Test : Ridge Racer 7

Ridge Racer 7 - PS3

Genre : Course arcade

Date de sortie : 23 mars 2007

Genre
Course arcade
Date de sortie
23 mars 2007 - France
Développé par
Namco
Edité par
Bandai Namco Entertainment
Disponible sur
PS3
Parfois appelé
Ridge Racers
Modes de distribution
Boutique
Site officiel
Site officiel
PEGI
 Interdit aux moins de 3 ans

Une fois n’est pas coutume : nouvelle console Sony, nouveau Ridge Racer. Alors, pour cette septième itération, évolution ou révolution ? Pas vraiment les deux mon capitaine.

 
 
Présent parmi les jeux du lineup de la sortie de la Playstation 3, Ridge Racer 7 est l’un des - rares - titres de la console à ne pas être multi supports. Du moins, en apparence. En effet, s’il est affublé du chiffre 7, les joueurs de la version Xbox 360 (Ridge Racer 6 pour ceux qui ne suivent pas dans le fond de la salle) auront donc la surprise de ne voir finalement qu’une amélioration de leur mouture, agrémentée de quelques petits suppléments pas forcément renversants pour quiconque a déjà maîtrisé la bête sur la console blanche de Microsoft. On compte huit nouveaux véhicules (40 au total) et neuf nouveaux cirtcuits (22 au total, plus les mêmes en mode inversé). Reste que les fans, ou les amateurs de conduite arcade qui n’ont pas eu l’occasion de tâter Ridge Racer 6, pourront y trouver leur compte.

Le concept est toujours le même : de la conduite arcade dans son plus simple appareil, des dérapages à gogo pour aborder au mieux les virages et gonfler la jauge de boost afin de terminer la course à fond la caisse en laissant les concurrents contempler votre pare-choc arrière, genre « Si vous lisez ceci, vous êtes un loser ».

Graphiquement, le jeu propose des environnements variés mais aux finitions inégales. En effet, si certaines textures apparaissent détaillées, et ce malgré la vitesse, d’autres ont subi un traitement moins travaillé et contrastent avec les autres, ce qui donne au final des courses splendides par endroits et qui piquent la rétine presque tout de suite après. De plus, tous ces parcours détaillés contrastent avec des véhicules au style plus dépouillé, et ce décalage des styles détache les voitures de l’endroit où elles se trouvent. Ce n’est pas forcément choquant, mais le clivage peut étonner par endroits. Mais globalement, c’est joli et coloré, et surtout aucun problème de ralentissements n’est à noter, du moins en mode solo. En écran splitté, des ralentissements entachent le plaisir de jeu et les niveaux semblent comporter moins de détails par moments. Enfin, l'impression de vitesse est bonne, du moins avec les véhicules de classes avancées. Au début, on a en effet l'impression de ne pas aller bien vite malgré la vitesse affichée au compteur. A côté de ça, l'effet de vitesse rendu par le boost est plutôt bien fichu et ne nuit pas à la lisibilité.
 

I brake for no one (ou presque)

Si l’on retrouve des courses et véhicules semblables à la version précédente, certains ajouts on été effectués. A commencer par le mode solo, qui équivaut à un mode carrière dans lequel il vous faut progresser pour gagner de l’argent et des points de réputation auprès des constructeurs, qui permettent eux de débloquer des véhicules, améliorations et outils de personnalisation pour votre bolide, dans le mode prévu à cet effet. Pour ce faire, vous pourrez participer à trois types d’épreuves : les grands prix tout d’abord, qui obligent à terminer plusieurs courses d’affilée pour remporter la victoire finale, les « Manufacturer Race » sont des évènements organisés par les sponsors pour débloquer de nouvelles pièces et le dernier type d’épreuve propose des « events » qui se résument souvent à un contre-la-montre ou une course simple. Malheureusement, la difficulté du titre ne propose pas vraiment de challenge important pendant un bon moment, ce qui peut être un plus pour les débutants, mais fera sourire les habitués de la série. Cependant, avec la quantité d’évènements proposés, on retrouve de ce fait les mêmes courses de façon assez récurrente, ce qui laisse une impression de déjà vu, voire d’ennui au bout d’un moment. Mais il n’y a pas que le mode carrière, alors passons à autre chose !

