Test : Borderlands 2

Borderlands 2 - PS3

Genre : RPG / FPS post-apocalyptique

Date de sortie : 21 septembre 2012

Il y a 3 ans, Gearbox Software a trouvé la formule magique en proposant Borderlands. Un savant mélange de FPS et de jeu de rôle qui a su trouver son public contre toute attente. Si pour le premier épisode les développeurs n'avaient pas tellement la pression, cette fois le titre est fortement attendu. La suite réussit-elle a égaler son aîné, voire à le transcender ?

 
 
Le premier Borderlands, personne ne l'attendait vraiment, même pas son éditeur. 2K avait relativement peu communiqué dessus lors de son développement, et il n'avait d'ailleurs pas vraiment bénéficié d'une grosse campagne de promotion comme sa suite. Pourtant, celui-ci a connu un succès impressionnant puisque 6 mois après sa sortie il s'était écoulé à plus de 4 millions d'exemplaires. Comme quoi, quand la qualité est au rendez-vous, pas besoin de trompettes ni roulements de tambours, les joueurs achètent. Sur quoi tenait le succès du premier épisode ? Probablement principalement sur l'ingénieuse adaptation de certaines features propres aux jeux de rôle à un FPS. Ainsi, Borderlands proposait profusion d'armes et d'équipements différents (il est entré dans le Guinness Book pour son arsenal de 17,75 millions d'armes !). Un choix pareil, ça donne forcément envie de faire des missions annexes et, là aussi, le titre en avait à revendre. Il acceptait jusqu'à 4 joueurs en coopération et le plaisir se décuplait à mesure que les joueurs s'ajoutaient. Ajoutez à cela une bonne grosse dose d'humour et vous tenez le hit en puissance qu'était Borderlands premier du nom.
 

C'est ma Brutasse de thé

Les événements se situent 5 ans après l'aventure des premiers chasseurs de l'Arche : Roland, Lilith, Brick et Mordecaï. Ceux-ci avaient donc trouvé l'objet de leur convoitise et avaient ainsi libéré une nouvelle source d'énergie sur Pandore, l'Eridium. Celle-ci est devenue très recherchée, particulièrement par le très charismatique Handsome Jack (Beau Jack en français), directeur de la société Hyperion et dirigeant la planète avec la poigne de fer d'un dictateur sud-américain. Dans sa poursuite avide et cupide du pouvoir, celui-ci essaie d'éveiller « le guerrier », une entité maléfique extra-terrestre surpuissante et vous devrez à tout prix l'empêcher de mettre ses plans à exécution. Pour son second épisode de Borderlands, Gearbox Software a bien retenu les leçons de son succès. On retrouve toujours quatre classes de personnages, dont deux que nous connaissions déjà, et deux nouvelles. Il faut savoir que chaque classe possède une évolution qui lui est propre selon une arborescence à trois branches. La Siren, Maya, pourra ainsi se spécialiser soit dans les soins, dans la défense et le contrôle des foules (peut forcer des ennemis à se battre les uns contre les autres, renvoyer les balles...), ou encore les cataclysmes, c'est à dire les effets élémentaux (feu, acide, etc). Elle possède aussi un pouvoir spécial, évolutif également, permettant de créer une bulle d'énergie pour enfermer ses ennemis et les porter au-dessus du sol, les rendant inoffensifs et surtout très vulnérables. A ses côtés, Axton le Commando est aussi d'une classe de personnage issue du premier épisode. Il peut déployer une tourelle automatique et ses 3 branches d'évolutions permettent au choix d'améliorer ses attaques, ses défenses et sa tourelle, qui par exemple pourra déployer un bouclier pour s'abriter ou encore tirer des roquettes à la place de ses habituelles balles. Au rang des petits nouveaux, il y a Salvador, le Gunzerker. Sa spécialité est de pouvoir utiliser une arme dans chaque main durant un temps limité. Vous imaginez bien sûr les dégâts possibles d'un double lance-roquettes... Ses évolutions consistent, dans les grandes lignes, à lui donner des bonus dans la manipulation des armes et dans son renforcement physique. Last but not least, Zero est un assassin. Semblant tout droit sorti de Tron, il peut se rendre invisible et créer un clone attaquant à sa place durant un temps limité. Il peut mettre ce temps à profit pour attaquer au sabre dans le dos. Ses évolutions consistent en une spécialisation dans les dégâts critiques (amis du sniper...) et dans le backstab, c'est à dire le corps à corps par derrière (ce qui, ici, n'aura rien de sexuellement gay).
 

