Test : Sniper Elite V2

Sniper Elite V2 - PS3

Genre : Campeur professionnel

Date de sortie : 04 mai 2012

Genre
Campeur professionnel
Date de sortie
04 mai 2012 - France
Développé par
Rebellion
Edité par
505 Games
Disponible sur
PC, PS3, Wii U, Xbox 360

Après un premier épisode sympa, mais sans plus, Sniper Elite revient cette année avec un nouvel opus. Souffrant d'un manque évident de finition, le premier volet cumulait les défauts qui l'empêchaient de prétendre au rang de hit. Espérons que Rebellion a su tiré les leçons de ce demi-échec pour nous offrir un jeu réellement fun.

 
 
Comme son prédécesseur, ce Sniper Elite V2 se passe à Berlin à la fin de la seconde guerre mondiale. Il nous offre donc à nouveau la possibilité de visité la capitale allemande, ou du moins ce qu'il en reste. Parce que Berlin en 1945, c'était pas trop ça. Mais on s'en cogne. On est pas là pour faire du tourisme, mais pour dégommer du Nazi, mais pas n'importe lesquels. Dans ce contexte de fin de guerre imminente, les deux futurs grands vainqueurs que sont les États-Unis et la Russie font leur marché parmi les scientifiques allemands, leur offrant l'asile si ils viennent travailler pour eux. Du coup, sur ce point bien précis, les intérêts américains et russes divergent sévèrement étant donné que les deux nations se disputent les même scientifiques. Et c'est là que vous intervenez. Les bolchéviques ayant fait main basse sur les savants ayant mis au point les premiers missiles balistiques , plus connus sous le nom de fusées V2 . Votre mission consiste à supprimer les cerveaux allemands et ainsi mettre un terme au programme V2. Et pour ce faire, il faudra faire parler votre fusil de précision.
 

Un peu de balistique

Le point central du jeu, et son principal atout, c'est, comme son nom l'indique, l'utilisation du fusil de sniper. À ce titre, la balistique a été peaufinée, tenant compte de l'effet de coriolis, soit l'effet de la gravité sur la balle ainsi que du vent. Autant de paramètres à prendre en compte et à compenser si on veut mettre dans le mile et réaliser un bon petit headshot des familles. Et ce ne sera pas évident au départ. Heureusement, une petite aide est là : la concentration. En appuyant sur une touche, vous pouvez, pendant un temps limité, ralentir le temps et faire apparaître un losange rouge indiquant la zone où la balle va toucher sa cible. Plus vous attendez et plus ce losange devient petit, vous permettant d'avoir une plus grande précision. Mais l'utilisation de cette aide précieuse est limitée. En effet, pour pouvoir en faire usage, il faut que votre sniper soit calme, que sont rythme cardiaque soit au plus bas. Le simple fait de courir le faisant monter suffisamment pour vous empêcher d'utiliser cette feature, il faudra donc penser à ménager votre petit soldat. Notons enfin que le titre propose plusieurs niveaux de réalisme pour la balistique, permettant à chaque joueur d'y trouver son compte.
 

Infiltre-moi ça

Mais bien entendu, on ne fait pas que tirer sur des cibles éloignées, ce serait vite ennuyeux. Non, avant de plomber sa victime, on doit d'abord atteindre sa position de tir. Ce qui nous donne l'occasion de parcourir des niveaux relativement ouverts. Mais paradoxalement, là où cette ouverture devrait permettre aux joueurs d'aborder les différentes situations plus ou moins comme ils l'entendent, ce n'est pas toujours le cas. Souvent, les options qui s'offrent au joueur sont au nombre de deux : passer par les bâtiments en ruine ou par l'extérieur. Cette seconde possibilité étant dans la quasi-totalité des cas suicidaire, on choisira systématiquement l'intérieur dans un soucis de discrétion. Dans cette optique, on dispose d'un équipement plutôt bien fournit. On a donc une paire de jumelles qui permet d'observer une zone pour repérer les divers soldats présents. Notez qu'on a la possibilité de marquer ces soldats de manière à pouvoir suivre leurs déplacements. Cela vous donnera un avantage non négligeable si la situation dégénère, et croyez-moi ça arrive souvent, et qu'il vous faut les abattre rapidement avant qu'ils ne vous débusquent. On a aussi un welrod, une sorte de pistolet équipé de silencieux, qui nous permet de tuer un ennemi à courte portée sans attirer l'attention. On peut également les distraire en lançant une pierre, déplacer des cadavres, ou les piéger avec une mine. Malheureusement on ne peut pas faire d'attaque au corps-à-corps. Ce qui a quand même pour effet positif de forcer le joueur à se modérer un minimum sur l'usage du welrod. Mais le plus regrettable reste le fait que dans la moitié des situations, si ce n'est plus, l'infiltration ne comptera pas parmi les options à votre disposition. Ce qui relègue cette dernière au second plan, là où elle devrait être au centre du gameplay. Mais fort heureusement, le titre de Rebellion nous offre également quelques grands moment d'infiltration. Comme lorsque, pour pénétrer dans une usine d'assemblage de fusées V2, on descend un par un tous les gardes au fusil de précision en prenant garde de tirer au moment de l'évacuation des gaz, de manière à ce que vos victimes ne puissent pas entendre le coup de feu et vous localiser.
 

