Test : Modern Combat Domination

Modern Combat Domination - PS3

Genre : FPS multi

Date de sortie : 22 décembre 2010

Genre
FPS multi
Date de sortie
22 décembre 2010 - France
Développé par
Gameloft
Edité par
Gameloft
Disponible sur
PS3
Modes de distribution
PlayStation Network
PEGI
 Jeu en ligne
 Violence

Si aujourd’hui certaines licences ont fait succès, c’est bien grâce à leur multijoueur, Call of Duty en tête. Fort d’un gameplay simple et accessible et de vastes possibilités d’évolutions, lui et d’autres FPS comme Battlefield BC ont su séduire un public toujours plus grand. Ainsi arrive Modern Combat Domination, un jeu sorti de nulle part (enfin si, de chez Gameloft, des développeurs de jeux mobile), une exclusivité PS3 uniquement disponible au téléchargement pour la modique somme de 8€, et qui va tenter de se faire un nom dans la lignée du jeu online… Dur pour lui.

 
 
Je vous explique : après 700 mb de téléchargés et une bonne installation, on est pressé de pouvoir tâter le jeu. Alors, on le lance et on arrive sur un menu ; un menu où est affiché pendant 20 secondes le mot « chargement ». Bon, okay. Maintenant que c’est écrit « appuie sur la touche Start », je vais pouvoir jouer. Non pas encore, car maintenant, l’on doit encore attendre devant un superbe « merci de patienter ». Mrrphf, ça y est je suis sur le vrai menu. Comment ça, Modern Combat Domination (PS Network) ne se joue principalement qu’en ligne ? Mais cela veut dire que je vais devoir AUSSI attendre pour trouver une partie et le chargement de la map ? Monde cruel !
 

Quand les pétoires sont rouillées…

Mais bon, heureuuuusement, les serveurs accueillent pour le moment pas mal de monde, ce qui ne complique pas trop l’histoire des temps d’attente. Pour résumer, MCD reprend les grandes lignes des ténors du genre en essayant d’ajouter des trucs sympas. J’ai bien dit « en essayant », parce que sympa, ça ne l’est pas vraiment. Ainsi, le gameplay est parfaitement identique à celui d’un CoD. Certes, il n’innove absolument pas, mais au moins, tout le monde s’y retrouvera. Seulement voilà, les déplacements se veulent patauds et lents, ce qui ralentit considérablement une action qui aurait pu être classique. De plus, les graphismes sont tout ce qu’il y a d'habituel, pour ne pas dire « pas très chouettes du tout ». Des énormes baisses de framerate s’invitent régulièrement à l’écran ainsi que des bugs récurrents lors des frags. Un exemple ? Vous tirez sur un mec, à côté de lui. Il s’en est aperçu, alors il vous flingue et vous tue. Et lorsque que vous mourrez, vous vous rendez compte que lui aussi est achevé, car les trajectoires de vos balles tirées précédemment ont mal été analysées et ont finalement atteint leur cible. Le tout avec quelques secondes de retard…
 

… reste plus qu’à les jeter.

La bande-son, quant à elle, se veut répétitive à souhait, du moins quand on l’entend. Cependant, les bruits des coups de feu et reculs des armes sont assez sympathiques à voir et à entendre. C’est tout, car sinon, même les grenades font pitié tant elles ressemblent à une flatulence de mouche. Côté mode de jeu, on retrouvera donc ce que l’on a pu apercevoir dans les autres grands jeux, à savoir des deathmatchs ou des « dominations », où l’on devra atteindre le score cible le plus vite possible, le tout dans des équipes de huit contre huit. Pas de quoi déposer un brevet…
Comme ailleurs, on se voit attribué à chaque fin de partie des points d’expérience en fonction de nos résultats ; des points qui nous feront monter en level et qui nous débloqueront de nouvelles armes. Il y a de nombreux flingues : Desert Eagle, AK-47, Sniper… Encore une fois, du classique, mais il y a de quoi sodomiser son adversaire à grand coup de bastos. En revanche, nous avons droit à un système merdique de choix d’armes : à chaque respawn, il faut sélectionner son pack (armes et protections) où vous avez un stock d’argent qui augmente pendant la partie selon les points gagnés. On devra alors choisir ses armes en fonction de ses moyens, et ce à chaque réapparition. Autant dire que c’est galère et que ça ne sert vraiment pas à grand-chose.
 
 
Heureusement, tout n’est pas à jeter dans Modern Combat Domination (PS Network). Par exemple, il y a une fonction Playstation Move, qui permet de jouer avec le fameux détecteur de mouvements. La manette dans la main gauche (pour le joystick, la visée, etc.) et l’accessoire dans la main droite (pour viser, tirer, recharger, etc.), il est assez jouissif de se déplacer à travers ces quelques maps maladroitement inspirées de Call of Duty : Modern Warfare 2. Certes, cette jouabilité demandera un certain temps d’adaptation, mais il est inutile de nier que les sensations sont agréables. Mais Ô malheureux jeu, le hit Killzone 3 vient de débarquer avec cette même option, en mieux. Dommage pour lui.

Article rédigé par Naxi , le

Pourquoi lâcher 8 € pour un FPS online quand pour 10 de plus, on a celui dont il s’est inspiré et qui tient 15 000 fois mieux la route ? Pour profiter d’une banalité sans nom et de bugs fâcheux ? Sûrement pas. Certains aux mauvais goûts y trouveront leur compte, forcément, puisque les serveurs accueillent actuellement assez de monde pour y trouver une partie sans difficulté. Il n’y a pas grand-chose qui réussit à ce Modern Combat Domination, dont même l’I.A. des ennemis et des coéquipiers semblent obsolètes. Ah mince, ce sont de vrais joueurs derrière leur écran ? Le jeu est contagieux, jetez-vous sur les références du genre !

Points positifs

  • Y'a du monde, c'est un fait
  • Le gameplay d'un CoD
  • Jouable au PlayStation Move
  • Des armes à débloquer

Points négatifs

  • Réalisation technique datée
  • Maniabilité lourde
  • Musique répétitive
  • Choix des armes original (dans le mauvais sens du terme)
  • Bugs en tout genre
  • Plein d'autres trucs

A propos de l'auteur

Naxi

Naxi

22 ans | Chasseur de cool

Guinness, Bacardi et 9mm : âgé de 20 ans, Naxi est le testeur le plus jeune de l'équipe. Embauché dès l'âge de quinze piges dans la rédaction, il se débrouille pour écrire sur sa passion entre deux soirées alcoolisées où se mêlent Tekken buveur, basses acidulées et lancers de nains roux. Une vie étudiante ponctuée par son addiction à Devil May Cry et son goût des bonnes femmes qu'il tente désespérément d'approcher par sa "voix d'acteur porno". Drôle d'énergumène.

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