Test : Red Dead Redemption : Undead Nightmare

Red Dead Redemption : Undead Nightmare - PS3

Genre : Action (DLC)

Pour changer un peu des DLC nous proposant uniquement quelques nouvelles features pour le mode multijoueur ou la campagne solo, Rockstar nous livre avec Undead Nightmare une véritable campagne solo. Et comme à leur habitude dans ces cas là, le studio ne se contente pas de nous livrer une simple redite de l'aventure principale.
Mais attention, à ceux qui n'ont pas encore fini Red Dead Redemption, je leur dis ceci : ça va spoiler chérie.

 
 
Comme indiqué dans le titre de cette extension, c'est à des morts-vivants que l'on va se frotter cette fois-ci. Et qui de mieux qu'un mort pour affronter d'autres morts ? On a donc droit, pour notre plus grand plaisir, à la résurrection de John Marston. Enfin pas vraiment puisque le scénario de ce DLC prend place avant la fin du jeu original pendant qu'il coule des jours heureux avec sa famille enfin retrouvée et avant qu'il ne se fasse lâchement assassiner.
Tout débute lors d'une nuit d'orage, Marston rentre chez lui après une longue journée de labeur pour retrouver femme et enfant. Tout se passe bien jusqu'à ce que l'oncle rentre à son tour. Infecté, il s'empresse de transmettre le mal à Abigail, qui contaminera Jack à son tour. Et voilà John Marston parti dans une nouvelle croisade pour sauver sa famille et, accessoirement, le monde.
 

Une ambiance zombiesque

Si Undead Nightmare abandonne le réalisme de Red Dead Redemption, il en profite pour adopter un registre moins sérieux, plus second degré. Et cela se ressent dès le départ, la grosse voix off faisant office de narratrice lors de la séquence d'introduction, tout comme la musique et la police sanguinolente utilisée pour les titres nous mettent d'emblée dans l'ambiance, on est dans de la série B décomplexée, du genre de celles qui inspirent Tarantino. A tel point que l'on se croirait dans un de ses films lors de certaines séquences.
Les musiques y participent également, la plupart de la bande originale ayant été réécrite pour l'occasion. Cette nouvelle B.O. pourrait très bien être celle d'un des premiers films de Georges Romero ou de Tarantino. Elle est tout simplement parfaite.
Visuellement, on note deux changements majeurs. Tout d'abord, les développeurs ont appliqué au jeu un filtre donnant à l'ensemble une dominante colorée verdâtre. Vous pouvez également oublier les chevauchées au soleil, le ciel étant constamment couvert de nuages. Au mieux vous aurez droit à un ciel blanc laiteux, pas franchement gai. A eux seuls, ces deux éléments suffisent à donner au monde de Red Dead Redemption : Undead Nightmare un petit côté malsain légèrement inquiétant. Malgré le ton second degré du jeu, on n'est pas tranquille, toujours à l'affût d'une attaque de zombis.
On regrettera seulement une trop grande prolifération de bugs, à l'image de ce que l'on a pu voir dans le jeu original.
 

Une campagne en demi teinte

Pour ce qui du déroulement de l'aventure, la plupart des missions prennent la forme de services aux étrangers du jeu principal. A ceci près qu'ils nous donneront l'occasion d'aider des têtes connues qu'on a plaisir à retrouver comme Bonnie McFarlane, le charlatan West Dickens et Seth le timbré. Les personnes à aider se trouvent dans des villes attaquées par des hordes de zombis, il faudra donc dans un premier temps filer un coup de main aux habitants pour les repousser. Ce n'est qu'une fois tous les morts-vivants massacrés et la zone sécurisée que l'on pourra entamer la mission. Il y a en tout une quinzaine de zones, qu'il s'agisse de villes, ranchs, fermes ou camps, à libérer.
Les missions sont le point faible de cette extension. Répétitives, elles se limitent la plupart du temps soit à nettoyer un cimetière, soit à rechercher quelqu'un que l'on retrouvera invariablement changé en zombi. De plus, il y en a une en particulier qui s'avère poussive, nous obligeant à dégommer de la goule à la chaine pendant une durée bien trop importante. Mais, hormis dans ce cas-là, le plaisir est présent et on a droit à quelques moments épiques. Alors on ne va tout de même pas bouder notre plaisir.
 

Un challenge revu à la hausse

Vous aurez aussi quatre nouveaux défis : le tireur de l'apocalypse, le chasseur de l'apocalypse, le chasseur de trésor de l'apocalypse et le dresseur de l'apocalypse. Si les trois premiers sont des redites du jeu original, avec une difficulté rehaussée quand même, le dernier vous demandera de trouver les quatre chevaux de l'apocalypse et de les dresser. Ces derniers sont intéressants, d'une part parce que c'est trop la classe de les monter, et d'autre part parce qu'ils ont des capacités spéciales. Les plus sympathiques étant celles de Guerre, qui enflamme les zombis avec qui il entre en contact et de Mort qui, lui, tue ces mêmes zombis. Très pratique pour rapidement dégrossir le boulot quand on doit sauver une ville tout en économisant ses munitions.
Car elles sont rares, à tel point qu'on peut très vite se retrouver à devoir nettoyer une ville ou un cimetière avec une torche comme seule arme si on ne fait pas attention. L'obligation de viser la tête pour se débarrasser non seulement des morts-vivants, mais également de toute la faune du jeu elle aussi zombifiée rend indispensable l'utilisation du sang froid là où ce n'était que très facultatif dans Red Dead Redemption.
 

Article rédigé par pattoune , le

Undead Nightmare n'est pas parfait, loin de là. Ses missions répétitives voire poussives et ses bugs toujours aussi nombreux ternissent un tableau qui aurai pu être grandiose. Mais l'ambiance décalée, la durée de vie, une dizaine d'heures tout de même, et son prix en font tout de même une bien belle œuvre à côté de laquelle il serait fort dommage de passer.

Points positifs

  • L'ambiance
  • La nouvelle B.O.
  • La durée de vie
  • Le plaisir de retrouver John Marston

Points négatifs

  • Missions répétitives voire poussives
  • Toujours autant de bugs
  • On en voudrait davantage

A propos de l'auteur

pattoune

pattoune

33 ans | Ours savant

Davantage ours que savant, ce con n'a pas compris que l'hibernation c'est en hiver. Résultat, il reste cloitré dans sa grotte à longueur d'année. Ce qui arrange bien du monde. Mais ce n'est pas un mauvais bougre. Il est même plutôt drôle à l'occasion. C'est souvent à ses dépens mais chut, il faut pas le dire. Ayant été récemment rattrapé par l'eau courante et l'électricité, il est désormais en mesure, après avoir difficilement assimilé les bases de l'hygiène corporelle, de nous livrer tests, news et autres contenus enchanteurs. Il nous reste plus qu'a espérer qu'il ne lui vienne pas l'idée de faire prendre un bain à son PC... Trop tard.

Contacter

Commentaires