Clap-Trap ce héros

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Borderlands 2]] a cela de jouissif que les classes se complètent extrêmement bien. Prenez le Gunzerker (défourailleur en français) qui, à terme, peut obtenir un pouvoir forçant les ennemis à le prendre pour cible (et celui-ci bénéficie d'un bonus de résistance pour un temps limité). Zero, de son côté, peut améliorer une capacité lui permettant d'obtenir de très forts bonus lorsqu'il tire sur un adversaire ne l'ayant pas pour cible, ou lorsqu'il frappe par derrière. Imaginez un petit peu ces deux capacités mises côte à côte... Ce n'est qu'un des nombreux exemples de combinaisons possibles et intéressantes en coopération. Car ne nous méprenons pas, comme dans le premier épisode, plus il y a de participants dans la partie et mieux c'est. Les objets s'échangent, les stratégies se planifient et il est même maintenant possible de lancer un duel à son partenaire, juste comme ça, pour le plaisir, quand ça nous chante. Les évolutions de chacun des personnages sont non seulement diverses, variées et intelligentes, mais peuvent se faire de beaucoup de manières différentes. Il y a bien sûr le petit point de compétence que vous distribuez à chaque fois que vous passez un niveau, mais aussi les mods spécifiques à chaque classe que vous trouvez ou achetez dans les nombreux magasins, et qui boostent les capacités de diverses manières. Il faut aussi compter avec les runes, plus rares, qui agissent plus ou moins de la même manière et que l'on trouve généralement sur les ennemis. Nouvel ajout, et non des moindres, les bad-ass points (traduisez points "brutasses"). Ceux-ci se gagnent lorsque vous remplissez certains objectifs, par exemple tuer un certain nombre de bestioles d'un même type ou vendre un certain nombre de choses dans les magasins. Les points brutasses augmentent d'1% ou moins certaines capacités à chaque fois, comme la vitesse de rechargement de l'arme ou le maximum de santé. Ce qui est assez génial, c'est tout d'abord que ceux-ci donnent un petit défi supplémentaire au joueur. De plus, ils sont acquis de manière permanente et, si l'on désire se créer un nouveau personnage, ils lui seront directement attribués. Cela permet, lorsque l'on a envie de se refaire l'aventure, de partir avec un certain avantage. Et, cerise sur le gâteau, ces points sont illimités, ce qui signifie que théoriquement tous les personnages sont différents, même de manière infime.
 

Pandore... Pandore... C'est là où on achète les clopes pas chères entre la France et l'Espage ?

Les armes sont toujours au cœur du jeu, et cette fois il en est proposé le nombre presque ridiculement gigantesque de 87 trilliards. Celles-ci ont de plus des tas de capacités différentes : portée, dégâts, chargeur, rapidité de recharge... Certaines font des dégâts élémentaux par dessus, comme le feu, l'acide, l'électricité, l'explosion, et un nouvel élément a été ajouté, le Slag, dérivé du fameux éridium. Celui-ci, lorsqu'il recouvre un ennemi, le rend beaucoup plus sensible aux attaques traditionnelles, ce qui en fait une fois encore une importante feature de coopération. Il faut aussi savoir avec quels effets élémentaux attaquer quels ennemis. On privilégiera plutôt le feu pour les adversaires de chair fraîche, tandis que les robots seront plus sensibles aux dégâts acides. L'éridium que l'on récolte dans l'aventure permet d'améliorer ses stockages, comme l'inventaire ou les chargeurs d'armes. Au final, on passera un temps impressionnant à calibrer son personnage, à jauger de la capacité d'un bouclier par rapport à un autre, de l'utilité d'un mod en fonction du chemin d'évolution que l'on a déjà emprunté, etc. Le jeu est aussi bien plus long que son aîné. Il faudra prévoir au minimum plus de vingt-cinq heures pour en venir à bout en rushant tout droit comme un fou,sachant que vous n'aurez certainement pas apprécié le soft à sa juste valeur. Ce qui est fantastique avec Borderlands 2, c'est que même la plus petite des missions peut vraiment réserver des éclats de rire. Celles-ci sont extrêmement diversifiées, de la chasse au Garogo à la participation à la fête d'anniversaire d'un Clap-Trap (où il faudra distribuer des invitations, manger de la pizza et taper dans sa main...). Les quêtes les plus insignifiantes peuvent contenir d'excellentes surprises, ce qui confère une durée de vie vraiment agréable. Les cartes sont plus grandes qu'auparavant, plus diversifiées aussi, et plus jolies. Pour les arpenter, les développeurs ont même pensé à mettre à disposition de nouveaux véhicules qui, il est vrai, ne révolutionneront pas spécialement le jeu.
 

