Preview : MotorStorm

MotorStorm - PS3

Genre : Course de dingue

Date de sortie : 23 mars 2007

Jamais une console n’aura eu un tel line up. Le choix s’avèrera cornélien pour qui commencera son endettement sur 10 ans le 23 mars prochain. Parmi la presque trentaine de titres, seuls quelques uns sorte du lot, pas forcément des pirouettes techniquement abouties ou des exclusivités. Aïe ! Cependant, il faudra bien se laisser tenter par quelque chose. De l’arcade ? Allons faire un petit tour du côté de chez Storm. MotorStorm.

 
 
Ce titre fait partie de la poignée de titres originaux sur PS3. J’entends par là que ce n’est pas une énième adaptation ou portage de feignant. Alors bien sûr on s’y intéresse. MotorStorm vous plonge dans une ruée mécanique assez furieuse. Ici, il n’est pas question de monture organique, tel un vieux Ghost Rider de 1877, ni de courses soporifiques avec des monstres aux peintures brillantes qui ne se rayent jamais. Ici, on joue dans la cour des grands barbus. Avec le genre de gars (et de p’tites pépés quand même) que tu vois toujours en sueur dans les films US, avec un cure dent dans la bouche.
 

L’écran transpire

Lancer MotorStorm, c’est un peu comme insérer un piment de Cayenne dans la PS3 (ouïe les hémorroïdes !). Il fait chaud ; l’écran transpire presque – non ce n’est pas la console qui chauffe. Dans cette ambiance assez pesante, la course se charge. On aperçoit quelques morceaux du parcours pour arriver à la ligne de départ, seul signe de préparation, un peu comme l’unique vestige d’une ancienne civilisation. Les moteurs grondent, le compteur défile, les esprits s’échaudent. C’est comme à la roulette, rien de va plus. Plus que quelques secondes avant de pouvoir utiliser mon boost afin de faire prendre un peu d’avance à mon gros 4X4. Le terrain est chaotique au possible mais je suis équipé pour : les suspensions tiennent la piste. Premier trou, premier accrochage, deuxième, troisième, je ne les compte plus. Je dois jongler entre percuter/être percuter et la falaise. Dérapage, les roues arrière ne touchent plus la terre. Mazette ! Un coup de boost et je redresse. Un maintien du boost et j’avale la piste, même en inclinaison à 45 degré vers le vide. Le boost a une jauge qui se remplie « tient c’est le contraire normalement … ». A peine le temps de comprendre que mon véhicule déjà bien amoché laisse une traîne de feu magnifique qui brûle le sol… et se désintègre royalement. C’est une des manières de finir désagrégé. Oui car c’est bien le mot : le véhicule explose et se désosse. Impressionnant. D’ailleurs, même si la chute, le choc brutal contre un roc ou l’abus de boost est une punition, on y prend quand même un malin plaisir.
 

Mangeons du pneu

L’ensemble est nerveux : les concurrents se tirent la bourre et vous faites de même. L’autre adversaire n’est autre que la piste elle-même. Souvent courte et donc assez facile d’apprendre par cœur, elle n’en reste pas moins dure. Laissez-vous tenter par une vue intérieure qui vous caressera la rétine, mettez des lunettes car la poussière fait mal aux yeux. Sauf peut être quand la tôle du capot se froisse auquel cas vous n’y verrez plus rien. Envie de moins de carcasse de métal ? Allez hop, on chevauche un bécane. La conduite est différente, plus rapide mais plus fragile… vous êtes-vous déjà fait rouler dessus par un buggy ? De même qu’avec le 4X4, il n’est pas rare qu’après un saut, on se retrouve sur un adversaire. La musique semble bien coller à ce chili bouillonnant et s’accorde bien avec le ronflement des divers véhicules, ça bouge vite, ça fait mal. Le titre montre du costaud. Une bien belle mise en bouche. Le tout se joue bien à la Sixaxis, sauf peut être si le joueur expérimente le gyro… à essayer tout de même pour se rendre compte qu’on est vraiment bien avec un bon vieux gamepad next gen classique.
 

Article rédigé par Pr. Moriarty , le

Nous n’irons pas plus loin car nous n’avons rien pu tester de plus, tout simplement. Pas mal de questions arrivent, comme la diversité des courses, leurs nombres, les véhicules, l’histoire (non j’déconne), mais qu’est-ce que c’était bon ! Un titre sans prise de tête, au fun immédiat. S’il donne plus que le minimum syndical pour un titre du launch, il se pourrait que nous tenions là un titre vraiment accrocheur pour le 23 mars.

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