Test : White Knight Chronicles II

White Knight Chronicles II - PS3

Genre : Jeu de Rôle

Date de sortie : 20 mai 2011

Genre
Jeu de Rôle
Date de sortie
20 mai 2011 - France
Développé par
Level 5
Edité par
Sony Computer Entertainment
Disponible sur
PS3
Modes de distribution
Boutique
Site officiel
Site officiel
PEGI
 Interdit aux moins de 12 ans
 Grossièreté de langage
 Jeu en ligne
 Violence

Un Chevalier blanc et des chroniques. Cela vous dit quelque chose ? Si oui, vous êtes soit fan du premier opus de White Knight Chronicles, soit un fervent détracteur du jeu susnommé. Si vous ne connaissez pas, c’est normal, le premier opus a reçu un accueil frileux de la critique et des joueurs dans nos contrées. Et pour cause. Ce nouvel opus va-t-il changer la donne ? Si vous ne supportez pas ce suspense insoutenable, lisez ce beau test tout rutilant.

 
 
Le RPG. Un bien beau genre de jeu vidéo où l’on peut devenir un mage puissant et barbu ou une guerrière amazone armée jusqu’aux dents. Le tout dans un monde fantastique de préférence. Et un beau RPG rien que pour la PS3, ça ferait bien non ? C’est pourquoi est sorti en 2010 White Knight Chronicles. Le jeu étant préparé par les petites mains de Level 5, sommité en terme de jeu de rôle, l’espoir pouvait être permis. Avant de retomber bien bas. Le premier opus a déçu. Et bonne nouvelle, une suite est donc sortie, nommée logiquement White Knight Chronicles II. Et re-bonne nouvelle, c’est exactement la même chose que le un (défauts compris).

On reprend donc l’histoire là où le précédent épisode l’avait laissée. Et au cas où vous n’auriez pas fait ce précédent épisode, il est présent sur le blu-ray en version légèrement remasterisée. Pour ceux qui voudraient se lancer dans l’aventure du chevalier blanc, c’est parfait. Il ne faut juste pas lire ce test qui pourrait vous refroidir. Pour ceux qui ont déjà fait le premier, vous pouvez récupérer votre avatar dans ce nouvel opus. Et le jeu commence d’ailleurs au niveau 35.

Mais qu'est ce que ce RPG a dans le ventre ? Une aventure solo de taille honorable sans pour autant voler bien haut. Bien sûr, le multi en ligne est bien plus prenant avec ses quêtes à 6. La durée de vie du jeu est donc assez importante. Si on rajoute le premier jeu inclus dans la galette, encore plus.
 

Justin Bieber meets Le Seigneur des anneaux

Malheureusement beaucoup de choses ne vont pas dans ce jeu. Ce pourrait être le scénario plus que convenu et dont les rebondissements laissent de marbre. Ce pourrait être les dialogues aussi développés que dans un épisode de « Plus belle la vie » version chevaliers, sorciers et princesses. On pourrait également citer des graphismes un peu datés. Ou ajouter le héros, nommé Léonard, aussi charismatique qu’une endive au jambon. Et qui ressemble étrangement à un Justin Bieber en mode médiéval fantastique. Malheureusement, les personnages secondaires sont aussi fades ou déjà-vus que lui. Sans oublier le fait que votre avatar (super personnalisable, ce qui est un bon point), joue un rôle plus que secondaire dans l’histoire du solo. C’est un peu le figurant en bas à gauche de l’écran qui dit rien mais qui est bien là.

