Test : Dynasty Warriors 7

Dynasty Warriors 7 - PS3

Genre : Baston

Date de sortie : 25 mars 2011

Dynasty Warriors, c'est un peu Sans Aucun Doute au temps de la Chine Impériale : des querelles de voisinage mais sans Julien Courbet pour faire le médiateur. Et quand des gros Chinois barbus avec des arbalètes, des épées ou bien des lances se disputent et bien ça se finit pas au tribunal mais en grosse bataille bien sanglante. C'est Dynasty Warriors, quoi. Et la saga revient pour un septième épisode bien bourrin. De quoi envoyer des attaques Muscu à tout va dans la joie et la bonne humeur !

 
 
Dynasty Warriors est presque devenu une saga aussi antique que l'époque qu'elle décrit. L'histoire a commencé en 1997 sur Playstation. Autant dire des temps immémoriaux en terme de console. De quoi faire le rapprochement avec l'histoire des 3 royaumes de Chine que relate la série. Les royaumes de Wu, Shu et Wei se disputent la Chine pour faire simple (et il faut, l'histoire est secondaire dans ce type de jeu). Et cela part presque à chaque fois de querelles de voisinages. Les protagonistes n'ont donc qu'un seul choix : se foutre sur la gueule à coup d'épées, de nunchaku ou de flèches. Bref, un bon vieux beat'em all des familles.

Et donc, ça bourine dans ce septième opus. Un max. Tout le temps. Sauf durant les cinématiques explicatives de l'histoire des 3 royaumes qu'on a du mal à suivre entre deux batailles bien bordéliques. Car Liu Bei qui en veut à Cao Cao et qui va chercher l'aide de Zhuge Liang alors que Sun Jian veut aussi mettre son grain de sel dedans, c'est assez complexe avec la tête pleine de belles bastons. Dynasty Warriors 7 assure en effet à ce niveau-là (et c'est bien ce que demandent les aficionados). Les bastons sont dantesques. On envoie des combos dans tous les sens. Leur réalisation est plutôt facile même pour les allergiques à Street Fighter et compagnie. Un tutoriel plutôt bien fichu est d'ailleurs là pour vous apprendre les bases et les combos plus élaborés.
 

My time is now... oui mais pas celui de nos adversaires

Ajoutez à cela un contenu plus qu'immense qui rassure en cette sombre époque de jeux qui se finissent en huit heures. Vous allez en avoir pour des jours, des mois que dis-je des années. Dites adieu à toute vie sociale si vous êtes passionné de Chinois se bastonnant à n'en plus finir. D'un côté nous avons le mode histoire, ou plutôt les modes histoire. Quatre pour être précis : Wu, Shu, Wei et Jin. Comptez entre dix et quinze heures pour finir chaque mode, sans compter les différents modes de difficulté au nombre de cinq. Pour les Dynasty Warriors confirmés, on conseillera au minimum le mode difficile et même le mode chaos pour les aventuriers. Pour les débutants, le mode normal proposera une bonne entrée en matière avec un challenge assez ardu. S'aventurer en mode difficile pour ces derniers se ferait au risque de leur santé mentale.

Mais ce n'est pas tout. Une fois que vous avez fini les modes histoires et si vous n'avez pas fait une overdose de Chinois guerriers brandissant des épées, vous pourrez vous aventurer dans le mode conquête où vous devez conquérir la Chine entière (un peu de mégalomanie ne fait pas de mal). Et, encore une fois, la mission vous prendra du temps. Ajoutez aux batailles diverses et variées des deux modes, une variété d'armes à faire pâlir un Américain et une soixantaine de personnages (à débloquer pour le mode conquête). La bonne idée du mode histoire est de passer d'un personnage à l'autre pour éviter (plus ou moins) une certaine routine, chaque perso proposant des combos différents pour chaque arme. Vous avez les moyens de faire voler les corps de manières bien originales. Mais notre préférence va au mode conquête. On peut choisir le guerrier adapté à telle ou telle bataille, essayer de se faire de bons alliés ou bien, comme pour le mode histoire, acheter ou customiser ses armes avec des sceaux. Il y a également des batailles légendaires qui ne peuvent être disputées que par un seul personnage. Et si vous avez envie de faire chauffer votre cerveau vous pouvez aller voir l'érudit pour répondre à ses questions sur les 3 royaumes. Il faudra avoir suivi les cinématiques du mode histoire (impossible) pour y répondre ou bien lire l'encyclopédie disponible dans le jeu (bon courage).
 

