Test : inFamous : Second Son

inFamous : Second Son - PS4

Genre : Action brulante

Date de sortie : 21 mars 2014

Genre
Action brulante
Date de sortie
21 mars 2014 - France
21 mars 2014 - USA
22 mai 2014 - Japon
Développé par
Sucker Punch
Edité par
Sony Computer Entertainment
Disponible sur
PS4
Modes de distribution
Boutique
PlayStation Network
PEGI
 Interdit aux moins de 16 ans
 Violence

Une des meilleures licences de la Playstation 3, inFamous, signera son retour sur PS4 le 21 mars prochain. Dans le désert vidéo-ludique de la nouvelle génération, est-ce que Second Son s'avère être un bel oasis de fraîcheur ou un simple mirage ? La réponse maintenant.

Test effectué à partir d'une version PS4

 
 
Le 21 mars, les gens qui ont acheté une Playstation 4 à sa sortie vont enfin pouvoir la rallumer pour une exclusivité. Attention, pas le genre d'exclue qui sort sur toutes les plate-formes, old-gen et current gen, qui aura été upscalé, non. Une vraie exclusivité supposée tirer parti au mieux des nouvelles capacités de la dernière née de chez Sony. Du coup, autant vous le dire tout net, on est un peu excités. Rapide mise au point sur l'histoire : Cole, héros des deux premiers opus est mort et bien mort. Pas la peine d'espérer une résurrection de je ne sais quelle manière, c'est un tout nouveau chapitre qui s'ouvre ici, dans une nouvelle ville, avec un nouveau héros. Faites donc place à Delsin Rowe dans un nouveau terrain de jeu, Seattle. Si comme moi vous vous demandez d'où sort ce prénom, alors apprenez qu'il est d'origine amérindienne et signifie : « Il est ainsi ». Voilà, GameHope vous cultive et vous donne de quoi faire le malin en soirée. Bon, faut pouvoir le placer celui-là, mais sait-on jamais ? Bref, on s'égare.
 

Prends toi en main, c'est ton Delsin

L'histoire se situe 7 ans après les événements du dernier épisode d'inFamous. Les gens dotés de capacités spéciales, les "porteurs", se sont multipliés et sont désormais nommés bio-terroristes. Le DUP, Departement of Unified Protection est un genre de milice qui a pour principale activité de protéger la population contre la "menace terroriste". Menace toute relative puisqu'il s'agit plutôt d'enfermer toute personne détenant des pouvoirs, par prévention dira-t-on. Dans cet univers, Delsin est un petit jeune un peu chenapan puisque son passe-temps favori de rebelle anti-autorité semble être de taguer un peu partout sur les murs de jolis graffitis assez librement inspirés des oeuvres de Bansky. Forcément, cela ne plait pas beaucoup à son grand frère, Reggie, représentant de la loi qui passe visiblement pas mal de son temps à arrêter Delsin. Un mec sympa mais dont la sensibilité artistique n'est probablement pas la même que celle de son petit frère. D'origine amérindienne, sa vie bascule le jour où un fourgon du DUP laisse s'échapper trois prisonniers bio-terroristes. Au contact de l'un d'entre eux, Delsin se découvre lui-même doté d'une capacité assez intéressante, celle d'assimiler les pouvoirs des porteurs. Arrivée sur les lieux, la boss du DUP, elle-même porteuse de pouvoirs, laisse quelques traces de tortures difficiles à porter aux membres de la communauté de Delsin et celui-ci va tout faire pour essayer de les soigner, quitte à aller lui-même attaquer le DUP pour s'approprier les pouvoirs de la patronne.
 

Boris Delsin

Wow. Tout d'abord, inFamous : Second Son est sublime. Putain, on tient notre nouvelle référence graphique next-gen. Pour résumer simplement, c'est fin et beau. Même si l'on s'habitue assez rapidement à ces jolis graphismes, les premiers instants où l'on découvre les pouvoirs sont absolument sublimes. Passer à travers une grille en disparaissant dans un nuage de souffre et d'étincelles a quelque chose de parfaitement jouissif. Courir à toute vitesse avec les pouvoirs du néon sans qu'aucun obstacle ne puisse vraiment se dresser devant soi est une sensation follement amusante. Le travail effectué sur les lumières est assez hallucinant, et ce de jour comme de nuit. Mais il y a aussi certains effets de matière extrêmement impressionnants, par exemple le sol goudronné sous la pluie est criant de vérité. 1080P natif, pas la moindre chute de framerate et une bien belle profondeur de champ, Sucker Punch a mis le paquet techniquement. Un tout petit peu de clipping parfois peut-être, mais on chipote... Seattle est une belle aire jeu qui offre à Delsin la place nécessaire à l'expression de ses pouvoirs. Si dans inFamous 2, Cole offrait véritablement (surtout en fin d'aventure) une sensation de toute puissance extrême, les pouvoirs de Delsin n'ont pas à rougir de ceux de son grand frère spirituel. C'est un petit peu une question de goûts à vrai dire, puisque certains pourraient regretter ce manque de gigantisme, tandis que d'autres apprécieront que la progression se fasse dans la diversité plutôt que dans la surpuissance.
 