Mais ce qui gâche le plus ce jeu, c’est son système de combat. Et c’est assez important dans un RPG de ce type. En gros, il s’agit du même que dans le précédent opus même si la boîte promet « Un nouveau système de combat révolutionnaire ». Et bien, nous ne sommes pas pressés de voir la révolution car elle ne fait pas avancer les choses (ou si peu). C’est la même chose que dans le premier mais en un peu moins mou. Ce qui veut dire que vous ne vous lassez du jeu que quelques minutes plus tard. Ce système est juste raté. Peut-être parce qu’il ne choisit pas vraiment son camp. Il n’est ni tour par tour, ni en temps réel. C’est un peu des deux. Vous sélectionnez votre attaque et il faut attendre qu’elle se charge pour la lancer. Vous pouvez donc très bien placer trois coups avant que votre ennemi n’en place un. Car l’IA à un peu de mal aussi. Cela résulte donc dans des phases assez molles et qui laissent indifférent. Le problème est que le combat est omniprésent dans le jeu. En effet, les quêtes vous enverront vers un lieu de la carte pour réaliser votre œuvre. Mais il y a un hic. En chemin, vous rencontrerez un nombre incalculable de monstres. Et pas que le petit gnome qui prolifère. On se retrouve avec beaucoup de bestioles de plusieurs mètres de haut. Une véritable torture, donc, vu le nombre de combats que cela exige. On se lasse vite fait de la répétitivité.
 

Force blanche devant et marron derrière

Que dire de la sélection des attaques qui est laborieuse dans une liste immense et mal fichue... On a beau organiser ses attaques comme on veut, s’en servir est une plaie et une fois la bonne attaque trouvée, on en change peu. Ce qui ajoute au sentiment de toujours faire la même chose. Une négation de l’ergonomie que l’on retrouve dans tous les menus. C’est toujours un supplice de s’y aventurer pour créer un combo ou apprendre un nouveau pouvoir ou une nouvelle attaque. Il en va de même dans les magasins. Même l’écran de jeu est envahi par un maximum d’infos. Rendant le tout indigeste. Et négligeant un élément important : la carte. Elle est bien là dans un coin mais les objectifs n’apparaissent pas directement dessus. Il faut tout le temps aller sur la carte plein écran pour s’y retrouver.

Malgré tout, quelques bons points sont là. Outre une bonne durée de jeu et un bon multi en ligne, l’univers est grand et on se laisserait bien enchanter par ce dernier si on ne mourrait pas d’ennui. Toujours du point de vue du contenu, un nombre important d’armes, de potions et vêtements divers et variés vous est proposé. D'autre part, il faut aussi avouer que le charisme inexistant du héros est presque contrebalancé par la classe du chevalier blanc (oui, celui du titre) en lequel il se transforme. Une transformation en Incorruptus, c’est le nom du type de chevalier, bien jouissive. Mais le système de combat reste, à nos regrets, le même. Et on ne peut s’empêcher de penser aux Power Rangers, Bioman et assimilés quand Léonard effectue sa transformation. Un chevalier que vous pouvez maintenant personnaliser. Une des biens rares petites innovations de cet opus. Un bien maigre bilan positif qui sauve à peine un jeu du néant vidéoludique et le rend tout juste passable.
 

Article rédigé par Neo , le

Ce n'est pas ce White Knight Chronicles II qui va sauver la saga. Il reprend tous les défauts du premier : système de combats raté, scénario banal, héros peu charismatique, graphismes datés et ennui qui pointe vite le bout de son nez. On se rabattra sur le multi en ligne bien plus sympathique sans pour autant révolutionner le genre. Les fans du premier seront aux anges. Les autres... c'est moins sûr.

Points positifs

  • Un univers sympa
  • Une durée de vie conséquente
  • Le premier opus intégré sur le blu-ray
  • Avatar personnalisable à souhait

Points négatifs

  • Système de combat raté
  • Scénario convenu
  • Héros pas du tout charismatique
  • Menus peu clairs
  • Ultra répétitif

A propos de l'auteur

Neo

Neo

29 ans | L'élu des gamers

Après avoir détruit la matrice, Neo s'est dit « Pourquoi pas bosser sur GameHope ? ». Un nouveau défi pour l'élu. Après sa victoire incontestable, le monde réel lui paraissait fade et il est retourné dans le virtuel. Il est d'ailleurs en permanence branché à une PS3 en intraveineuse. Egalement passionné de cinéma, on le reconnait à ses yeux injectés de sang à force de passer des heures devant les écrans. Il a malgré tout réussi à apprendre à écrire et, afin de devenir le prochain Victor Hugo, expose sa prose sur GameHope.

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