Test : Mad Max (2015)

Genre : Action

Statut
Abandonné
Genre
Action
Développé par
Avalanche Studios
Edité par
Warner Bros. Games
Disponible sur
PC, PS3, PS4, Xbox 360, Xbox One
Modes de distribution
Boutique
PEGI
 Interdit aux moins de 18 ans

Le flic le plus badass d’Australie est de retour. Après un come-back très remarqué avec l’excellent Fury Road, sorti sur grand écran en avril dernier, Max a décidé d’entamer une petite excursion en jeu vidéo. Au programme : du sable, du sang, de l’essence et DES PUTAINS DE MOTEURS V8.

Test effectué à partir d'une version PS4



Cela fait tellement longtemps que l’on attendait un jeu Mad Max ! Il faut bien avouer qu’avec ses quatre films cultes - même si le troisième opus s’apparente plutôt au vilain petit canard (en décomposition, dépecé et atteint d’une syphilis radioactive, certes), il y avait vraiment de quoi faire. La folie des différentes populations, la course vers le fuel, le culte des voitures : on a croisé les doigts de mains et de pieds pour que le jeu en question exploite toutes ces thématiques correctement. Entre nous, si Mad Max est loin d’être parfait, il s’avère franchement sympa. On a tout a fait apprécié traîner un warboy sur quelques kilomètres de sable brûlant avant de lui piquer son baril de carburant, ou encore enflammer quelques tarés hurleurs au fusil à canon scié : non, vraiment, les hobbies dans le désert post-apo, ça manque clairement à la société d’aujourd’hui.

Grand fou

Max est dans la merde. Alors qu’il vadrouillait OKLM dans le désert, il se fait attaquer par l’un des convois les plus dangereux de la région. Tranquillement, il défonce la plupart de ses attaquants, y compris le chef méga balaise Scrotus (notamment fils d’Immortan Joe) en lui enfonçant ni plus ni moins qu’une tronçonneuse dans la tête. Ce qui est tout à fait normal : moi-même, de mauvaise humeur, j’utilise mon téléphone pour énucléer le premier malade qui me demanderait une clope dans la rue avant d’asperger son corps de sang de porc au cumin. Malheureusement, l’ex-policier se fait dégager, tabasser et totalement dépouiller puisqu’on lui pique au passage l’Interceptor. La loose, un peu. C’est donc tout naturellement qu’il repart en quête d’une belle bagnole afin de s’extirper de ce coin craignos et rejoindre les Plaines du Silence, un endroit mystique où Max pourrait enfin échapper à son passé un peu hardcore. Il fait la rencontre de Chumb, un bossu pas vraiment taillé pour le mannequinat mais très bon mécano et camarade de route, qui l’aidera à se remettre sur pieds et à défoncer toutes les factions d’une map franchement balaise.

Un MAX de sable #jeudemot

Il est vrai qu’à première vue, il semble facile, voire peu audacieux, de proposer une immense carte pleine de sable, et point barre. Là où Mad Max s’en sort plutôt bien, c’est qu’il arrive à fournir un univers franchement stylé, qui puise dans tous les films de la saga : dunes de sable fin, marais dégueulasses, montagnes de déchets, plaines rocailleuses… Les différentes zones ont toutes une caractéristique propre qui permet au joueur de ne pas avoir la sensation de se retrouver simplement dans une map vide et rien d’autre. De plus, il y a souvent des vestiges abandonnés à visiter : ancienne aire de repos, station d’essence, maisons… Rajoutez à cela des forteresses à prendre, des petites villes à visiter, des courses à faire, des trucs un peu partout à dégommer et des conditions climatiques variables (les tempêtes sont tout simplement géniales) et vous avez une zone de jeu finalement moins vide que l’on aurait pu le penser. La direction artistique affine également ce monde si particulier, en lui offrant des couleurs chaudes comme Sasha Grey, ponctuées de personnages complètement barrés.

