Test : Need For Speed : Most Wanted

Need For Speed : Most Wanted - PS3

Genre : Course

Date de sortie : 02 novembre 2012

Genre
Course
Date de sortie
02 novembre 2012 - France
Développé par
Criterion Games
Edité par
Electronic Arts
Disponible sur
PC, PS3, PSVita, Xbox 360
Parfois appelé
Need For Speed : Most Wanted 2

En manque de fraîcheur depuis le début de l’actuelle génération, la célèbre licence Need For Speed s’est vue boostée par les compétences du studio Criterion, développeur des Burnout, avec le très réussi reboot Hot Pursuit il y a deux ans. En 2012, les petits gars ont été embauchés à nouveau par EA pour un nouvel épisode, et pas des moindres, puisqu’il s’agit du renommé Most Wanted qui avait fait fureur en 2005… Fait-il honneur à son ancêtre ou entache-t-il la réputation de la saga ?

Test effectué à partir d'une version PS3

 
 
Most Wanted était indéniablement l'un des meilleurs opus de la série. Fort d’une ambiance automnale savoureuse et de bolides de fous furieux (qui ne se souvient pas de la mythique BMW M3 GTR ?!), le tout avec le grand retour des flics, inutile de vous préciser qu’il avait mis la barre très haut. Aujourd’hui, Criterion Games sort le reboot éponyme, et autant vous le dire tout de suite, il n’a plus grand chose à voir avec son grand frère.
 

Le Plus Voulu, ce sera moi

Dans la ville de Fairhaven, la circulation est plutôt rapide. Non pas que les limitations de vitesse soient élevées, mais simplement qu’elles sont régulièrement franchies par un groupe d’automobilistes au sang chaud. Vous l’aurez peut-être compris, à l’instar du premier Most Wanted, la liste noire fait son grand retour ! Composée des dix pilotes les plus recherchés par la police et chacun ayant une voiture unique, votre but ultime sera d’arriver à sa tête en battant tous ceux qui vous barrent la route (au sens propre comme au figuré), à grand coup de nitro et de drifts démesurés. Vous larguant directement dans la ville sans poser de question, le titre n’est pas de ceux qui vous narrent une histoire, mais plutôt du genre à proposer un contexte minimaliste dans lequel les développeurs se sont tapés des délires visuels. En effet, ici, les seules cinématiques sont des introductions de courses, souvent complètement barrées et on ne peut plus énigmatiques. Des voitures de police qui s’envolent, qui forment une boule au-dessus du sol puis larguées à toute vitesse sur la route pour tenter de vous arrêter, c’est le genre de vidéos qui vous laissent perplexes quant à la santé mentale des réalisateurs du soft. Personnellement, j’ai quelques fois lâché un « WTF » tant le contenu de certaines intro’ était… étrange. Des extravagances complètement assumées et donnant un certain charme, certes, mais souvent soporifiques et totalement hors-contexte. Mais où est Need For Speed ?
 

Paradise 2

En effet, les développeurs de ce nouveau Most Wanted ont peut-être un peu trop usé de leur savoir-faire, dans le sens où ils ont repris beaucoup, peut-être même excessivement, d’éléments de Burnout Paradise. Le célèbre système de takedowns par exemple, fait ici son grand retour sans différence flagrante avec l’excellent jeu de Criterion de 2008. De même, nous sommes lâchés dans un monde ouvert où l’urbanisme côtoie des vallées drôlement ressemblantes à celles de Paradise City. Pour démarrer une épreuve, il faut s’arrêter à l’endroit indiqué et faire crisser ses pneus; il y a une multitude de panneaux cachés à trouver et à dégommer, on doit réparer sa voiture et faire le plein de boost en passant dans des garages, le menu en temps réel est quasiment le même, et la cerise sur le gâteau : les places à gagner dans la liste noire s’effectuent presque de la même manière que dans le Burnout en question. Ainsi, après avoir accumulé un certain nombre de Speedpoints, qui remplacent les dollars, on peut affronter en duel un certain pilote de la fameuse BlackList (comme dans le précédent Most Wanted). Alors aura lieu une course effrénée qui, lorsque vous la gagnerez, s’enchainera avec une course-poursuite aléatoire - dans le sens où elle peut avoir lieu plus tard, lorsque vous vous baladez dans la ville par exemple – dans laquelle vous vous devez de faire un takedown à votre adversaire pour récupérer sa voiture et prendre sa place dans le classement. Cela nous vous rappelle rien ? Bingo : Burnout Paradise, again ! Non pas que tous ces éléments soient mauvais, bien au contraire, disons simplement qu’ils sont plus assimilés à la série phare de Criterion plutôt qu’à Need For Speed. Au lieu de retrouver la véritable ambiance de Most Wanted, on se retrouve avec un Paradise bis avec des voitures officielles et la conduite du dernier Hot Pursuit. C’est fort dommage.
 