Merci de ta visite et n'achète pas tes armes ailleurs! Sinon je te tue.

L'autre point fort de Borderlands 2 est bien sûr son humour omniprésent. Handsome Jack n'est pas loin de récolter la palme du méchant le plus réussi de ces dernières années. Machiavélique et doté d'un sens de l'humour désopilant, il vous accompagne tout au long de l'histoire et ponctue en permanence vos actes de ses réflexions puériles. On adore le détester, du début à la fin. D'ailleurs, si l'on pouvait vraiment reprocher au premier Borderlands son absence de scénario, c'est ici un point sur lequel Gearbox a travaillé judicieusement. Ceux qui ont déjà joué au premier épisode y retrouveront beaucoup de PNJ, quelques endroits qu'ils avaient déjà exploré ou des vilains qu'ils avaient déjà explosé, sans oublier les 4 héros que l'on incarnait. Ceux-ci ne se contentent d'ailleurs pas de faire des apparitions puisqu'ils font partie intégrante de l'histoire, bourrée de rebondissements. De plus, même après l'avoir terminé, on ne peut que, comme avec un Diablo-like, vouloir reprendre le jeu dans une difficulté supérieure pour débloquer toutes les améliorations de son personnage tant on a envie de l'approfondir. A vrai dire, terminer Borderlands 2 n'est vraiment que le commencement. Entre la profusion de quêtes que vous n'avez pas pu remplir, les innombrables armes avec lesquelles vous n'avez pas encore pu faire un massacre et les possibilités d'évolution que vous n'avez pas encore pu explorer, les raisons ne manquent pas de continuer à dézinguer après la fin du scénario principal. On débloque d'ailleurs le mode Chasseur Ultime après le mode normal et c'est vraiment là que le challenge commence.


Borderlands 2 - Présentation par Sir Hammerlock par GameHope
 

Article rédigé par JoKeR , le

Borderlands 2 est une vraie belle réussite en tous points. Il est plus joli, plus diversifié, et bénéficie d'un vrai scénario et d'un excellent humour tout au long de l'aventure. Mais ce superbe emballage ne doit surtout pas nous faire oublier un gameplay profond et bien pensé, surtout en coopération. Ajoutez à cela une durée de vie colossale et vous obtenez le premier vrai grand hit de Noël, et probablement l'un des meilleurs jeux de l'année. Oui, c'est de l'amour sans concession.

Points positifs

  • Enfin un vrai scénario
  • Gameplay profond
  • Jolie patte graphique
  • Plaisir décuplé en coopération
  • Humour génial et continu
  • Handsome Jack, un méchant comme on aimerait en buter plus souvent

Points négatifs

  • Menus un peu bordéliques en splitté
  • La cinquième classe de perso disponible un mois après la sortie en DLC, dommage.

A propos de l'auteur

JoKeR

JoKeR

35 ans | Rédac' Chef / Touriste.

Passez votre chemin, ce mec est un con. Avis de merde, méconnaissance générale du sujet et pleins pouvoirs sur le site, ce mec est un imposteur. Regardez, je me suis emparé de son compte pour écrire sa bio et à mon avis il ne s'en apercevra jamais ce naze.

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