Test : Les Cinq Légendes

Les Cinq Légendes - PS3

Genre : Caca légendaire

Date de sortie : 23 novembre 2012

Genre
Caca légendaire
Date de sortie
23 novembre 2012 - France
20 novembre 2012 - USA
Développé par
Torus Games
Edité par
Namco
Disponible sur
3DS, DS, PS3, Wii, Wii U, Xbox 360
Modes de distribution
Boutique
PEGI
 Interdit aux moins de 12 ans
 Violence

Comme à l’accoutumée, chaque grosse production cinématographique a droit à son adaptation en jeu vidéo lors de sa mise en salle. Le film d’animation Les Cinq Légendes étant plutôt bon dans son genre, je me suis porté volontaire pour tester le titre, pad en mains. J’aurais mieux fait de continuer à newser.

Test effectué à partir d'une version PS3

 
 
Vous savez, développer un jeu vidéo, ce n’est pas une tâche facile. Surtout lorsque l’on a peu de temps, d’argent, et DE MOTIVATION. Car oui, sans l’envie de travailler, on arrive souvent à un résultat un peu cata’. Les Cinq Légendes illustre parfaitement cet exemple puisqu’il dispose d’un contenu démontrant l’immense flemme - ou bien il s’agit réellement d’un manque de temps et d’argent – des développeurs de Torus Games. À moins de s’être amusés à nous refourguer l'un des plus mauvais jeux de l’année, en énumérant un à un les éléments les plus dégueu’ à créer lors du brainstorming, les concepteurs du soft ont ici produit un accident. Et qui prouve bien la légende des adaptations ratées…
 

Les Cinq Daubes

Les Cinq Légendes sont composées d’un casting de rêve : le Père Noël, le Lapin de Pâques, la Fée des Dents (la Petite Souris étant inconnue hors de l’Hexagone), le Marchand de Sable et Jack Frost, ce dernier étant un petit jeune inconnu doté de superpouvoirs de glace. Ces derniers maintiennent la paix dans le monde grâce aux croyances des enfants : plus il y en a qui croient en eux, et plus le calme et la sainteté régneront. Mais Pitch, ou le Croquemitaine, est sorti de son monde ténébreux pour foutre le dawa dans l’esprit des bambins : il leur fait faire des cauchemars, et fait baisser leur foi. Ouh le vilain ! Heureusement, nos héros sont là pour vaincre les armées de cauchemar de Pitch et restaurer l’ordre aux quatre coins de la planète. Dieu que ça va être chiant…
 
 
Si le scénario passe très bien dans le film, autant dire qu’il est quasiment inexistant dans le jeu vidéo. Les « cinématiques » sont rares, basiques, et pire encore, se répètent. On se retrouve donc plusieurs fois avec la même vidéo à regarder lorsque l’on avance dans le jeu, tout comme les dialogues, affreusement mal placés et buggés jusqu’à la moelle. Les phrases que les personnages lancent ingame, en plus d’être très peu variées, se répètent plusieurs fois d’affilée sans raison particulière. Vraiment gonflant, notamment quand ceux-ci sont constitués de jeux de mots à deux sous… Heureusement, les voix des différents protagonistes sont les originales. Mais pour ce qu’ils ont en fait, autant fallait-il les rendre muets.
 
 
La direction artistique, elle, n’est pas totalement à chier. Bon, il est clair que ce n’est pas non plus un exemple, mais l’univers est assez fidèle au long-métrage. Le problème vient du fait que leur réalisation architecturale est tout simplement gerbante : découpés en plusieurs sections afin de paraître plus vastes, les cinq mondes (chacun appartenant et étant propre aux Légendes) sont ridiculement petits, constitués d’embranchements hasardeux, de murs invisibles et de couloirs. Histoire d’en rajouter une couche, sachez que le level design n’est pas non plus aidé par la beauté des graphismes, ces derniers étant particulièrement laids et entachés par une caméra isométrique basique. La seule explication plausible trouvée étant la suivante : j’ai traversé une faille temporelle m’ayant ramené en 2005, et je suis en train de jouer sur GameCube. Malheureusement, j’avais tout faux, on est bien sur PlayStation 3, presque en 2013.
 

