Test : Killzone : Shadow Fall

Killzone : Shadow Fall - PS4

Genre : FPS

Date de sortie : 29 novembre 2013

Genre
FPS
Date de sortie
29 novembre 2013 - France
15 novembre 2013 - USA
Développé par
Guerilla Games
Edité par
Sony Computer Entertainment
Disponible sur
PS4
Parfois appelé
Killzone 4
Modes de distribution
Boutique
PlayStation Network
PEGI
 Interdit aux moins de 18 ans
 Violence

30 ans après les événements opposants les Helghasts et les Vektans dans Killzone 3, Shadow Fall vous propose de reprendre les armes dans un jeu qui s'annonce dores et déjà comme la « Killer App » de la nouvelle Playstation 4. Pari tenu ?

Test effectué à partir d'une version PS4

 
 
C'est le quatrième épisode de la série, sans compter les spin-offs, alors on ne va pas tout vous résumer ici. Si vous êtes un néophyte de la série, apprenez simplement que l'histoire de Killzone vous fait vivre le conflit, en 2300 et des brouettes, qui oppose deux races : Vektans et Helghasts. Le premier épisode a vu le jour sur Playstation 2, les deux suivants sur PS3, et deux spin-offs ont vu le jour respectivement sur PSP et PSVita. Une licence purement dévouée à Sony, donc, dont la principale caractéristique est d'exploiter au maximum les capacités de la console sur laquelle elle tourne. Shadow Fall ne dérogera évidemment pas à la règle puisqu'en tant que titre du line up de lancement de la Playstation 4, il aura la lourde tâche de montrer que la nouvelle console Sony en a sous le capot. Et autant vous le dire tout de suite, de ce côté là, le pari est remporté haut la main.
 

Helghasta la vista baby

On nous a beaucoup rabâché que le gap technologique entre current et next-gen ne serait pas bien gros, et c'est une réalité, la plupart des jeux de lancement sont plus jolis, plus fins que sur les supports actuels, mais aucune tarte technologique dans la tronche à l'horizon. Mais cette réalité est matérialisée surtout par le fait que la plupart des jeux disponibles au lancement de la Xbox One et de la PS4 n'ont pas été développés spécifiquement pour ces nouveaux supports, principalement pour des contraintes de temps (on l'espère). Mais Killzone Shadow Fall est une production interne et exclusive à la Playstation 4. C'est donc effectivement une gentille petite claque technologique qui se dirige lentement mais sûrement vers notre visage hébété devant l'écran. Killzone est beau voire sublime, de quoi clairement faire jeu égal avec certaines des plus jolies productions PC. Et ça, c'est tout de même une bonne nouvelle parce que si la puissance des nouvelles consoles est effectivement déjà supposée dépassée par les ordinateurs (les ordinateurs très chers, entendons-nous), elle est souvent bien mieux exploitée avec le temps. Alors c'est dit, Killzone 4 rassure pour l'avenir des next-gen, et si, rêvons un peu, les titres s'améliorent avec la même intensité que ceux qui ont rythmé la vie de la PS3, l'avenir s'annonce sous les meilleures auspices.
 

Vektang et frères

Donc, Killzone Shadow Fall envoie du pâté techniquement. Une profondeur de champ parfois simplement hallucinante, une gestion des lumières impressionnantes, des particules volantes bluffantes lors des explosions, etc. Vous voulez une claque next gen ? C'est probablement le jeu qu'il vous faut. Mais la next-gen, ce n'est pas qu'une histoire de graphismes. Sony a grandement entendu les joueurs qui vociféraient à propos des installations et updates interminables auxquels ils devaient faire face avant de pouvoir profiter du jeu qu'il venaient de se procurer. Or, malgré une première update de la console et une installation lourde de Killzone, il se passe moins de deux minutes entre le moment où vous insérez la galette dans le lecteur et vos premiers pas dans l'histoire. Un vrai bonheur, tout se fait en tâche de fond, pour le plus grand plaisir des joueurs impatients. L'histoire vous place dans la peau de Lucas, un orphelin de guerre littéralement élevé par l'armée Vektan dans une paix somme toute très relative puisque la planète sur laquelle les événements se produisent est fractionnée en 2 par un grand mur séparant les deux races. Mais les Helghasts comptent tôt ou tard reprendre leur côté de la planète, et les Vektans espèrent bien anéantir une bonne fois pour toutes le risque potentiel que représentent leurs voisins. Le genre de voisins pourtant plutôt classe, aux équipements très inspirés Hugo Boss, le brassard rouge de nouveau à la mode faisant führer au sein de l'armée. Donc ouais, les Helghasts sont les méchants.
 

