Test : Puppeteer

Puppeteer - PS3

Genre : Plates-formes kawaï

Date de sortie : 11 septembre 2013

Genre
Plates-formes kawaï
Date de sortie
11 septembre 2013 - France
Développé par
SCE Japan Studio
Edité par
Sony Computer Entertainment
Disponible sur
PS3
Modes de distribution
Boutique
PlayStation Network
PEGI
 Interdit aux moins de 12 ans
 Grossièreté de langage
 Violence

Mesdames et Messieurs ! Bienvenue dans le fantastique théâtre de GameHope. Aujourd’hui, des marionnettes, de l’aventure, des animaux un peu énervés et des décors splendides ! Préparez-vous pour le formidable test de Puppeteer, nouvelle exclusivité PS3 qui vaut le détour. Mais avant le spectacle, veuillez éteindre vos téléphones portables. Merci.

Test effectué à partir d'une version PS3

 
 
Sony l’aime sa PlayStation 3. Jusqu’au bout, puisque même avec la PS4 qui pointe le bout de son pad, le constructeur est bien décidé à fournir de jolies exclusivités à sa console en cette belle année 2013. Parmi elles, un certain Puppeteer, jeu de plates-formes dont l’annonce lors de la Gamescom 2012 nous avait tapé dans l’œil. Voici donc la Lune où règne une certaine déesse, mais un jour un de ses sujets et ami prend sa place et s’autoproclame Roi Ours de la Lune. Il se nourrit des âmes des enfants de la Terre pour asseoir son pouvoir. Cependant, une des âmes, un certain Kutaro, ne va pas se laisser faire et va s’échapper et tout faire pour mettre à mal les plans de l’ours à l’aide d’une sorcière nommée Ezma Potts, de son chat Yin-Yang et d’une sorte de fée un peu bavarde qui porte le doux nom de Pikarina (rien à voir avec la bestiole jaune bien connue).
 

Le petit théâtre de Kutaro

Balayons l’évidence tout de suite : le jeu est sublime visuellement. Chaque décor fourmille de détails et est admirablement bien pensé pour nous émerveiller, que ce soit dans les couleurs, le design ou même la lumière. La mise en scène dans les cinématiques est tout aussi sublime et les transitions entre les différents plans où l’on voit les décors qui se mettent en place sont maitrisés de main de maître pour nous en mettre plein la vue. Cela va jusque dans les détails puisque, pour rappeler que nous sommes dans un théâtre, on voit quelques engrenages pour faire défiler les décors ou les rideaux et les projecteurs qui entourent la scène. On a aussi droit aux réactions du public. Bref, l’équipe de Sony Japan a tout fait pour que l’on se croit au théâtre. Niveau histoire, c’est du classique avec le méchant tyran et tout le toutim. La morale est même clairement destinée aux enfants. Cependant, un peu comme dans un Dreamworks ou un Pixar, cela marche aussi pour les parents car les dialogues sont bien écrits et bourrés de références et de blagues destinées aux plus âgés. Les doublages anglais sont d’ailleurs de très bonne qualité et on croit à chacun des ces personnages faits de bois et de tissu. On saluera aussi le narrateur qui est hilarant et dont les dialogues avec Pikarina sont assez géniaux. Le tout est surmonté par la cerise qu’est la musique du jeu : tantôt épique, tantôt magique, elle est toujours géniale et c’est une des meilleures bandes originales actuelles.
 

