d’or des trucs volants avec des écailles qui n’ont d’égal à leur humeur de chien que leur haleine de poney !

Comment dire ? L’histoire qui essaye de nous tenir en haleine (haha !) dans ce jeu est un peu… foireuse ! Le titre fait semblant d’être bien fait en nous plongeant des heures durant dans des dialogues sans queue ni tête et notre intervention ne change pas grand chose à la suite des évènements. Qui plus est, la caméra reste plantée sur la tête de nos amis et de nos ennemis, comme pour nous montrer uniquement ce sur quoi ils ont vraiment bossé ! Oui on a vu ! Leurs ganaches ont du panache ! Pour la suite du titre et le reste du jeu, rien de mirobolant d’un point du vue graphique, ce qui ne serait pas grave pour un jeu orienté tactique, mais puisque là on souhaite délibérément nous emmener dans un beat’em all sans qu’on s’en rende compte (hein !?) et bien cela fait un peu plus tâche tout d’un coup.
 
 
Ce qui pendant la première heure de jeu vous donne la sensation d’être le bréviaire d’un RPG qui possède tous les éléments pour vous garder scotché à votre écran les six prochains mois n’est qu’un mensonge, car cela n’arrivera pas ! Le principal problème est que le jeu ne décolle jamais, oh grand jamais ! On a l’impression qu’ils avaient tout ce qu’il fallait pour faire une bonne pizza et qu’ils ont raté la cuisson, un truc dans ce genre-là. Il faut dire, à la suite de cette expérience vidéoludique, on reste sur sa faim, voire on est déçu…
 
 
Disons-le clairement, Dragon Age 2 vous laisse très peu de liberté d’action, tant sur le plan de la stratégie et de la tactique pendant les combats, que sur celui de l’évolution de l’histoire. Votre héros se déplace la plupart du temps dans des couloirs et la sensation d’enfermement est omniprésente. Au début on se dit : « je lui laisse sa chance, ça va se débloquer dans une ou deux heures… » et finalement tout ceci vous laisse pantois et pantoise… Toute l’action se déroule dans une grande ville, découpée en quartiers, eux-mêmes séparés par des temps de chargement sans foi ni lois. Cette ville est la base de toutes les quêtes principales et secondaires et contient une quinzaine de marchands aux marchandises absurdes car soit elles sont dévouées à une classe de personnages que vous n’avez pas choisi (ça renforce l’idée que nos choix ne servent à rien…), soit elles exposent des denrées que vous ne pourrez acheter que dans vingt heures de jeu…
 

Tuons les gros lézards pour la gloire, pour leurs dents qui font de si jolis pendentifs et pour leur peau qui fait de superbes sacs !

Le point le plus critiquable de ce jeu, qui outre le fait qu’au dos de la boîte il devrait être stipulé que l’équipe entière souhaite changer de cible et de public parce qu’ils les aiment pas ou ont changé de vocations, est que certaines zones du décor sont entièrement copiées / collées. C’est malheureux, surtout de s’en apercevoir car je ne suis pas à l’affût de ce genre de détails, mais ça arrive plusieurs fois et de manière assez grossière. De plus le jeu n’est pas assez vaste, à notre grand désarroi, pour que ce genre de « détails » puissent passer inaperçus. Je me vois obligé d’avouer que c’est bien la première fois dans ma vie de gamer que j’ai la sensation d’être pris pour un débile (c’est peut-être déjà arrivé mais je l’avais pas vu alors…). Au détour d’un couloir vous croisez une brochette de monstres, puis une porte, puis un autre couloir suivi d’un petit escalier et là une salle avec un feu et vous vous rendez compte, petit à petit, que vous développez des dons de voyance et commencez à anticiper la suite de ce jeu. Incroyable ! Je vais être riche, me suis-je dit ! Et non… J’ai juste déjà vu tout ça il y a une heure au fin fond d’une grotte dans la montagne de perlimpinpin et là je ne suis, que, coincé au fin fond de la charmante caverne au bord de la plage trucmuche (juste l’autre bout du jeu…). Ah oui, on déchante !
 
 
Maintenant, j’aborde la partie combat. Si vous pouvez toujours contrôler l’ensemble de l’équipe, d’un simple clic sur leurs visages, et mettre le jeu en pause pour réfléchir à la meilleure stratégie pour sortir indemne de ce combat titanesque, cela n’a en revanche plus aucun intérêt. On vous demande maintenant, juste, de vous battre comme un bourrin et vos alliés sont, jusqu’à preuve du contraire, plus habiles sans votre aide mais en même temps leurs initiatives, qui restent tout de même peu utiles, sont bien rares. Le gameplay est ultra simple et conviendra à un public qui fait ses premiers pas dans le genre mais lassera très vite les joueurs plus rôdés car il offre de manière très limitée une personnalisation quelconque. Pour résumer : « on joue à celui qui clique partout le plus vite possible ? Ouais ! Je suis trop fin stratège, moi, à ce jeu ! »
 
 
Et cela me permet de rebondir avec aisance et habilité sur le deuxième aspect personnalisable limité du titre : l’arbre de compétences. On touche à quelque chose de sacré pour les RPGistes. C’est comme un chemin de croix, c’est une chimère de le voir un jour rempli, de connaître ce que l’on a dû sacrifier pour débloquer plus vite ou mieux telles autres aptitudes et enfin maîtriser son personnage parfaitement parce qu’il est devenu fort et robuste comme vnous l'avions souhaité après avoir travaillé longtemps pour en arriver là ! Pfiou… Ici pas du tout… La moitié des compétences sont passives et ne changeront que l’amplitude ou la puissance d’attaque que vous possédez déjà. L’ensemble est tellement court à déverrouiller et accessible que cela en devient trop simple. Le plus agaçant est, pour avoir essayé, que de prendre n’importe quelle compétence dans n’importe quel ordre, parce qu’elles n’ont pas grand chose à apporter, ne change rien à votre gameplay. Voici un jeu de rôle tellement casual et qui veut tant draguer un large public sans rien renouveler mais en simplifiant à l’extrême tout ce qui existe, qu’il n’est à la fin plus un jeu de rôle.
 

Article rédigé par Ickar , le

On sait que l’industrie du jeu vidéo ne fait pas son travail que pour nous divertir et nous faire plaisir, que ce qui compte c’est le profit et nous acceptons ce marché mais il faut encore que les jeux restent à la hauteur de nos attentes, un minimum. En vue de ce qui est proposé aujourd’hui sur le marché, ce titre n’a rien à faire dans votre collection et n’apporte que déceptions et regrets si vous êtes un joueur confirmé. En revanche, pour les débutants pas trop exigeants, voilà un moyen distrayant de se faire la patte (et rajoutez alors 2/3 points en intérêt) !

Points positifs

  • Design des personnages soigné et doublage pas ridicule
  • Première heure et demi de jeu divertissante
  • Facile
  • Tout ce que semble promettre le jeu pendant cette première heure et demi…

Points négatifs

  • mais qu’il ne tiendra jamais…
  • Reste du jeu pas très joli et répétitions grossières de certaines parties du décor !
  • Ensemble frustrant car aucune Liberté
  • Facile

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