Une ville dévastée

Techniquement parlant, Sniper Elite V2 est franchement dépassé. Sans forcément être hideux non-plus, certains décors sont assez jolis et arrivent à poser une ambiance, le titre manque cruellement de finition. Beaucoup de textures sont baveuses, voir dégueulasses, et on compte nombres de bugs difficilement pardonnables de nos jours. On a en effet pu voir deux camions de transport de troupes disparaître et réapparaître au fur et à mesure qu'on tourne autour d'eux. Plus gênant, on a vu notre avatar bloqué par une marche de dix centimètres à peine ou encore, i nous est arrivé de sortir d'un bâtiment par une fenêtre et de ne pas pouvoir y rentrer à nouveau par cette même fenêtre. Tous ces petits bugs et autres imperfections rendent le jeu vraiment frustrant par moment.
Heureusement, le titre de Rebellion comporte également des éléments forts sympathiques, comme cette killcam qui, pour vos tirs les plus précis, suit votre balle du bout de votre canon jusqu'à votre cible, le tout agrémenté d'un ralenti du plus bel effet. Et qui plus est, on a droit à une vision au rayon X sur la cible, ce qui nous permet de voir l'étendue des dégâts causés par notre projectile. Un os brisé, un poumon transpercé, rien ne vous échappe. L'air de rien, cette feature apporte au joueur une certaine satisfaction sadique qui a largement de quoi vous inquiéter si vous avez des doutes sur votre santé mentale...
 

Article rédigé par pattoune , le

Partant d'une bonne idée, cette seconde itération de Sniper Elite loupe le coche. Techniquement d'abord, le titre souffre d'un manque cruel de finition se traduisant par la présence de bugs et d'imprécisions parfois frustrants ainsi qu'une qualité visuelle en deça de la majorité des productions actuelles. Question gameplay, le level-design inégal fait que l'infiltration passe trop souvent au second plan. Bref, le sujet de départ n'est pas toujours très bien exploité. Il reste alors des phases de snipe réussies grâce à une balistique poussée et une killcam du plus bel effet. Mais le titre de Rebellion apporte surtout un vent de fraicheur à une époque ou les shoots ont tendance à tous se ressembler, faute d'originalité.

Points positifs

  • La balistique
  • Sniper comme un gros crevard
  • La killcam

Points négatifs

  • Manque de finition flagrant
  • Pas mal de bugs
  • L'infiltration passe trop souvent à la trappe
  • Visuellement daté

A propos de l'auteur

pattoune

pattoune

34 ans | Ours savant

Davantage ours que savant, ce con n'a pas compris que l'hibernation c'est en hiver. Résultat, il reste cloitré dans sa grotte à longueur d'année. Ce qui arrange bien du monde. Mais ce n'est pas un mauvais bougre. Il est même plutôt drôle à l'occasion. C'est souvent à ses dépens mais chut, il faut pas le dire. Ayant été récemment rattrapé par l'eau courante et l'électricité, il est désormais en mesure, après avoir difficilement assimilé les bases de l'hygiène corporelle, de nous livrer tests, news et autres contenus enchanteurs. Il nous reste plus qu'a espérer qu'il ne lui vienne pas l'idée de faire prendre un bain à son PC... Trop tard.

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