Test : Yakuza : Dead Souls

Yakuza : Dead Souls - PS3

Genre : Action / Survival Horror

Date de sortie : 13 mars 2012

Genre
Action / Survival Horror
Date de sortie
13 mars 2012 - France
Mars 2012 - USA
09 juin 2012 - Japon
Edité par
Sega
Disponible sur
PS3
Parfois appelé
Yakuza of the End, Yakuza 5, Yakusa OF THE END
Modes de distribution
Boutique
PEGI
 Interdit aux moins de 18 ans
 Grossièreté de langage
 Jeu de hasard
 Violence

Kamurochô. Ses machines à sous, ses jolies hôtesses, ses rues animées, ses yakuzas, ses zombies, ses pu... HEIN ?! SES ZOMBIES ?! Bah ouais, on est comme ça chez SEGA. Du jour au lendemain, une série "réaliste" peut se trouver plongée dans le chaos façon House of the Dead ou Resident Evil.

 
 
Yakuza : Dead Souls est bien le 5e épisode de la série, mais n'est pas Yakuza 5, sachez le, et SEGA a bien insisté sur ce point. Cet épisode est un hors-série, une sorte de spin-off à l'histoire principale de la licence. Et il semblerait que les développeurs se soient dit "tiens, on se lâche". Donc l'univers de Yakuza comme vous l'avez connu ne change pas, si ce n'est que le quartier que vous avez l'habitude d'arpenter est un petit peu plus en ruine et que ses habitants, encore victimes de terrorisme biochimique, sont quelque peu zombifiés. Comme dans le dernier épisode, il vous est proposé d'incarner 4 personnages différents se partageant les différents chapitres du scénario. On retrouve l'inénarrable Kazuma Kiryû, héros principal des différents opus, chef mafieux repenti en retraite dans un orphelinat d'Okinawa qui décidément n'aura jamais, mais alors jamais la paix.Vous connaissez déjà depuis le quatrième opus Shun Akiyama, le bon samaritain de Kamurochô n'hésitant pas à faire parler poings et poudre pour aider son prochain. Et puis, assez rigolo, vous retrouverez deux personnages qui jusqu'ici s'étaient cantonnés à des rôles de personnages non jouables, à savoir Goro Majima et Goda Ryuji. Si le premier apparaissait encore dans le dernier épisode et avait été laissé en à peu près bon état dans l'histoire, le second, Goda, était un petit peu décédé pendant le second opus de Yakuza. Mais dans un scénario aussi décomplexé que celui de Dead Souls, pas besoin de prendre des pincettes. Ce dernier s'est d'ailleurs fait greffer une mitraillette dans le bras depuis. Normal.
 

Yakuzas of the Dead

Yakuza : Dead Souls reprend la recette déjà utilisée dans le dernier épisode dans les grandes lignes. Et pour répondre à la question que les gens se posent, non, cet épisode ne déroge pas à la règle et n'a pas été traduit en français. Vous suivrez donc, comme pour chaque Yakuza, l'aventure dans la langue de Shakespeare. Graphiquement, on est exactement dans la même veine que le précédent épisode, puisque le moteur reste inchangé et rien n'a bougé, excepté peut-être les décors devenus vetustes pour cause d'attaque de mecs qui ne veulent pas crever. Pour un épisode de Yakuza réussi, il faut une bête d'histoire, des cinématiques bien léchées, des personnages dont les tactiques de combat évoluent à mesure que vous progressez, et des tas de choses à faire pour s'occuper en parallèle de la quête principale, jouer au golf, draguer les hôtesses ou encore remplir des missions annexes. Si dans le chaos qu'est Kamurochô, les développeurs ont tout de même trouvé le moyen d'inclure les mini-jeux et autres quêtes annexes, il faut reconnaître que l'histoire principale, bien que rigolote et décomplexée, est nettement moins prenante que dans les autres épisodes. Pourtant, les cinématiques sont toujours aussi réussies, nombreuses (trop ?), et les doublages japonais très qualitatifs comme à leur habitude. Mais dans le bordel infini qui règne, on regrette forcément que le scénario ne s'attarde pas un peu plus sur chacun des protagonistes, pourtant tous vraiment rigolos, les rendant au final moins attachants que dans le dernier épisode. En revanche, le fan service est assuré puisque très très nombreuses seront (je parle comme Yoda si je veux) les allusions aux différents opus de la série, tant et si bien que le béotien risque parfois de se perdre dans cet amas de private jokes alors que les habitués apprécieront probablement toutes ces références.
 

