Test : Heavy Rain

Heavy Rain - PS3

Genre : Film Interactif

Date de sortie : 24 février 2010

Genre
Film Interactif
Date de sortie
24 février 2010 - France
23 février 2010 - USA
18 février 2010 - Japon
Développé par
Quantic Dream
Edité par
Sony Computer Entertainment
Disponible sur
PS3, PS4
Accessoires compatibles
Playstation Move
Playstation Move
Modes de distribution
Boutique
PlayStation Network
PEGI
 Interdit aux moins de 18 ans
 Grossièreté de langage
 Violence

Heavy Rain, ce titre dont toute la planète gamer entend parler depuis plusieurs mois maintenant et qui est enfin sorti il y a quelques jours. Décrit comme un véritable OVNI, il semblerait que Quantic Dream ait réellement voulu nous transporter au milieu de son univers, et pour ce faire, ils ont emprunté nombre de règles cinématographiques. Désormais il est temps de voir ce que donne le fruit de leur dur labeur et surtout de découvrir ce qu’est vraiment Heavy Rain.

 
 
Comme beaucoup de gens, j’ai découvert Heavy Rain l’année dernière et depuis ce moment, je n’ai fait que m’intéresser de plus en plus à ce titre qui est tout sauf un jeu vidéo classique. A mi-chemin entre un jeu et un film, le terme qui court sur la toile et que j’utilise également très souvent pour essayer de décrire le jeu est "film interactif". Je pense sincèrement que ce terme est ce qui correspond le mieux à Heavy Rain puisqu’on peut réellement se placer devant en tant qu’acteur ou bien en simple spectateur. David Cage, le scénariste et réalisateur du jeu a accompli un travail qui risque encore une fois de transformer le jeu vidéo. Mais dans quel sens ?
 

« Gimme more than the life I see »

Les jeux vidéo évoluent en permanence. De console en console, d’époque en époque, de génération en génération, l’évolution est constante mais jusqu’à présent, toutes les créations gardaient des traits communs. Aujourd’hui, nous avons affaire à Heavy Rain et il est impossible de le comparer à d’autres jeux. Inutile de chercher une quelconque ressemblance avec des titres auxquels vous avez joué précédemment, c’est peine perdue. David Cage nous avait déjà habitués à des jeux qui faisaient évoluer le genre avec Nomad Soul et Fahrenheit, seulement aujourd’hui c’est une expérience vraiment originale à laquelle il nous convie à bras ouverts.
 
 
Un nouveau gameplay ainsi qu’une nouvelle façon d’aborder le scénario amène à une nouvelle approche du jeu. J’ai envie de vous raconter ce qu’il s’est passé dans mon aventure, mais ce serait complètement dérisoire étant donné que la vôtre peut prendre 1000 tournures différentes. Doté d’une intrigue prenante, ce titre vous fait évoluer aux commandes de quatre personnages différents, c’est donc vous qui déciderez du scénario que vous voudrez voir. Etes-vous plus action, plus réflexion, plutôt passif ? Votre façon de jouer fera évoluer l’histoire dans un sens complètement inédit. Il y a de multiples fins et celles-ci arriveront en fonction de la façon dont vous gèrerez votre aventure.
 

Le cocu… c’est toi !

D’un joueur à l’autre, d’une façon de jouer à l’autre, vous pourrez vivre la même aventure de plusieurs façons différentes. Vous pourrez rester fort et fier en gardant en vie tous vos personnages (4 au total) ou bien en en faisant mourir un ou plusieurs. Tout ceci aura une incidence sur le déroulement du scénario et le dénouement de l’intrigue. Comme je vous le dis depuis le début, tout ce que vous ferez, ou ne ferez pas, aura une influence sur l’histoire. Vous parviendrez à faire tous ces choix grâce au système de jeu qui a été pensé pour être le plus fluide et possible. Rares sont les passages d’action pure et de toute façon le gameplay, une sorte de système basé sur les QTE avec une simple pression sur un bouton ou un mouvement de joystick, ne leur permet pas d’être jouées.
 
 
J’ai envie de réellement mettre l’accent sur le gameplay parce que c’est lui qui fait une partie du croisement entre le jeu vidéo et le film. Son affichage complètement fondu dans l’environnement et sa fluidité font que du point de vue d’un spectateur, on se croit rapidement devant un film d’animation. D’ailleurs en parlant des animations, Heavy Rain est une véritable merveille. Le travail réalisé par Quantic Dream est tout simplement somptueux. Il aura fallu un an de séances de motion capture pour arriver à ce résultat, mais ça en vaut réellement la peine. Je ne suis pas certain de dire que Square-Enix n’est plus le maître incontesté en la matière, mais en tout cas, sa fin est proche s’ils ne réagissent pas rapidement.
 

Tu la sens ma grosse intelligence ?

Depuis tout à l’heure je vous parle de ce que j’ai ressenti en jouant à Heavy Rain au lieu de vous décrire le jeu à proprement dit, mais je vous rassure, c’est une démarche tout à fait intentionnelle. Je pense sincèrement que raconter le jeu, dévoiler le scénario, ou encore vous expliquer telle ou telle sensation, serait complètement inutile. Heavy Rain n’est pas un jeu qui se raconte, c’est un jeu qui se joue, ou mieux, qui se vit. Même si le joueur est relativement passif lorsqu’il se lance dans cette aventure, il est pris à parti et c’est à lui que revient de faire vivre ses personnages, de les faire avancer, de décider de leur sort. Non, nous ne sommes pas dans un jeu de Peter Molyneux, mais c’est l’implication du joueur qui décidera du dénouement de son aventure.
 
 
Enfin, comme beaucoup de gens se plaisent à le dire et comme David Cage nous l’a confirmé lors de la présentation du jeu, Heavy Rain a pour but de prouver au monde que les jeux vidéos ne sont pas entérinés dans une seule catégorie. Les premiers joueurs ont grandi, les créateurs ont vieilli et nous sommes arrivés à un moment où il fallait que le jeu lui aussi fasse quelques pas en avant. Résolument mature et complètement rédhibitoire pour tous les ados en quête de vice ou de sensations fortes, ce titre a le don de jouer avec nos émotions. C’est pour cette raison que j’en suis complètement fan.
 

Article rédigé par Neji , le

Fan absolu ou détracteur incorruptible, Heavy Rain ne fait pas dans la dentelle. Ce titre a décidé de faire passer le jeu vidéo dans une nouvelle ère et de s’adresser à son public de la première époque. Calme, limite lent, simpliste limite répétitif, c’est une contradiction qui se joue devant nous entre la forme et le fond de ce jeu. Inutile de vous poser la question si vous allez l’acheter ou pas. Vous le savez déjà. Pour ma part, le choix est fait.

Points positifs

  • Un genre complètement nouveau
  • Une réalisation globale à faire bander un curé
  • Un gameplay simple mais très efficace
  • Une bande-son qui rivalise avec les plus grands noms du jeu vidéo
  • Réessayer certains chapitres après avoir fini le jeu pour savoir "qu'est-ce qui se serait passé si ?..."
  • mais...

Points négatifs

  • Réessayer le jeu montre un petit peu les mécanismes et enlève à la magie initiale
  • Certains trouveront le jeu trop lent

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