Test : Spartacus Legends

Spartacus Legends - PS3

Genre : Combats de gladiateurs

Date de sortie : 27 juin 2013

Genre
Combats de gladiateurs
Date de sortie
27 juin 2013 - France
Développé par
Ubisoft
Edité par
Ubisoft
Disponible sur
PS3, Xbox 360
Modes de distribution
PlayStation Network

Spartacus Legends est vraiment un jeu qui nous fait revivre la série. Les lieux (les arènes, le marché, les fosses, le ludus), les personnages (Spartacus, Crixus..), même les armes et équipements proviennent de la série. Mais le joueur n'incarne pas un héros de cette dernière, mais un laniste débutant avec peu de moyens... du moins pour commencer.

Test effectué à partir d'une version PS3

 
 
Vous arrivez dans l'arène avec un frêle gladiateur, vous combattez, et vous gagnez des pièces d'argent et de la renommée. Celle-ci vous permet de passer les niveaux (50 au total), vous gagnez des pièces d'or à chaque niveau. Avec votre pognon, vous achetez des emplacements pour avoir plus de gladiateurs (8 max) et des équipements. Ainsi vous commencez avec un cure-dents géant et des pantoufles, pour finir avec un pilum romain et des Doc Martens antiques. Le jeu inclut deux monnaies distinctes : des pièces d'argent, gagnables gratuitement, et des pièces d'or. Le jeu vous permet d'obtenir gratuitement 250 pièces d'or, mais si vous ne voulez pas vous fouler, votre carte bleue peut vous aider : de 5€ pour 50 pièces d'or à... 150 € pour 3000 pièces d'or !
En « hors ligne » vous combattez dans tous les lieux. Chacun dispose d'un boss final issu de la série (par exemple, Spartacus pour la nouvelle arène de Capoue) et quand vous les avez tous vaincus, le jeu se recharge et vous pouvez recommencer ... mais les adversaires deviennent plus forts. Les touches sont simples et les combos sont courts et faciles, les classes variées et équilibrées.
Les graphismes ne sont pas top mais acceptables, et les collisions sont parfois mal gérées, par exemple on blesse l'adversaire d'un coup qui passe à coté de lui... mais tout ceci est excusé par les femmes nues visibles dans les décors à l'instar de la série. Kikitoudur !
 

Free-to-Play pompe à fric ou Free-and-not-Play ou Free-to-Entertain ?

Comme vous l'avez compris, le jeu se présente sous la forme d'un free-to-play, et tout est fait pour nous tenter en permanence d'injecter de l'argent dedans... Lors de chacun des 50 niveaux, vous pouvez acheter des équipements associés à celui-ci (une arme, un casque, une paire de pompes...) mais aussi les équipements des 5 niveaux suivants. Sauf que le prix de ceux-ci est bien plus élevé que leur valeur réelle et payable en or uniquement. Si vous attendez le niveau suivant, vous achèterez les équipements à un meilleur prix, et très souvent avec des pièces d'argent (gratuitement gagnables, contrairement aux pièces d'or sans avoir recours à divers stratagèmes).
Alors sans mettre un sou, on joue, on joue... mais on avance lentement. Et de plus en plus lentement, il faut des tonnes d'heures de jeu pour arriver au niveau 50. C'est pénible mais de bonne guerre : avec ce système vous bavez sur un équipement d'un niveau supérieur pendant plusieurs jours ou semaines, vous finissez par être tenté de sortir la carte bleue... mais finalement votre patience est récompensée.
 
 
Il y a suffisamment de matos que l'on peut obtenir gratuitement pour s'amuser. Sans débourser le moindre centime, on peut passer des heures à essayer les huit classes de gladiateurs (épée+bouclier, lance+bouclier, trident mais sans filet, deux épées, une grande épée, deux dagues, mains nues), à tuer d'un coup ou par « fatality » d'autres esclaves, à affronter des gens en ligne, à habiller et titrer ses hommes, personnaliser la bannière de son ludus, à délirer sur les noms des gladiateurs (Italius, Arabus, Fabius, Septicemus ..).
Il ne s'agit donc pas d'une démo gratuite mais bel et bien d'un jeu gratuit dans lequel on peut, si on le souhaite, se faire plaisir en sortant le porte-monnaie. Et pour le souligner, il existe une autre solution pour obtenir de l'or sans dépenser un kopeck : participer aux récents tournois en ligne !
 