Pitch, oh mon pitch, quand t’as un p’tit creuuux

Ah oui, j’avais oublié de vous le dire, Les Cinq Légendes est en fait un hack’n’slash. Enfin, on ne sait pas trop, il doit essayer de l’être, sans doute. Vous avez donc le contrôle de cinq personnages au total, qui apparaissent tous à l’écran et interchangeables grâce aux touches directionnelles. Le truc cool, c’est que n’importe qui peut prendre une manette et s’inviter pour jouer en coopération, et ce jusqu’à quatre gamers. Le truc pas cool, c’est que les combats sont aussi vomitifs que 2 Girls 1 Cup, aussi chiants qu’un feuilleton de l’Inspecteur Derrick et aussi répétitifs qu’un film X pour nains est attirant. Bref, vous voyez le tableau, et autant vous dire que jouer à ce titre n’est pas du bonheur.
 
 
Durant la dizaine d’heures demandées pour terminer le jeu à 100 %, vous devrez ouvrir des coffres et buter des rats. Voilà, c’est tout. Le bestiaire est si peu varié que l’on se fait iech’ au bout de la deuxième zone : des souris, des chevaux, des loups, des machins volants et des grosses écrevisses, le tout dans une espèce d’ombre qui donne mal au crâne, et point barre. Les objectifs étant extrêmement répétitifs, pour ne pas dire d’un ennui mortel, vous demandant essentiellement de tout ratisser dans la zone demandée pour protéger un gamin ou de délivrer un lutin d’une cage, vous allez passer votre temps à affronter des vagues et des vagues identiques d’ennemis. Et là, c’est le drame ! Les bestioles sont tellement nombreuses à la fois, se comportent tellement n’importe comment (vos compagnons agissent de même, bien entendu) et les effets graphiques tellement abusés et proéminents qu’il vous est quasiment impossible de piger quoique ce soit. Le moteur, très mal maîtrisé, affiche des saccades honteuses. Les animations, déjà bien rigides à la base, commencent à lager, et vous, vous êtes perdu. Vous ne savez même plus où vous êtes dans ce bric-à-brac qui rame à mort, ni-même où vous frappez. Et que dire du gameplay, tout simplement faramineux… Durant dix heures, vous allez spammer la touche Croix, la touche d’attaque principale, et de temps en temps quelques autres boutons qui offrent des coups magiques du plus moche effet. Une possibilité d’esquive que l’on utilisera surtout pour se déplacer plus vite dans la map et une parade que l’on aura oublié dès la première dizaine de minutes, et c’est terminé. Rarement une jouabilité aura été aussi pauvre. Le tout s’avère déroutant, déprimant, blasant. Il existe bien des capacités d’évolution des personnages, avec du level-up et un peu de customisation des compétences, pourtant pleines d’espoir et de bonnes intentions, mais le jeu est bien trop simple pour qu’elles aient de l’intérêt. Dans ce jeu, vous ne mourrez jamais, vous ne galérerez pas non plus, et vous ne débloquerez rien mis à part des défis de batailles inintéressants. Le challenge est à son plus bas point, tout comme le plaisir de jeu.
 

Article rédigé par Naxi , le

Raté raté ratééé. Les Cinq Légendes est une daube infâme, laide, ultra-répétitive et bien trop longue. Si le titre mériterait son 1, ses quelques bonnes idées comme les capacités d’évolution et les décors presque fidèles au film le sauvent et l’amènent à 2. Féérique.

Points positifs

  • Quelques environnements sympas
  • Les trophées/succès, seule motivation...
  • Peu de temps de chargement

Points négatifs

  • C'est moche, ça rame, et c'est complètement bordélique à l'écran
  • 10 heures de souffrance
  • Un gameplay soporifique
  • Des objectifs soporifiques
  • Un bestiaire soporifique
  • Un jeu qui te fait chier tout court

A propos de l'auteur

Naxi

Naxi

22 ans | Chasseur de cool

Guinness, Bacardi et 9mm : âgé de 20 ans, Naxi est le testeur le plus jeune de l'équipe. Embauché dès l'âge de quinze piges dans la rédaction, il se débrouille pour écrire sur sa passion entre deux soirées alcoolisées où se mêlent Tekken buveur, basses acidulées et lancers de nains roux. Une vie étudiante ponctuée par son addiction à Devil May Cry et son goût des bonnes femmes qu'il tente désespérément d'approcher par sa "voix d'acteur porno". Drôle d'énergumène.

Contacter

Commentaires