Test : Cars 2

Cars 2 - PS3

Genre : Courses de voitures qui parlent

Date de sortie : 23 juin 2011

C’est à l’occasion de la sortie de Cars 2 au cinéma que l’équipe d’Avalanche Software s’est remise au boulot : après avoir conçu le surprenant Toy Story 3, le nouveau film d’animation Pixar passe à la casserole. La surprise est-elle aussi agréable que l’aventure de Woody et Buzz l’Eclair ?

 
 
Admettons que vous vivez dans un abri anti-nucléaire au Zimbabwe depuis quelques temps : vous ne connaissez du tout l’univers de Cars, et vous vous demandez pourquoi avoir cliqué sur ce test puisque vous êtes dans l’inconnu total ? Soit, je vais donc vous expliquer brièvement le contexte. Vite fait hein, je n’ai pas non plus envie d’y passer trois plombes : nous sommes dans un monde identique à celui dans lequel nous vivons actuellement, à la différence près que l’Homme est remplacé par la Voiture. Ouais, sacré différence, quand même. On se retrouve alors avec des bagnoles qui possèdent yeux, bouche, caractère… le tout dans un style cartoon très sympa. Le C.H.R.O.M.E. est une organisation secrète similaire à un gouvernement d’espionnage international, et c’est notamment dans celui-ci que se garent les principaux protagonistes de l’histoire : Flash McQueen, le super bolide au rouge flamboyant, Martin, la dépanneuse pourrave mais rigolote, Finn McMissile, super espion britannique incarné en une vieille Aston Martin… Dans le jeu, le scénario est quasiment inexistant et très mal narré. On sait que l’on doit déjouer le plan diabolique de l’allemand Docteur Z, dont les mimiques sont au passage hilarantes, et c’est à peu près tout. On se contentera d’enchaîner de multiples épreuves, pas toujours très variées malheureusement.
 

T’as des beaux pneus, tu sais ?

La campagne solo se divise en sept sections composées chacune de sept épreuves à la difficulté croissante. Autant vous le dire tout de suite : le jeu a beau être clairement destiné à un public assez jeune, ce n’est pas pour autant qu’il est facile à terminer. Les dernières missions sont parfois dures, limite soûlantes, surtout si vous comptez obtenir l’or à chaque fois. Lorsque vous terminez une épreuve sur le podium, vous gagnez des points qui, une fois accumulés pour atteindre un certain seuil, déverrouilleront la prochaine étape de difficulté, de nouvelles voitures, ou de nouveaux lieux. Au total, une petite trentaine de circuits pour trente-six voitures à conduire aux capacités différentes. Certes, les statistiques d’un bolide sont très légères (une jauge de vitesse, une jauge de résistance et la catégorie de la voiture indiquée), mais le fait est que tous possèdent des animations différentes et sont tous des modèles réels ou en sont inspiré. Les références sont d’ailleurs très bonnes, comme la Formule 1 italienne narcissique, le van Volkswagen très relax ou la Chevrolet Corvette superstar... Sur le circuit, chacun balance ses propres petites vannes et réflexions : rien de transcendant non plus, mais cela suffit pour faire sourire. Comptez une dizaine d’heures pour terminer toutes les missions, si seulement vous aurez la patience et la volonté de passer au-dessus du plus gros défaut du jeu : sa répétitivité !
 