En effet, à côté de ça, on retrouve un mode Arcade solo pour jouer et rejouer aux diverses courses, un multi offline à 2 joueurs, en coopératif (très sympa, mais qui est sujet à des lags intempestifs) ou pas ! Et pour terminer, le mode en ligne, l’autre cœur du jeu, qui permet de jouer contre le monde entier et de vous tailler une réputation de conducteur hors pair. Ce mode permet de vous sortir la tête du mode carrière et de vous mesurer au gratin des pilotes avec les véhicules que vous aurez bricolés. On sent la différence par contre selon les pays : par exemple, les joueurs japonais sont généralement des fous furieux jouant sur l’aspect technique des courses en vous dépassant tout en faisant tourner leur voiture sur elle-même à 360°, le boost toujours activé… Bon ça n’arrive pas toujours, mais là c’est du vécu, c’est frustrant, mais je l’aurai un jour, je l’aurai ! D’ailleurs, dans le menu du jeu, et si vous êtes online, un bandeau défile en permanence en bas de l’écran pour montrer les derniers évènements se déroulant dans le jeu online et les prouesses de tel ou tel joueur. Peut-être qu’un jour le votre sera inscrit dans ce bandeau, narrant vos exploits. La route est longue, le chemin tortueux, mais en haut de la montagne, que la victoire est belle ! Et les gadins souvent monstrueux… Pourtant, ce n’est pas faute à la maniabilité, qui est au poil, pour peu qu’on ait dans le sang le feeling de la conduite typée arcade.
 

Les fous du volant

La prise en main du jeu est certainement un des points qui fait le plus parler de cette série et s’attire détracteurs et adeptes : elle basée sur les dérapages et la façon de prendre les virages de façon optimale sans perdre trop de vitesse. Simple en apparence, il se révèle bien plus fin dans les courses de niveaux avancés, où il faudra doser la vitesse pour vos dérapages et utiliser le boost à bon escient, et à bonnes doses. Toujours égal à lui-même, le gameplay est simpliste mais efficace : on accélère, on lâche l’accélérateur ou tourne pour amorcer le virage et on appuie à nouveau sur le champignon pour commencer le dérapage et remplir ainsi la jauge de boost. Reste ensuite à doser correctement la direction pour stabiliser le bolide après le dérapage et trouver le meilleur moment pour balancer le boost.

Les voitures ont des réactions différentes selon leur classe et leur type. Les voitures « normales » sont dans la moyenne, avec une vitesse de pointe, une accélération et une stabilité… normales… Viennent ensuite les « mild », qui sont plus pratiques pour les dérapages mais ont une vitesse maximale moindre. Et enfin, les « Dynamic » sont les plus rapides, mais aussi les plus difficiles à maîtriser pour le drift. A vous donc de choisir la voiture la plus adaptée à la course, et selon votre degré de maîtrise. Il arrive souvent que les premières fois où l’on joue à un Ridge Racer sans connaître le jeu, on prenne sans le savoir une voiture Dynamic, souvent des plus racées. D’où un a priori négatif après s’être pris une gamelle avec ce type de voiture dans la première course. Commencez doucement, car ce titre s’apprécie avec le temps, et un peu d’entraînement vous permettra de savourer les joies de la conduite dynamique dans les parcours les plus tortueux.

Dans la pratique, il est possible d’activer le senseur de la Sixaxis pour contrôler votre véhicule, comme si vous teniez un volant dans les mains. Malheureusement, les essais n’ont pas été concluants, même si cela permettrait aux pros de se donner un certain handicap contre les novices. Et encore...
 

Article rédigé par DBKamper , le

Une nouvelle fois, le verdict est en demi-teinte : malgré un mode solo pas vilain, une durée de vie de bon aloi, des possibilités de customisation du véhicule sympathiques et une variété d’environnements agrémentés de quelques effets agréables à l’œil, on se retrouve encore une fois avec un titre qui n’est pas constant (difficulté, contenu) et dans lequel il faut encore une fois passer par le mode en ligne pour pouvoir vraiment s’éclater… et se faire éclater ! De plus, pour un jeu déjà existant en grande partie sur un autre support, on était en mesure d’attendre plus de contenu et de modifications, ainsi qu’un aspect formel irréprochable, ce qui n’est pas le cas, faute à une réalisation inégale elle aussi. Une vraie-fausse exclu donc, reservée plutôt aux fans de la série ou éventuellement à ceux qui veulent s’essayer à un jeu purement axé arcade et qui prend toute son ampleur après quelques heures en mode carrière et dans le jeu en ligne. Mais quand on apprécie le genre et/ou la série,et quand on connaît le potentiel du jeu online une fois le mode solo terminé, le jeu en vaut la chandelle. A essayer avant d’acheter, surtout si vous n'avez jamais essayé la version Xbox 360.

Points positifs

  • La durée de vie
  • Les graphismes
  • Le mode online

Points négatifs

  • Réalisation inégale
  • Axé arcade

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