Test : Ace Combat : Assault Horizon

Ace Combat : Assault Horizon - PS3

Genre : Aviation

Date de sortie : 14 octobre 2011

Ayant déserté les consoles de salon depuis novembre 2007, la licence Ace Combat a laissé le champ libre à Ubisoft pour installer son H.A.W.X. qui a eu du mal à convaincre malgré l'absence de concurrence. Il aura fallu attendre octobre 2011 pour que Namco Bandaï se réveille et se décide a nous livrer un nouvel épisode. Alors, ce Ace Combat : Assault Horizon met-il la licence d'Ubisoft à l'amende ou va-t-il se cracher lamentablement ?

 
 
On va débuter les hostilités avec la campagne solo du titre qui vous mettra principalement dans la peau du colonel Bishop, mais pas seulement. Outre le pilote de chasse, le titre vous permettra également d'incarner un pilote d'hélicoptère et une blonde qui en fera baver plus d'un malgré ses airs de garçon manqué, et qui est accessoirement capable de vous larguer plusieurs tonnes d'explosifs sur le coin de la gueule avec son bombardier. Voilà qui promet une campagne varié et sympa, d'autant plus qu'elle est rythmée par de vrais séquences cinématiques. Elles servent une histoire des plus convenues, certes, mais leur mise en scène est carrée et efficace. De même, la musique soutient l'action à merveille et fera vibrer votre fibre patriotique. Les petites séquences introduisant les missions sont incontestablement les plus réussies, réunissant toutes ces qualités.
 

Dans la peau de Warwolf 1

Côté gameplay, ce nouveau Ace Combat fait dans l'arcade décomplexée et nous fait donc enchainer les séquences d'action frénétique. Les séquences en avion de chasse, qui représentent les deux tiers du titre, bénéficient tout particulièrement de ce parti-pris. Si, comme dans la plupart des titres du genre, on passe une bonne partie de son temps à faire des figures improbables pour verrouiller des ennemis et balancer des missiles sur des petits carrés rouges, on a aussi la possibilité, si on se rapproche assez de l'avion hostile, de passer en mode combat aérien. Ce mode de combat vous place juste derrière votre cible dans une poursuite infernale durant laquelle vous tacherez d'éliminer votre proie tandis que celle-ci fera tout pour vous échapper. Vous pouvez tirer sur votre cible à l'aide de votre mitrailleuse ou lui balancer un missile. Si vous choisissez cette dernière option, il est fortement conseiller de charger le système de guidage en premier lieu pour maximiser les chances de faire mouche. Pour ce faire, vous devrez maintenir la cible dans un cercle vert pendant un certain temps. Ça a l'air facile vu comme ça, mais il ne faut perdre de vue sa cible. Et si le pilotage est très assisté à durant ces phases, permettant des phases est rase-motte tout simplement dantesque, cela ne suffira pas à garder votre ennemi en ligne de mire.
 
 
De son côté, votre cible pourra effectuer une contre manœuvre pour vous échapper instantanément. À vous d'être suffisamment réactif pour lancer une contre contre manœuvre pour garder votre avantage. Petit fait amusant, il arrivera, alors que vous poursuivez un ennemi de la sorte, qu'un fourbe vous prenne en chasse. Vous verrez alors un cercle rouge apparaître à l'écran et devrez alors à la fois aligner votre proie et éviter de vous faire aligner par votre prédateur. Pas facile. C'est pour cela que vous avez également la possibilité d'abandonner votre poursuite pour vous concentrer sur le petit bâtard qui vous a en ligne de mire. Dans ce cas là, vous pouvez soit manœuvrer en espérant larguer votre poursuivant, soit tenter une contre manœuvre. Pour cette dernière option, vous devrez ralentir jusqu'à ce que les deux flèches à l'écran se rejoignent et stabiliser l'appareil. C'est une manœuvre assez risquée, mais si vous la réussissez, vous vous retrouverez juste derrière votre poursuivant et pourrez, à votre tour, lui bourrer le cul de quelques missiles. Vous l'aurez compris, les dogfights d'Ace Combat : Assault Horizon son terriblement palpitants et nerveux. Et si on peut les trouver un peu répétitifs à la longue, le rythme de l'ensemble est tellement frénétique qu'on a du mal à décrocher.
 