Dynasty crevette ou comment envoyer une flèche par minute

Mais derrière cette profusion se cachent des défauts plutôt repoussants. Surtout si juste batailler sans arrêt vous donne envie de vous pendre en écoutant du Mireille Matthieu. Car le jeu est ultra répétitif malgré tout : des officiers à tuer au milieu de soldats quelconques et un officier supérieur à massacrer en fin de niveau en général ; tout en évitant que son officier supérieur meurt sous les coups adverses. Et là se pose un autre problème : une IA complètement à la ramasse. Quand il s'agit d'un allié, il se jette bêtement au combat. Et si c'est votre officier supérieur, c'est une manière bien relou de perdre. Il vous faut donc faire le babysitter de Chinois, ce qui n'est pas simple ; surtout pour le retrouver sur le champ de bataille. Du côté de l'IA adverse, à part les officiers qui représentent un défi (quelquefois), les soldats normaux ont l'intelligence d'une crevette. Et une crevette sur le champ de bataille, ça envoie une flèche toutes les dix minutes. Elle fait de la figuration.

Autre gros défaut, le système de sauvegarde. On ne s’arrêtera pas sur le fait que ce soit une sauvegarde manuelle qui, quand on est habitué à la sauvegarde automatique, est vicelarde. En plein dans l'affrontement, vous oubliez de sauvegarder et perdez en combattant le boss. Vous devez alors recommencer depuis le début de la bataille. Pas de checkpoint pour vous remettre en selle, il faut penser à sauvegarder en jeu. Mais le vrai problème c'est qu'avec une telle profusion de contenus, on ne puisse faire qu'une seule sauvegarde à la fois. Donc si vous avez commencé un des modes histoires et que vous voulez vous mettre au mode conquête, vous aurez plus de chance de voir l'extraterrestre de Roswell débarquer dans votre jardin. C'est tout simplement impossible.
 

C'est beau un bateau carré la nuit

Enfin, le jeu est antique mais également dans ses graphismes. Même si le design des persos s'en tire plutôt bien. Le problème, c'est surtout le level design. Les décors sont tout d'abord plutôt vides. Avec pour exemple ce niveau sur des bateaux (carrés!!!!!) et vides. Rien. Pas un mât ni même une petite voile. Le vide intersidéral. Bon, le Chinois qui se bastonne prend de la place c'est indéniable mais quand même. Et à part ça, les niveaux sont tous simplement moches. Outre les bateaux carrés, les couleurs sont moches et les textures sont approximatives. On est loin de la puissance d'une machine next gen. On se croirait presque sur Playstation 2. En fin de compte, on se retrouve avec un jeu moyen pour le gamer moyen et plutôt bon pour l'amateur de beat'em all.
 

Article rédigé par Neo , le

Un bon jeu de baston qui propose un contenu pléthorique entre ses quatre modes histoires et son mode conquête. Mais le soft est plombé par une réalisation plus qu'archaïque : design moches, répétitivité, système de sauvegarde à la ramasse... On a l'impression d'avoir un jeu sorti d'un autre âge. Les pros du beat'em all seront aux anges et y joueront des heures durant. Les autres s’ennuieront assez vite et passeront à autre chose.

Points positifs

  • 4 modes histoires
  • Un mode conquête long
  • Une soixantaine de persos
  • Un choix d'armes suffisant

Points négatifs

  • Très répétitif
  • Des designs moches
  • Un système de sauvegarde à revoir
  • Une IA à la ramasse

A propos de l'auteur

Neo

Neo

29 ans | L'élu des gamers

Après avoir détruit la matrice, Neo s'est dit « Pourquoi pas bosser sur GameHope ? ». Un nouveau défi pour l'élu. Après sa victoire incontestable, le monde réel lui paraissait fade et il est retourné dans le virtuel. Il est d'ailleurs en permanence branché à une PS3 en intraveineuse. Egalement passionné de cinéma, on le reconnait à ses yeux injectés de sang à force de passer des heures devant les écrans. Il a malgré tout réussi à apprendre à écrire et, afin de devenir le prochain Victor Hugo, expose sa prose sur GameHope.

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