Les tournois

Lorsque Spartacus Legends est sorti l'été dernier, on pouvait jouer en mode hors-ligne en affrontant divers gladiateurs, parmi eux ceux de la série, mais pas forcément les plus connus. Depuis, Agron, Gannicus et Ashur ont été rajoutés mais il manque encore des Barca, Nassir ... Naevia et Saxa. En online vous affrontez des internautes dans les différents lieux avec un classement mondial pour chacun d'entre eux. OK, déjà vu ...
Puis un jour sont arrivés les tournois, ce qui vous permet de gagner de l'or "gratuitement", et d'obtenir des équipements de qualité, c’est-à-dire des armes et fringues que vous pourriez vous payer si vous étiez au moins au niveau 30, soit de nombreuses heures de jeu. Depuis la dernière mise à jour, les gains de renommée sont doublés pour les combats effectués lors de ces tournois. Ils permettent donc de passer les niveaux plus vite.
En fait les tournois sont groupés par quatre (les « saisons »). Chacun d'entre eux se déroule dans un lieu différent : le marché, la vielle arène, l'arène de Capoue, etc., et sont organisés par poule de 100 joueurs. A la fin de chaque tournoi et saison, des récompenses sont distribuées. Le premier remporte 100 pièces d'or (mais bon courage pour y arriver !), puis cela descend à un titre de gladiateur puis à un équipement. A la fin de la saison, un classement par pourcentage est effectué. Si vous êtes dans le premier pourcent vous touchez 250 pièces d'or. Il n'est pas si difficile de finir dans le premier pourcent car bon nombre de joueurs ne font que quelques combats durant la saison. Nous avons réussi à y figurer en gagnant moins de 50 % de nos combats... ensuite vous gagnez des titres et de l'argent.
Même si le mode tournoi apporte un énorme plus par rapport au contenu proposé au lancement du jeu, un mode versus permettant de s'affonter entre amis sur la même console dans le même salon serait le bienvenu, comme c'est le cas dans la quasi-totalité des jeux de combat. Cela dit, un mode permettant de défier ses amis en ligne en pariant de l'argent est désormais disponible, c'est toujours ça de pris.
 

Un gladiateur = un tamagotchi à usage unique... ne pas s'y attacher !

Dans Spartacus, vous n'êtes pas dans la peau d'un gladiateur mais d'un laniste (même si c'est vous qui contrôlez les gladiateurs pendant les combats). Et un gladiateur, ça meurt au combat, donc ne vous attachez pas à un homme même s'il a gagné de solides aptitudes (des amélioration de puissance, vitesse, attaque, etc.). Heureusement, tous les combats ne sont pas mortels : pour pouvoir tuer son adversaire il faut que votre jauge d'estime du public soit pleine à la fin du combat façon Ryse, le public étant plus ou moins nombreux selon les lieux de combat. Plus il est nombreux, plus la jauge monte vite. Si votre gladiateur est tué, vous pouvez le ressusciter en payant. Inutile de se ruiner pour un esclave, si vous jugez le coût de la transaction trop élevé, laissez donc votre malheureux gladiateur aux enfers. Pour éviter des triches en ligne, du genre du Kevin qui se déconnecte avant la fin de la partie pour éviter que son homme ne périsse, les développeurs ont prévu un mécanisme pour supprimer les gladiateurs subissant trop de déconnexions. Malheureusement, ce système est bancal et il arrive que son gladiateur soit injustement supprimé. Bref, les gladiateurs sont vraiment des objets à usage unique, contrairement aux équipements qui une fois achetés restent définitivement dans votre collection.
 

Des manques par rapport à la série

Vous avez remarqué la nudité présente dans le jeu à l'instar de la série ? Et vous vous souvenez que dans cette dernière le laniste offre régulièrement des prostituées aux gladiateurs pour les récompenser ? Rien de tout cela n'apparaît dans le jeu, et pourtant on aurait voulu plus de cul ! Il aurait été rigolo d'utiliser ce mécanisme pour faire gagner une vie à votre homme épuisé, ou augmenter ses compétences !
Des gladiatrices auraient aussi été un plus. Au lieu que les coups ouvrent leur peau ils pourraient découper leurs vêtements ! Et d'une manière plus générale, le jeu pourrait bénéficier de plus de classes : par exemple, il est frustrant que le rétiaire dans ce jeu n'ait pas son filet.
Enfin, notons l'absence de l'arène historique dans laquelle Spartacus a organisé des combats de gladiateurs entre soldats Romains pour venger Crixus. Cette arène magnifiquement sculptée dans la roche dans la série aurait pourtant été la bienvenue dans le jeu.
 

Article rédigé par Jean-Bols , le

D'abord, nous soulignerons le fait qu'il est tout à fait possible de jouer à Spartacus Legends sans y mettre un sou. De ce point de vue, l'esprit free-to-play est parfaitement respecté. De plus, il est aujourd'hui le seul jeu de baston mettant en scène la gladiature. Certes, il reprend le système classique de personnages "fixes" à l'instar de Street Fighter, avec les personnages de la série, mais son originalité réside dans l'art de mettre le joueur dans la peau d'un laniste. Donc d'utiliser des inconnus qui mourront tôt ou tard pour la gloire de son ludus.
Aussi le jeu est en perpetuelle évolution. Les bugs disparaissent et de nouvelles formes de jeu apparaissent régulièrement. On regrettera toutefois que les graphismes n'aient pas été plus soignés dès le lancement du jeu.

Points positifs

  • Originalité du thème
  • Modes de jeu (tournois, défis, etc.)
  • Véritablement gratuit si on a de la patience
  • Nudité et effets gores

Points négatifs

  • Bugs en ligne
  • Graphismes
  • Absence de certains persos importants de la série

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