Les potes de Warwolf 1

Mais vous ne piloterez pas que des avions de chasse dans cette campagne solo. En effet vous pourrez prendre les commandes d'hélicoptères et de bombardiers. Si le pilotage des appareils à rotor de queue (je parle des hélicoptères, vous aviez compris hein.) est outrageusement simplifié, l'appareil volant en palier sans qu'on ai à gérer les gaz ni quoi que ce soit d'autre, il permet de de se concentrer sur l'essentiel : l'action. Les missions héliportés consistent à soutenir des troupes au sol, vous obligeant à voler à basse, voir très basse altitude pour dégommer les véhicules et autre troupes hostiles. Mais au milieu de tout ce foutoir, il faudra faire attention à ne pas arroser vos alliés, ce serai dommage. Pour corser un peu tout ça, les zones attaquées auront des protections anti-aériennes qui ne manqueront pas de vous saluer comme il se doit. Vous aurez donc quelques quelques missiles à éviter en effectuant un looping latéral improbable qui vous mettra en plus face au lanceur de votre missile, vous permettant de lancer une riposte immédiate.
Les phases en bombardier sont les plus posées du titre, et sans doute les moins intéressantes. Au nombre de deux, elles vous mettent aux commandes gros engin sans défense et peu maniable pour aboutir à un largage de bombe où la précision est de mise. Ça aurai pu être très ennuyeux, mais les missions en question sont assez courtes pour ne pas être franchement pénible. De plus, la deuxième nous impose de voler en dessous des radars, vous imposant de voler en rase-motte dans des gorges assez étroites.
 

Du bon et du moins bon

Techniquement, le bilan est mitigé. Si les appareils bénéficient d'une modélisation de bonne qualité et que les explosions sont bluffantes, nombres de défauts viennent faire tâche,à commencer par le sol. Si les villes sont plutôt jolies vues du ciel, on se rend vite compte qu'à part les grattes-ciel du centre ville, toute la ville n'est en fait qu'une texture. Les immeubles sont quant-à-eux assez bien faits, mais on est en droit d'attendre mieux des machines actuelles. Heureusement, les maps sont plus soignées dans les missions héliportées. Pour le reste, on regrettera que les débris des avions abattus disparaissent en plein ciel, comme par enchantement. Et qu'il soit possible de percuter le plancher des vaches sans détruire l'avion en dessous d'une certaine vitesse. Les cinématiques aussi sont un peu limite. Les personnages sont un peu raides et les animations faciales sont risibles quand on les compare à celle de L.A. Noire, la référence en la matière.
 

Article rédigé par pattoune , le

Souffrant d'une réalisation technique très inégale, Ace Combat : Assault Horizon arrive tout de même à nous emporter grâce à l'excellente qualité de sa mise en scène et la frénésie de son action. Loin d'être parfait, il constitue un très bon défouloir pour peu qu'on ne recherche pas le réalisme. Assumant complètement son orientation arcade, le titre de Namco Bandaï procurera une bonne dose de fun à tous ceux qui cherche un moment de détente sans prise de tête.

Points positifs

  • Incroyablement nerveux
  • Une mise en scène et une musique d'excellente qualité
  • Phase en hélicoptère et bombardier variant l'action

Points négatifs

  • Une réalisation inégale
  • Un scénario tenant sur un timbre poste
  • Un peu répétitif

A propos de l'auteur

pattoune

pattoune

34 ans | Ours savant

Davantage ours que savant, ce con n'a pas compris que l'hibernation c'est en hiver. Résultat, il reste cloitré dans sa grotte à longueur d'année. Ce qui arrange bien du monde. Mais ce n'est pas un mauvais bougre. Il est même plutôt drôle à l'occasion. C'est souvent à ses dépens mais chut, il faut pas le dire. Ayant été récemment rattrapé par l'eau courante et l'électricité, il est désormais en mesure, après avoir difficilement assimilé les bases de l'hygiène corporelle, de nous livrer tests, news et autres contenus enchanteurs. Il nous reste plus qu'a espérer qu'il ne lui vienne pas l'idée de faire prendre un bain à son PC... Trop tard.

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