Test : El Shaddai : Ascension of the Metatron

El Shaddai : Ascension of the Metatron - PS3

Genre : Aventure colorée

Date de sortie : 08 septembre 2011

Genre
Aventure colorée
Date de sortie
08 septembre 2011 - France
Développé par
Ignition Entertainment
Edité par
Konami
Disponible sur
PS3, Xbox 360
Site officiel
Site officiel

Après un Child of Eden sous LSD, un autre jeu sous forme de trip hallucinant nous arrive du pays du Soleil Levant. El Shaddaï – Ascension of the Metatron (déjà tout un programme) est un jeu vidéo qui, de par son visuel, ne va pas laisser indifférent. Mais, a-t-il réussi, comme le jeu de Tetsuya Mizuguchi, à allier beauté plastique et plaisir vidéo-ludique ?

 
 
El Shaddai– Ascension of the Metatron part d’un scénario simple. Enoch était un scribe du paradis qui travaillait tranquillou dans une bibliothèque céleste. Mais les 7 anges déchus ont décidé de se faire remarquer en dessous en faisant des misères aux braves humains. Afin d’éviter une solution radicale (disons, un bon vieux déluge des familles), on envoie en toute logique ce brave Enoch bouter de l’ange renégat hors de la Terre. Comme Enoch manie mieux le crayon que la baston, il aura un peu de mal au début. Le premier combat contre un ange se soldera par un échec. Mais cela na va pas arrêter notre brave combattant.

Les Japonais qui s’attaquent à une histoire biblique, cela devait faire quelques étincelles. Cela va, en fin de compte, jusqu’au feu d’artifice visuel. Sawaki Takeyasu, le grand manitou d’El Shaddaï a vraiment décidé d’en mettre plein les mirettes et de livrer une véritable œuvre d’art. En traversant les 11 chapitres du jeu, le joueur aura l’occasion de traverser plusieurs environnements et mondes variés qui sont tous littéralement impressionnants. Cela va d’univers relativement classiques, comme une ville de science-fiction, rappelant Akira, Blade Runner ou bien Matrix, ou un monde aquatico-glacé à une vision des enfers loin des flammes classiques. Comme la plupart des décors du jeu, il est difficilement descriptible. Un mélange de couleurs mouvantes pourrait correspondre mais ne suffirait pas. Toujours est-il que c’est un régal pour les yeux. Le jeu est à l’avenant : un festival de couleurs, de matières et de créatures que l’on a jamais vu ailleurs.
 

Epique et collegram

La caméra appuie d’ailleurs l’émerveillement du joueur. Vous n’aurez aucun pouvoir sur elle. Elle virevolte afin de vous donner l’angle le plus impressionnant pour admirer le décor. Un système qui se mêle plutôt bien au jeu mais qui dérange un peu lors de certaines phases de plate-forme. Toujours est-il que tout est là pour vous soyez en mode " Ooooh, c’est beau ". L’alternance 3D et 2D participe également bien à la particularité et la beauté du jeu. Le tout enrobé d’épique comme on l’aime avec une musique splendide et enivrante vous poussant définitivement à bastonner ces saloperies d’anges et leurs larbins. Bref, une réalisation aux petits oignions. On regrettera, en revanche, un scénario un peu trop simple où il faut grimper les 7 étages d’une tour, chaque étage correspondant à un ange. Les quelques écarts à ce plan sont très rares. Malgré tout, le scénario réussi la prouesse d’être un peu confus à quelques moments. Cela entachant l’idée de graphismes jamais vus au service d’un message et d’une histoire forte.
 

Enoch reviens, Enoch reviens parmi les tiens

S’il n’y avait que le scénario qui serait décevant, cela irait. Mais le gameplay est a l’opposé du visuel : ultra classique. On sera tolérant sur les phases de plates-formes qui n’inventent rien. Elles restent, cependant, bien fichues (surtout les passages en 2D) même si elles ne vous imposeront pas beaucoup de difficulté. Il faut dire que c’est pendant ces phases que l’on peut admirer le visuel hypnotisant du jeu. On sera moins tolérant avec les phases de combat ultra-basiques et redondantes. Vous ne disposez que d’un bouton pour assener des coups. Les variantes sont rares : un coup plus puissant et des coups en l’air. Il faudra ajouter un super-boost qui a de la gueule et qui ajoute un côté jouissif bienvenu dans système de combat presque ennuyeux. Enoch aura par ailleurs 3 armes a disposition (l’Arch, le Gale et le Veil). Hormis le Gale, qui est une arme que l’on peut utiliser à distance, cela n’apporte pas vraiment de changement de gameplay. Si ce n’est que telle arme est plus efficace qu’une autre sur tel ennemi. Une sorte d’anneau qui apparaît pendant les combats vous aidera à le savoir. Sachez enfin que vous pourrez, le moment opportun venu, chiper l’arme de vos adversaires. Des adversaires qui ont l’idée de ne pas être trop nombreux (rarement plus de deux ou trois) et dont l’IA est un peu apathique. Les phases de combats deviennent, donc, assez vite une plaie. Cela est multiplié par dix lors des affrontements contre les boss. On martèle le bouton d’attaque, quelques fois en l’alliant avec le saut, attendant que l’attaque super-boost se mette en marche.

Lors de son périple, le joueur ne pourra quasiment pas s’écarter du chemin du seigneur. Amen. Tout juste faut-il trouver des freemens, alliés d’Enoch, qui vous livreront des notes sur l’histoire. Pas vraiment motivant. Vous parcourrez donc un jeu couloir. De très beaux couloirs, mais des couloirs néanmoins. Le jeu se finit d’ailleurs en une petite dizaine d’heure. Partagé entre l’admiration pour le visuel et le gameplay classique, on ne saurait dire si c’est trop long ou trop court. En payant le jeu 50 euros, on sait la réponse. Une sortie online paraissait plus appropriée. Même si en finissant le jeu une fois, vous débloquez les modes dur et extra, vous n’aurez peut-être pas envie de vous refaire le jeu dans l’immédiat. On regrettera, enfin, une localisation française (sous-titres et menus) un peu hasardeuse avec des traductions qui laissent quelques fois à désirer.
 

Article rédigé par Neo , le

Au final, on ne sait que penser du jeu. Il est magnifique visuellement et c'est un vrai plaisir de traverser les niveaux. Le problème c'est que tout l'aspect vidéo-ludique (gameplay et durée de vie) n'est pas à la hauteur. Entre des phases de plate-formes classiques, mais néanmoins plaisantes pour les yeux, et des combats vraiment ennuyants, le jeu ne tient pas les promesses de ses graphismes.

Points positifs

  • Graphismes éblouissants
  • Musique épique à propos
  • 10 heures de jeu
  • Des phases de plates-formes sympa...

Points négatifs

  • ... mais pas folichonnes non plus
  • 10 heures de jeu
  • Des combats qui deviennent vite ennuyeux
  • Un scénario linéaire (qui arrive a être un peu confus)
  • Localisation française un peu douteuse

A propos de l'auteur

Neo

Neo

29 ans | L'élu des gamers

Après avoir détruit la matrice, Neo s'est dit « Pourquoi pas bosser sur GameHope ? ». Un nouveau défi pour l'élu. Après sa victoire incontestable, le monde réel lui paraissait fade et il est retourné dans le virtuel. Il est d'ailleurs en permanence branché à une PS3 en intraveineuse. Egalement passionné de cinéma, on le reconnait à ses yeux injectés de sang à force de passer des heures devant les écrans. Il a malgré tout réussi à apprendre à écrire et, afin de devenir le prochain Victor Hugo, expose sa prose sur GameHope.

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