Quand tu te dit que t'as appris le code de la route à 18 ans pour rien
Quand tu te dit que t'as appris le code de la route à 18 ans pour rien

Blood for mercy

Malheureusement, la campagne solo, qui se laisse suivre agréablement, manque cruellement de panache et de finition pour marquer au fer rouge. L’histoire s’avère finalement très pauvre : les personnages sont peu creusés, le final est sensiblement nul à chier puisqu’il démolit tout ce que le scénario s’est forcé de construire auparavant (un beau wtf), et, globalement, il manque un enjeu réel pour tenir le joueur en haleine. De manière générale, on se doit d’assaillir des camps ennemis, récupérer de la ferraille pour s’améliorer (via des possibilités de level-up vraiment complètes), soi ou sa voiture, et de faire pas mal de kilomètres en bagnole lors d’attaque de convois ou de courses à la mort. Missions solos et annexes confondues, y a pas à tortiller du boule : le contenu est faramineux, mais s’avère peu varié. Rien d’affolant non plus puisque l'on prend vraiment plaisir à jouer grâce à un gameplay simple mais plutôt efficace. En voiture, les sensations sont brutales et sableuses grâce aux routes empoussiérées et à Chumb, constamment posté à l’arrière du véhicule, qui peut harponner les ennemis de façon ultra-violente (mais tellement fun) ou bien leur envoyer des lances explosives. Il est possible de customiser sa bagnole de fond en comble : l’équiper d’armes (piques, pare-chocs de thug, brûleurs latéraux, etc.), d’équipements (pneus adhérents, châssis renforcé, structure modifiable, etc.) ou encore de visuels (peinture, ornement de capot, stickers, etc.). À pieds, les combats se déroulent à la manière d’un Batman Arkham : il suffit de marteler les touches d’attaque et de contrer/esquiver au bon moment les coups des nombreux malades qui veulent en découdre pour en sortir victorieux. On notera l’extrême violence des bastons, plutôt jouissives, qui ne cesse de progresser avec le level-up de Max qui peut s’équiper de poings américains, de blousons solides ou de nouvelles compétences. Pas hyper fouillé, vite répétitif, mais franchement sympa.

Sortie éméchée de boîte lors de la soirée "Village People" du Marais
Sortie éméchée de boîte lors de la soirée "Village People" du Marais

Sinon, il y a quand-même un ennemi du jeu qui s'appelle "Gueule de Fion" et qui assume

Autre point primordial du jeu : l’aspect survie. Oubliez Bear Grylls : ici, vous n’aurez pas besoin d’écorcher un bambou chinois pour bouffer des fourmis à 4h du mat'. Néanmoins, Max devra se démerder constamment pour s’en tirer. Cela signifie qu’il doit remplir sa gourde pour restaurer sa santé (ou bien bouffer de la pâté pour chien, des asticots de cadavres et des rats morts : no joke, Max est clairement le plus grand champion de Fear Factor de la galaxie), récupérer de l’essence pour alimenter sa machine, survoler la zone en montgolfière pour marquer (manuellement) les établissements du coin sur la carte, ou encore créer de nouveaux équipements pour les villes du coin. Les tâches à accomplir sont nombreuses et se coordonnent parfaitement avec l’univers respecté de la célèbre licence. Comptez une vingtaine d’heures pour terminer la quête principale et une bonne vingtaine d’autres pour effectuer la plupart des autres trucs : un jeu long et plutôt agréable, ça fait quand même du bien, sérieux.

Article rédigé par Naxi , le

S’il n’est jamais très original, puisqu’il puise dans beaucoup de gros jeux du moment, Mad Max est au final un titre réellement plaisant avec un charme indéniable : l’univers de la saga est envoûtant grâce à une direction artistique léchée, un joli contenu et des sensations brutalement jouissives. Dommage seulement que les tâches à faire s’avèrent répétitives et que l’histoire ne se soit pas plus travaillée : si l’on aurait pu se retrouver avec un véritable petit bijou, nous avons là un titre juste très sympathique. Et bordel, c’est déjà pas mal.

Points positifs

  • Un univers vraiment cool et qui respecte la saga
  • Plutôt joli, avec de zolis effets de lumière
  • Brutal et jouissif
  • Beaucouuuup de choses à faire
  • De jolies arbres de compétences

Points négatifs

  • Des baisses de framerate dégueulasses sur consoles (mais le jeu est parfaitement optimisé sur PC)
  • Un gros contenu, oui, mais pas très varié
  • Une histoire et une narration qui tombent à l'eau
  • La survie est un mécanisme cool mais un tantinet lourdaud
  • Des bugs de collision parfois pénalisants

A propos de l'auteur

Naxi

Naxi

22 ans | Chasseur de cool

Guinness, Bacardi et 9mm : âgé de 20 ans, Naxi est le testeur le plus jeune de l'équipe. Embauché dès l'âge de quinze piges dans la rédaction, il se débrouille pour écrire sur sa passion entre deux soirées alcoolisées où se mêlent Tekken buveur, basses acidulées et lancers de nains roux. Une vie étudiante ponctuée par son addiction à Devil May Cry et son goût des bonnes femmes qu'il tente désespérément d'approcher par sa "voix d'acteur porno". Drôle d'énergumène.

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