J’ai comme un Besoin de Vitesse

Comme c’est la mode depuis maintenant trois ans dans un Need For Speed, il n’est plus possible de tuner sa caisse comme bon nous semble. Oh God, pourquoi ? Les voitures, ici au nombre de quarante environ, sont absolument magnifiques, bien modélisées, et sont souvent confrontées à la police ou à des joueurs online. Alors quelle idée d’avoir complètement retiré l’aspect tuning, l’essence principale des NFS depuis ses débuts, surtout dans un tel cadre que celui-ci ? Comme c’est décevant, d’autant plus qu’il était poussé à son maximum dans les opus new-gen… Au moins, il est possible de customiser sa voiture d’un point de vue performance, et c’est déjà ça. De même, les possibilités sont peu larges : on gagne des kits (des pneus, des châssis, des kits de nitro, etc.) selon les courses que l’on gagne, et que l’on peut attribuer à notre voiture avec le menu EasyDrive, une interface qui s’affiche en temps réel très efficace et intuitive. C’est à partir de là que l’on changera de voiture, que l’on basculera en mode online, ou que l’on choisira l’épreuve à faire… Bref, les modifications techniques sont, même si elles s’avèrent peu profondes, présentes et ont le mérite d’être efficaces. Le problème, c’est clairement la facilité à acquérir ces kits, et même les bolides eux-mêmes, puisque dans cet opus, absolument rien ne s’achète mais tout se gagne ou se trouve. En effet, quelle frustration d’apprendre que pour adopter une nouvelle voiture, il suffit simplement de la… trouver sur la map… Même si certaines sont bien cachées, on est loin de l’époque où il fallait réfléchir longuement à l’achat que l’on s’apprêtait à faire, et qui pouvait bien nous foutre dans la mouise s’il était mauvais ! De même, on commence directement en Porsche : certes, nous sommes directement dans des sensations de vitesses grandioses, mais où est le plaisir de démarrer dans une poubelle, choisie malgré nous, et d’évoluer petit à petit dans un engin de plus en plus singulier ? Nulle part. Les voitures se trouvent et sont données, et c’est tout. Au moins, on pourra toucher à tout sans trop de difficulté…
 

À fond les manettes

Il s’agit ici d’un grand défaut : la difficulté. Most Wanted s’avère un peu trop simple, si bien qu’il se termine en une petite journée sans grande peine. Certains défis sont certes corsés, mais ne sont pas obligatoires pour être numéro 1 de la Liste Noire, alors bon… Cependant, si vous comptez terminer le titre à 100 %, alors vous avez de quoi faire : entre toutes les courses à faire (souvent répétitives, d’ailleurs, puisqu’il n’y a que quatre modes d’épreuve à savoir les courses en circuit, les sprints, les runs de vitesse (où vous devez maintenir une moyenne de tant de km/h) et les courses-poursuites policières), toutes les voitures à trouver et tous les panneaux à dégommer, vous pouvez bien rajouter une huitaine d’heure à l’aise. Bien heureusement, le tout se fait avec grand plaisir puisque les sensations de conduite sont particulièrement réussies : pêchu et simple à prendre en main, le gameplay est une réussite, autant que l’étaient les deux derniers épisodes de la série. Tout du moins, le titre affiche une certaine monotonie dans ses objectifs, puisqu’ils sont souvent les mêmes et que l’on est obligé, sur la fin, de refaire exactement les mêmes courses avec plusieurs véhicules différents. Heureusement que l’on ne s’y ennuie pas manette en mains ! C’est d’ailleurs plutôt agréable de dégommer son adversaire avec un Porsche 918 Spyder, de tracer les flics en Pagani Huayra ou encore de rouler sur les rails d’un train avec notre Alpha Roméo 4C flambant neuve. La liste de bolides, elle, ne s’avère pas impressionnante par son nombre de caisses proposées mais bel et bien par son contenu. En plus des voitures citées précédemment, vous pourrez retrouver des automobiles mythiques telles que les Lamborghini Aventadore, Gallardo ou Countach, la McLaren MP4, la Pagani Huayra, la Lancia Delta Integrale, et beaucoup du même type… Un véritable régal tant la conduite est nerveuse à souhait. De ce point-là, pas grand-chose à dire, bravo Criterion.
 