Un très grand pot d’échappement et un joli par choc se rencontrent…

Dans Cars 2, il existe quelques modes de jeu : la course, l’attaque, la chasse, la survie… La plupart du temps, on devra se référer à un Mario Kart. En effet, sur l’asphalte se trouvent des bonus en tout genre : missiles, gatlings, huile, boule d’énergie, boost, et autres bidules vous serviront beaucoup. Si dans les courses cela ne pourra que ralentir vos adversaires, en « chasse », « attaque », « survie » et quelques autres modes, vous devrez éradiquer les concurrents pour cumuler des points. Rien de bien violent évidemment, une petite explosion et on n'en parle plus. Seulement voilà, si tout cela est rigolo les premières fois, on commence très vite à tourner à rond. Les quelques nouveaux circuits et bolides ajouteront une touche de fraicheur momentanée, et on en revient au point d’avant : la lassitude. Pourtant, on sent que les développeurs ont fait des efforts pour diversifier le tout : grâce à la touche de saut, on peut faire un petit bond et enchainer avec quelques figures pour gagner du turbo. Lorsque vous roulez, toujours grâce au stick droit, il est possible de rouler en marche arrière, sur deux roues et de faire des esquives latérales. Une fois sa jauge de boost remplie, on peut l’activer pour foncer pendant quelques secondes et être invulnérable. Mais voilà, ça s’arrête ici. On devra enchaîner les missions dans l’indifférence la plus totale, sans histoire, et en se retapant constamment les mêmes mécanismes de jeu. Pas très jouissif… Cependant, il existe bien un petit mode multijoueur en écran splitté qui amusera sans doute vos bambins : oui, entre hommes bourrés de testostérone et femmes sportives, on préfèrera se tourner vers des multijoueurs plus « matures » et attractifs . Quoi qu’il en soit, on peut jouer jusqu’à quatre, et c’est tout sauf un défaut.
 

Pk ya pa de 206 tuné ? Ziva, c nul ce jeu

Rouler, c’est bien, mais rouler en beauté, c’est mieux ! De ce côté-là, Cars 2 n’explose pas les autres jeux de courses, loin de là : datés, mais pas hideux pour un sou, les graphismes sont tout ce qu’il y a de plus correct pour un jeu vidéo sur consoles HD. Si techniquement nous n’en prendrons pas plein les mirettes, on peut tout de même saluer la diversité des décors ; on passera en effet à Tokyo, à Londres, en Italie, dans le désert, à l’aéroport, que ce soit la nuit ou la journée, et j’en passe. L’environnement a beau ne pas être très fouillé avec des détails à chaque recoin, quelques personnages aléatoires s’inviteront (bus anglais, tracteurs …) avec leurs petits commentaires plaisants. Une ambiance bon enfant, renforcée par une bande-son classique collant parfaitement à l’ambiance de chaque circuit. Le minimum requis est donc présent, et même bien franchi. C’est bête, mais lorsque l’on compare avec la plupart des autres adaptations de films en jeu vidéo, on se dit tout simplement que Cars 2 est bien au-dessus d’eux sans pour autant être un hit de cette année.
 

Article rédigé par Naxi , le

Si vous cherchez un petit jeu sympa, pas prise de tête et très accessible, Cars 2 est là pour vous. Ce n’est pas une Lamborghini mais plutôt une Clio : pas trop chère, sympa au début, vite soûlante mais qu’on reprend de temps en temps pour essayer de l’user jusqu’à la limite de notre patience. Attention cependant au public visé, Cars 2 pourrait ne pas satisfaire les plus gamers d’entre vous.

Points positifs

  • Animations des personnages
  • Beaucoup de circuits
  • Pas mal de voitures
  • Mode multijoueur en écran splitté
  • Pas super cher

Points négatifs

  • Répétitivité des missions un p'tit peu abusée
  • Pas d'histoire ou presque
  • Réalisation technique perfectible
  • Difficulté inégale
  • Esprit enfantin pouvant en rebuter certains

A propos de l'auteur

Naxi

Naxi

22 ans | Chasseur de cool

Guinness, Bacardi et 9mm : âgé de 20 ans, Naxi est le testeur le plus jeune de l'équipe. Embauché dès l'âge de quinze piges dans la rédaction, il se débrouille pour écrire sur sa passion entre deux soirées alcoolisées où se mêlent Tekken buveur, basses acidulées et lancers de nains roux. Une vie étudiante ponctuée par son addiction à Devil May Cry et son goût des bonnes femmes qu'il tente désespérément d'approcher par sa "voix d'acteur porno". Drôle d'énergumène.

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