Delsin moi un mouton

Second son est comme ses prédécesseurs un open-world, mais il permet et incite même à essayer de contrôler les quartiers de Seattle. Quel intérêt me direz-vous ? Tout d'abord, platiner comme un gros geek j'imagine. Mais remplir toutes les missions des quartiers a plusieurs avantages et la plus grosse carotte que l'on vous agite est bien évidemment l'évolution de votre personnage. Du coup, on prend plaisir à détruire les postes de contrôle mobiles du DUP, leurs équipements et fortifications ainsi que les drones traceurs afin de récolter les fameux fragments nécessaires au développement de vos pouvoirs. Il y a aussi quelques objectifs à remplir pour contrôler complètement un quartier, comme débusquer les agents secrets infiltrés dans la population grâce à une photo, détruire les caméras de sécurité planquées ou encore recouvrir les murs de graffitis rigolos et souvent bien inspirés. C'est bien pensé et cela donne une vraie rejouabilité à un jeu dont la durée de vie du scénario avoisine la dizaine d'heures environ, ce qui mine de rien n'est pas un énorme pour un open world. De plus, comme dans ses prédécesseurs, inFamous 3 vous permet de contrôler votre karma. Plusieurs fois, des choix vous seront proposés afin de savoir dans quelle voie vous désirez vous engouffrer. S'ils ne changent pas forcément beaucoup le scénario, vous découvrirez rapidement que certaines déclinaisons de vos pouvoirs ne sont accessibles qu'à un certain type de karma d'un certain niveau. Autant vous dire que lorsque vous choisissez une voie, il faut vous y engouffrer à corps perdu. Un mec un peu gentil et parfois méchant se bouchera quelques opportunités, ce qui est finalement peut-être assez dommage. Mais le principe est bien évidemment que vous refassiez toute l'aventure pour voir ce que l'autre côté du karma vous réserve...
 

Delsin and punishment

Offrir à Delsin la possibilité de switcher les pouvoirs (grâce aux sources qu'il trouve sur son chemin) est un plus indéniable, puisqu'elle permet de varier les plaisirs assez fréquemment. Pourtant, on aurait peut-être apprécié que le gameplay joue justement un petit peu plus sur cette variété pour proposer plus de diversité dans les différentes applications des-dits pouvoirs. En l'état, c'est vraiment très sympathique, mais au final les différences ne sont peut-être pas assez flagrantes entre eux pour que l'on se serve vraiment stratégiquement de chacun. Pour résumer, la majeure partie des missions sont réalisables avec un seul et même pouvoir si le coeur vous en dit. De la même manière, certains ennemis sont porteurs de pouvoirs. Hélas, les soldats du DUP n'en possèdent qu'un. La raison est expliquée dans le scénario, mais du coup, hormis les boss, les combats deviennent donc relativement répétitifs. On se bat contre des hommes armés ou des porteurs du pouvoir du béton. Voilou voilou. Pourtant, cette gigantesque aire de jeu reste une jolie arène pour laisser s'exprimer sa toute puissance, et c'est très agréable. On regrettera seulement un petit manque de moments vraiment "épiques", trop rares à notre goût dans l'aventure. Si le scénario connait quelques petites faiblesses, notamment une histoire dont on se doute assez fréquemment des tenants et des aboutissants, ses personnages sont pour la plupart assez charismatiques dans les grandes lignes. Delsin est vraiment un petit con, dans le bon sens du terme, tellement qu'il en devient attachant, rappelant la jeunesse de Spider-Man. Avant que celui-ci ne soit hanté par le pouvoir et les responsabilités qui en découlent. De plus, la modélisation des visages des acteurs est souvent assez criante de vérité, permettant de découvrir plus d'expressions qu'à l'accoutumée, et donc de les rendre plus humains.
 

Article rédigé par Julien Bouaziz , le

Est-ce qu'inFamous : Second Son est la bombe tant attendue de la Playstation 4 ? La réponse est oui, sans aucun doute. Sublime, jouissif dans son gameplay et offrant une vraie rejouabilité (nombreuses missions annexes et 2 karmas différents), c'est un très bon titre dont se dote enfin la Playstation 4. S'il n'est pas exempt de défauts, il n'en reste pas moins très probablement le meilleur titre disponible sur cette console à l'heure actuelle.

Points positifs

  • Graphiquement impressionnant
  • Belle démo technique des capacités de la PS4
  • Les différents pouvoirs pour varier les plaisirs
  • Personnage principal attachant et rigolo
  • Bon potentiel de rejouabilité
  • Personnages sympathiques mais...

Points négatifs

  • ...Scénario trop convenu
  • Combats un peu répétitifs
  • Manque de moments vraiment épiques

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