Test : Sniper : Ghost Warrior 2

Sniper : Ghost Warrior 2 - PS3

Genre : Simulation pour campeur

Date de sortie : 12 mars 2013

Après un premier épisode plus que moyen, Sniper : Ghost Warrior revient sur le devant de la scène dans une suite dont on nous promet qu’elle règle tous les problèmes de son aîné. Toujours confiée aux petits gars de chez City Interactive, le titre parvient-il à s’imposer et tenir tête au cador du genre qu’est Sniper Elite ?

Test effectué à partir d'une version Xbox 360

 
 
Ils sont peu nombreux à voir le jour, les FPS nous glissant dans la peau de véritables tireurs d’élite et proposant une alternative intéressante aux soft classiques que l’on connait, Battlefield et Call of Duty en tête. Même si la saga d’Activision propose dans chaque opus des missions d’infiltration faisant la part belle au fusil à lunette, trop rares encore sont les moments de kiff dans lesquels on peut coller une bastos dans la tête d’un ennemi, en gros plan, alors qu’il fume tranquillement une clope. La preuve s’il en est encore besoin que fumer tue, vraiment.
 

Du rire aux larmes ?

Sniper : Ghost Warrior 2 est, comme dit précédemment, l’adaptation à un jeu complet des missions d’infiltration de COD. Comprenez par là que le titre propose une succession de couloirs et de zones un peu plus vastes, le tout entrecoupé de scripts plus ou moins réussis. Concrètement, chaque mission se déroule de la même manière : équipé de son fusil de sniper et de son pistolet silencieux, on avance tranquillement dans les hautes herbes et autres fougères, on colle deux trois balles à droite, à gauche, on égorge un garde isolé, puis on arrive à une “zone à dégager” remplie de gardes. On commence par éliminer les soldats placés en hauteur, puis on descend tranquillement chacun des trouffions pendant que les autres matent dans la direction opposée. Mis à part le brin de réflexion nécessaire pour définir l’ordre dans lequel on va liquider les mecs, Sniper : Ghost Warrior 2 ne propose donc pas de véritable challenge aux tireurs d’élite que vous êtes. Seul le mode Difficile vient légèrement corriger cela, puisqu’il faudra prendre en compte la distance et/ou la force du vent pour ajuster son tir, chose qui se fait automatiquement dans les niveaux de difficulté inférieurs via l’apparition d’un point lumineux.
 
 
L’autre véritable difficulté provient par moments de l’intelligence artificielle, assez aléatoire. Celle des ennemis, tout d’abord, capables par moments de nous griller à 200 mètres alors qu’on se faufile dans les tuyas du voisin, alors qu’ils peuvent parfois nous marcher limite sur la gueule sans broncher. Pas franchement top pour un jeu basé exclusivement sur la furtivité. L’IA de nos potes est elle aussi assez chiadé par moments, comme ces phases où notre biôme se tape un compte à rebours pour que l’on puisse plomber deux ennemis simultanément. Sérieusement, louper sa cible au sniper à dix mètres, ça le fait moyen pour un soldat d’élite. Et ça la fout franchement mauvaise quand l’alarme se déclenche à cause de ce connard incompétent !
 

Tribal Poursuite

Toutefois, et malgré des défauts évidents, Sniper : Ghost Warrior 2 parvient à nous accrocher tout au long de sa petite campagne (que j’ai personnellement fini en un tout petit plus de 4 heures en difficulté intermédiaire). Y’a pas à chier, coller un double headshot à deux ennemis, d’une seule balle, alors qu’ils sont tranquillement en train de causer du dernier match de foot qu’ils viennent de mater, ça procure un sentiment de toute-puissance assez grisant. J’ai toujours été captivé par les tireurs d’élite et j’apprécie particulièrement ce genre de gameplay, même dans les FPS classiques. De quoi faire ressortir mon côté “grosse pute lâche et planquée”, comme mes potes aiment à me le rappeler lors de nos soirées. Le titre n’est clairement pas parfait, il n’empêche qu’il parvient à faire son boulot malgré tout. Et puis sérieusement, cette killcam lorsqu'on tue le dernier ennemi d'une zone, avec un focus sur la balle depuis son départ de votre fusil jusqu'à l'arrivée dans le crâne de son adversaire, c'est tellement énorme !
 
 
La partie technique du jeu aide également à se plonger plus facilement dans l’aventure. Loin d’exceller comme peut le faire un Far Cry, dont les décors sont parfosi comparables, le jeu de City Interactive s’en tire toutefois avec les honneurs, essentiellement pour les décors extérieurs et les vues lointaines. En s’approchant un peu, on constate effectivement que ce n’est pas si beau que ça au niveau des textures, que l’aliasing s’incruste une fois de plus comme Jean-Oul à nos barbec’ estivaux, et que la modélisation des personnages n’est pas optimale. Quelques petits bugs de collisions sont là aussi pour venir apporter la touche finale. Mais sérieusement, se balader dans les collines tibétaines, vagabonder dans la tristement célèbre sniper alley de Sarajevo ou plomber du mercenaire sur des plages paradisiaques, ça claque malgré tout !
 
 
Enfin, on passe rapidos sur le multi du jeu, complètement anecdotique puisqu’il ne propose que du match à mort par équipe sur deux cartes différentes. Tout le monde étant au sniper, on se retrouve avec des parties pas franchement follichones qui nous ennuient vite.
 

Article rédigé par Mac Fly , le

Personne n’attendait ce Sniper : Ghost Warrior 2, la faute à un premier opus calamiteux, essentiellement. Au final, et même s’il subsiste de bien trop nombreux défauts, on peut malgré tout prendre son pied. Bien sûr, les bugs, la durée de vie ultra courte et son côté linéaire ne plaident pas en sa faveur. Mais le plaisir d’entrer une nouvelle fois dans la peau d’un tireur d’élite vient compenser en partie cela. Un petit jeu à aimer sans vraiment l’assumer, pour peu qu’on le récupère à pas cher dans le rayon occasion de son revendeur.

Points positifs

  • Incarner un tireur d'élite, c'est cool
  • Les killcams classieuses

Points négatifs

  • La durée de vie trop légère (5h)
  • Trop linéaire
  • Pas si beau que ça, au final
  • Le multi anecdotique

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