Le Puppet Show

Puppeteer est un jeu de plates-formes et force est de constater que l’émerveillement des décors ne se traduit pas vraiment dans le gameplay. On retrouve en effet plein de mécaniques que l’on connaît bien (un équivalent aux niveaux aux chariots de Donkey Kong par exemple) et l’on est rarement surpris par un nouvel élément de gameplay. Cela dit, les développeurs s’en servent très bien et proposent des niveaux fort agréables à parcourir. Peut-être un peu trop puisqu’ils sont bien trop faciles de part leur design et aussi par la présence un peu trop importante de checkpoints couplés à des vies que l’on récolte à la pelle comme dans un New Super Mario Bros. Il serait cependant de mauvaise foi d’ignorer les deux petites nouveautés de gameplay propres à ce jeu. La première étant les ciseaux qui permettent de découper les décors pour avancer (et accessoirement se débarrasser des ennemis). Sans être ultra révolutionnaires, ces phases nous changent un peu et sont très dynamiques. L’autre spécificité du jeu est malheureusement mal exploitée : Kutaro étant transformé en marionnette ayant perdu sa tête, il pourra en enfiler d’autres en chemin. Elles feront office de points de vie aux nombres de trois. Cependant, elles sont plus une sorte de collectibles que de vrai changement de gameplay. Elles permettent seulement de débloquer quelques secrets. Pour avoir du gameplay, il faudra se pencher sur les 3 pouvoirs : le bouclier, la bombe et la tête de taureau. C’est malheureusement peu et il aurait été de bon aloi de proposer plus de pouvoirs. Enfin, le joueur dirige aussi Pikarina avec le deuxième stick en plus de Kutaro. Elle sert surtout à farfouiller dans les décors pour trouver des secrets, ce qui devrait donc ravir les curieux et explorateurs. Cela étant, le jeu se renouvelle constamment en proposant des situations assez variées pour ne pas provoquer l’ennui. Les boss sont particulièrement réussis à ce niveau-là. Pour le reste, Kutaro est bien maniable et rappellera un peu Sackboy de LittleBigPlanet de par ses sauts un peu flottants.
 

Les Guignols du jeu vidéo

La galette a une bonne durée de vie avec 7 actes comprenant chacun 3 niveaux plutôt longs. Il faudra un peu moins d’une dizaine d'heures pour arriver au bout. Puppeteer dispose en plus d’un peu de rejouabilité puisqu’il y a pas mal d’items à collecter. Il y a tout d’abord les différentes têtes qui en plus permettent de débloquer des niveaux bonus à finir dans un temps limité. Il faut aussi récolter les âmes des petits nenfants subtilisées par le méchant nounours. Bref, il y a de quoi faire. Le jeu propose aussi des petites histoires contées qui se débloquent à chaque fin d’acte et qui sont plutôt cools. Penchons-nous enfin sur le mode multijoueur en coop, il montre bien que le jeu est destiné aux petits puisque le deuxième joueur est plus un assistant qui dirige Pikarina pour chercher des objets dans les décors (jouable au Move). Cela rappelle un peu le mode coop de Mario Galaxy. Il est donc plutôt déconseillé entre potes mais marchera plutôt bien avec vos enfants.
 

Article rédigé par Neo , le

Puppeteer est une réussite artistique. Le jeu est beau, détaillé et vous émerveillera constamment. Les musiques sont tout aussi géniales et le jeu est admirablement mis en scène dans les cinématiques et propose des doublages de qualité. Cependant, cette réussite et originalité visuelle se voient à peine dans le gameplay. Seules les phases en ciseaux sont un peu novatrices mais le gameplay des têtes ne va pas assez loin. Le jeu réutilise sinon des mécaniques bien connues même si elles sont utilisées de fort belle manière. Malheureusement, il est aussi trop facile et ne posera aucun problème aux joueurs chevronnés. Cela dit, le voyage est plaisant et il serait bête de se priver vu qu’il est disponible pour un peu plus de 30 euros.

Points positifs

  • Un jeu sublime visuellement
  • Une BO excellente
  • Des doublages de haute volée
  • Le gameplay se renouvelle constamment
  • Bonne durée de vie
  • Pas cher
  • Des dialogues savoureux

Points négatifs

  • Trop facile
  • Des mécaniques un peu trop connues
  • Le gameplay des têtes ne va pas assez loin

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