OWLympique de Marseille

La grande nouveauté de cet épisode de Killzone, dont on se passera probablement difficilement lors des prochains épisodes, c'est l'OWL. L'OWL, c'est votre meilleur allié dans l'aventure que vous propose Guerilla Games. C'est un petit drone volant aux fonctions multiples permettant d'aborder les missions de différentes manières et donc d'apporter un certain vent de fraîcheur à une série dont un des principaux défauts était le classicisme de son gameplay. Ce petit robot redoutable était tellement notre pote pendant l'aventure que nous l'avons rapidement surnommé Owly et que c'est de cette manière qu'il sera désigné dorénavant dans ce papier. On a essayé de lui donner à manger un cookie, de discuter de Nabilla, de le couvrir d'une jolie couverture, mais force est de constater qu'Owly est resté un petit peu hermétique à nos marques d'affection. Peu importe, malgré toute la sympathie que nous lui avons porté durant la dizaine d'heures passée avec lui, il est resté une implacable machine de guerre. A l'aide du pavé tactile de la nouvelle manette, vous pouvez lui attribuer différentes fonctions en combat, aux utilités plus ou moins intéressantes en fonction de votre manière d'aborder les missions. Première fonction, simple, dont Adolf, le chien de mon voisin est d'ailleurs aussi doté, « Attaque ! ». Vous envoyez votre drone qui effectuera des dommages, certes moins puissants que les vôtres mais qui auront le mérite d'occuper les troupes afin, par exemple, de les contourner ou de rester planquer en attendant de voir votre vie remonter un peu lorsque vous êtes à l'article de la mort.
 

Lucas Kellen Page

Autre fonction, plutôt simple, l'apparition d'un bouclier énergétique afin de canarder du Helghast en toute tranquillité. Il peut aussi, tout au contraire, faire des explosions d'énergie sur les ennemis afin de les étourdir et, quand le besoin s'en fait sentir, faire exploser leurs boucliers à eux. Il peut aussi à loisir lancer des grappins à plutôt grande distance, et si la fonction est vraiment sympathique, on regrettera qu'elle ne soit pas plus intégrée au gameplay après les premières missions, tant et si bien que lorsque vous aurez besoin de votre grappin plus tard, vous aurez presque oublié qu'il existait. Mais l'OWL peut aussi pirater (numériquement hein, pas avec une barbe noire et une jambe de bois), notamment les alarmes ennemies afin que les renforts arrêtent une bonne fois pour toutes de se pointer pendant notre joyeux massacre. Et puis, on s'attache beaucoup à lui pour sa capacité à être votre pote de tous les instants. Si vous avez de l'adrénaline en stock, lorsque vous êtes à terre, Owly viendra gentiment vous réanimer pour vous remettre sur pieds. Bien sûr, comme vous tombez souvent sous les feux ennemis, vous vous retrouvez bien souvent tout frais tout neuf au milieu d'un déluge de balles. Mais la puissance de l'adrénaline vous donne un répit puisque lorsque vous visez, le temps se ralentit à la manière d'un bullet-time et permet de s'offrir vengeance en toute tranquillité.
 

Helghastroentérite

En résumé, l'OWL est un véritable atout en termes de gameplay, dont le seul défaut est finalement d'être un petit peu sous-exploité. On aimerait parfois que l'infiltration soit plus imposée, puisque souvent la solution la plus simple est de tout détruire. L' I.A. générale est de plus tout à fait correcte, et même si elle accuse parfois quelques couacs, ne se défend pas mal. On pense par exemple à ces enfoirés de snipers qu'on met une heure à repérer et qui ont changé de planque entre temps. On regrette aussi que l'histoire n'ait rien de bien passionnant en règle générale. On se prend à rêver qu'une telle réalisation soit au service d'un scénario mieux ficelé, des dialogues à la mise en scène, ce qui manque cruellement à la série depuis ses débuts. Malgré certaines missions un chouïa ennuyeuses et posant un petit souci de rythme, d'autres sont absolument épiques(on pense à une chute semi-libre sublime par exemple où l'on se prend à bouger soit même devant l'écran pour éviter les effondrements de bâtiments autour de nous) et vous les feront rapidement oublier.
 

Article rédigé par JoKeR , le

Killzone est comme on s'en doute, la vraie killer app du line up de lancement de la Playstation 4. Le gameplay s'est bien renouvelé par rapport à ses prédécesseurs, notamment grâce à l'OWL, sa réalisation est impeccable et certaines scènes sont vraiment épiques. Il manque toujours hélas cette petite touche magique qui ferait du titre un immanquable absolu, qui tient selon nous à une écriture faiblarde et une mise en scène pas assez efficace de celui-ci. Mais nous tenons peut-être techniquement un des premiers titres véritablement next-gen, et avouons-le, c'est un kiff absolu.

Points positifs

  • 2 mn montre en main entre l'insertion du disque et les premiers pas dans le jeu
  • Peut-être le plus beau jeu next-gen.
  • L'OWL, grand plus dans le gameplay
  • Nan mais vraiment c'est beau.
  • Une durée de vie solo très correcte (dizaine d'heures)
  • Certaines scènes franchement épiques...

Points négatifs

  • …. D'autres qui tranchent par leur lenteur et posent un petit souci de rythme.
  • La VF parfois totalement à la ramasse
  • Scénario et mise en scène souvent pauvres
  • Pas assez d'utilité à faire de l'infiltration, le carnage étant la solution à un peu tout.

A propos de l'auteur

JoKeR

JoKeR

35 ans | Rédac' Chef / Touriste.

Passez votre chemin, ce mec est un con. Avis de merde, méconnaissance générale du sujet et pleins pouvoirs sur le site, ce mec est un imposteur. Regardez, je me suis emparé de son compte pour écrire sa bio et à mon avis il ne s'en apercevra jamais ce naze.

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