House of the Yakuzas

Mais là où Yakuza : Dead Souls pêche réellement, c'est plutôt au niveau de son gameplay. Le moteur un peu vieillot tient plutôt bien la route au corps à corps mais cet épisode ne propose quasiment que du gunfight. Or cette jouabilité est assez agaçante puisque beaucoup trop rigide. Il y a deux modes de visée. Le premier est vraiment trop assisté puisqu'il vise automatiquement un peu n'importe où les ennemis se trouvant devant soit mais offre la possibilité de bouger en maintenant son arme braquée. Le second, plus précis, nous fait rester immobile, un petit peu comme dans un ancien Resident Evil. Un viseur apparait mais curieusement, celui-ci se dirige avec le stick droit, ce qui est un choix pour le moins curieux. Aucune des deux visées ne convainc réellement, et c'est bien dommage puisque c'est ce que vous serez amené à faire à peu près tout le temps. D'autant que les différents types d'armes disponibles pour chaque personnages sont relativement jouissives, surtout couplées à toutes les compétences à acquérir. A tout cela, il faut ajouter une caméra vraiment capricieuse qui a tendance à parfois se disposer un peu n'importe où. Une jauge de snipe permet aussi d'utiliser, avec QTE, des éléments du décors pour faire de l'élimination de masse. Il est aussi possible de faire des attaques combinées à deux lorsque vous avez un allié temporaire, par exemple s'il lance des grenades et que vous les explosez en plein vol sur les ennemis. Les combats contre les boss sont un peu plus intéressants mais faciles, et les ennemis sont pour la plupart franchement stupides. D'accord, les zombies n'ont jamais vraiment brillé par leur intelligence, mais de là à en faire des personnages qui s'arrêtent pour rien en milieu de course ou qui ne réagissent parfois même pas quand ils se font allumer, il y a un fossé. Les ennemis spéciaux ne sont pas spécialement mieux lottis et reprennent des types déjà cottoyés la plupart du temps dans les autres jeux du genre. La hurleuse qui rameute ses potes, le gros balourd très très stupide très très fort, l'ancien skateur break-dancer agile comme un singe et malin comme un bulot... Au final, même si Yakuza : Dead Souls propose encore des personnages sympathiques, et plutôt pas mal de contenu, l'histoire est relativement courte et finalement assez peu poussée, en tous cas beaucoup moins que ce à quoi nous a habitué la série.
 

Article rédigé par JoKeR , le

Yakuza : Dead Souls est un épisode un peu à part dans la série. Plus court, on retrouve des personnages hauts en couleur, des mini-jeux, et puis ses jolies cinématiques. Le souci est que le gameplay n'est vraiment pas au point, ce qui rend les choses très redondantes. Et la série, qui nous avait toujours habitué à des fins de jeux épiques, déçoit même sur ce point là. Pourtant, les fans pourront prendre du plaisir à arpenter leur quartier défoncé et reconnaître toutes les références aux anciens épisodes dont le jeu est parsemé, alors why not ?

Points positifs

  • Persos attachants
  • Narration et cinématiques jolies
  • Doublages réussis
  • Vraiment décalé
  • Ca reste un Yakuza, avec tout son charme

Points négatifs

  • Moteur vieillissant
  • Ennemis pas très originaux
  • IA à la ramasse
  • Histoire courte et moins aboutie
  • Gameplay TPS mal pensé
  • Caméra capricieuse en combat
  • Toujours pas traduit

A propos de l'auteur

JoKeR

JoKeR

35 ans | Rédac' Chef / Touriste.

Passez votre chemin, ce mec est un con. Avis de merde, méconnaissance générale du sujet et pleins pouvoirs sur le site, ce mec est un imposteur. Regardez, je me suis emparé de son compte pour écrire sa bio et à mon avis il ne s'en apercevra jamais ce naze.

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