Jolies portes, elles ouvrent à quelle heure ?

Mais si elles sont aussi réussies, ces bagnoles, c’est bien parce qu’elles sont joliment modélisées. En effet, tournant sur le nouveau moteur d’Electronic Arts, NFS Most Wanted est plutôt beau, du moins en premier plan. Et effet, si les voitures sont magnifiques grâce à un nombre de polygones conséquent et des reflets de bonne augure, ainsi qu’une route dont les détails sont vraiment sympatoches, le bât blesse lorsque que l’on observe un peu plus le paysage. Non seulement les environnement ne sont pas aussi bien détaillés que l’on pourrait l’imaginer, mais ils apparaissent parfois en retard : arbres, plantes, panneaux, il est assez récurent de constater un clipping, ne gâchant pas l’expérience de jeu non plus, un poil gênant. De même, certains ralentissements ont lieu lors de certaines séquences un peu encombrées de voitures et de gyrophares. La bande-son, quant à elle, est désormais loin de celles des anciens NFS. Aujourd’hui, nous avons du rock traditionnel, de l’électro, mais très peu de rap ou d’hip/hop comme on aurait pu l’apprécier. Fort heureusement, les artistes s’en sortent très bien dans leur domaine, puisque que cet opus s’achète tout de même des têtes connues : Muse, Skrillex (remixé, malheureusement), et quelques autres font une soundtrack réussie. Ne vous inquiétez pas, vous pourrez parfaitement intégrer vos propres musiques dans une playlist personnalisée.
 

Tu la vois, ma grosse et longue Panamera ?

Si le mode solo sera torché assez vite, il y a fort heureusement des fonctionnalités online des plus réjouissantes. Tout d’abord, et surtout, le système Autolog fait à nouveau un retour remarqué tant son concept s’avère efficace. Comptabilisant toutes vos performances et records, il les compare à ceux de vos amis PSN/XBLA et vous propose des défis en conséquence. De cette manière, il y a toujours quelque chose à faire pour être le meilleur de Fairhaven, et même si l’on sera lassé au bout d’un moment, l’intention est plus que louable. Bien évidemment, il est possible et même conseillé d’effectuer quelques courses en ligne, tant le fun qu’elles procurent est indispensable. Pour le moment, il y a du monde sur la toile et les serveurs semblent stables : il ne vous reste donc qu’à profiter des routes de la ville pour prouver au gens du monde entier que c’est bien VOUS, le plus recherché. Pour ceux à qui tout cela ne suffit toujours pas, sachez qu’une liste de trophées/succès vous attend et qu’elle est loin d’être facile, contrairement à ce qu’elle peut paraître au premier abord. Bonne chance !
 

Article rédigé par Naxi , le

Ce nouveau Most Wanted ne ressemble pas tellement à l’épisode originel, mais plutôt à Burnout Paradise auquel il emprunte (trop) d’éléments, le destituant presque du statut de Need For Speed. Fort heureusement, il reste tout de même un bon jeu de course arcade sur lequel on passera de bons moments, malgré le manque flagrant de réelles nouveautés.

Points positifs

  • Une gamme de voitures de qualité
  • Un gameplay nerveux et jouissif
  • Un multijoueur très fun

Points négatifs

  • C'est un Burnout ou un NFS ?
  • Trop facile, et donc trop court...
  • Pas si beau que ça (sur consoles du moins)
  • Assez répétitif

A propos de l'auteur

Naxi

Naxi

22 ans | Chasseur de cool

Guinness, Bacardi et 9mm : âgé de 20 ans, Naxi est le testeur le plus jeune de l'équipe. Embauché dès l'âge de quinze piges dans la rédaction, il se débrouille pour écrire sur sa passion entre deux soirées alcoolisées où se mêlent Tekken buveur, basses acidulées et lancers de nains roux. Une vie étudiante ponctuée par son addiction à Devil May Cry et son goût des bonnes femmes qu'il tente désespérément d'approcher par sa "voix d'acteur porno". Drôle d'énergumène.

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