Preview : The Evil Within

The Evil Within - PS4

Genre : Survival Horror

Date de sortie : 14 octobre 2014

Genre
Survival Horror
Date de sortie
14 octobre 2014 - France
Développé par
Tango Gameworks
Edité par
Bethesda Softworks
Disponible sur
PC, PS3, PS4, Xbox 360, Xbox One
Modes de distribution
Boutique

La Gamescom était l'occasion pour nous de nous essayer à plusieurs titres à venir. Parmi eux se trouvait The Evil Within, dernier né de Shinji Mikami, papa de Resident Evil et Dino Crisis. A cette occasion, Bethesda avait aménagé une salle spéciale, totalement plongée dans le noir et seulement éclairée par quelques bougies disséminées par-ci par-là. Autant dire que l'ambiance était parfaite pour apprécier un bon survival-horror.

 
 
Une fois la manette en main, nous pouvons voir que le jeu est jouable en anglais, allemand, français et polonais. Il est possible de choisir la langue des sous-titres, mais aussi des voix. Le doublage français est plutôt de bonne facture, mais comme trop souvent la version originale anglaise est bien supérieure. Il est possible de choisir entre deux modes de jeu. Tout d'abord le mode Détente, où les ennemis sont faibles, les munitions courantes et qui s'apparente plus à une ballade dans le manoir hanté de Disneyland qu'à un vrai jeu d'horreur. Ajoutons à cela que dans ce mode il est pratiquement impossible de mourir. Il y a également le mode Survival : nous avons affaire là à un vrai survival-horror. Peu de munitions, des combats où il est très difficile de prendre l'avantage et un stress présent à chaque seconde. Seul ces deux modes étaient jouables, mais à ceux-ci s'en ajoutent deux autres, dont Nightmare à la difficulté supérieure (le nom du dernier ne nous a pas été donné). Une fois le mode de jeu et la langue choisis, il est enfin temps de se plonger au cœur du jeu, dans la peau de Sebastian le héros de cette histoire. Le niveau que nous avons pu tester était le chapitre 9 : celui-ci prend place dans un manoir lugubre, dans lequel vous êtes à la poursuite d'un médecin parti avec un patient. Malheureusement une porte se dresse entre le joueur et l'objectif, il faut alors explorer le manoir et résoudre une série de casses-têtes afin d'ouvrir la porte et d'atteindre votre but.
 

Alone in the Dark

Ce qui frappe en premier dans The Evil Within, c'est son aspect. Graphiquement, il y a un gros retard et bien que jouant sur PS4, on a souvent l'impression d'être en face d'un jeu datant du début de la PS3. Cependant, ces faiblesses techniques sont rattrapées par sa direction artistique : tout est noir, sale, malsain, du sang tache les murs et l'image a un grain trouble rappelant les premiers Silent Hill. Au niveau du son, tout est très minimaliste, des bruits de pas, de portes qui s'ouvrent et se ferment et parfois quelques gémissements discrets. La musique se fait entendre certains instants de manière surprenante, causant des sursauts incontrôlés au joueur, mais nous reviendrons dessus plus tard. Vous pourrez visiter ces environnements à la lumière de votre lanterne mais veillez à ne pas trop l'utiliser car celle-ci vous rend repérable pour les monstres rôdant dans les alentours. Oui, vous avez bien lu, dans The Evil Within il vaut mieux ne pas se faire repérer car - si vous jouez avec le bon mode – il s'agit d'un vrai survival-horror à l'ancienne avec tout ce que cela implique. Vous n'êtes donc jamais sûr de pouvoir prendre l'avantage lors d'un combat et il est très préférable de les éviter ou, si vous ne pouvez pas, de tuer votre ennemi discrètement en se faufilant derrière lui à la manière d'un jeu d'infiltration.
 
 
Le combat doit être votre dernière solution car comme expliqué précédemment, vos munitions sont extrêmement rares. Bien sûr, vous avez une possibilité de combats rapprochés mais celle-ci ne vous permettra pas de venir à bout des monstres, elle ne vous offrira que quelques minutes de répit le temps de dégainer votre arme ou de prendre la fuite. Oui, la fuite sera bien souvent la seule solution car en plus des monstres basiques s'ajoute un démon vous poursuivant durant toute la durée du jeu à la manière d'un Scissorman comme dans Clock Tower ou d'un Raincoat Killer comme dans Deadly Premonition. Celui-ci est impossible à tuer et votre seule arme sera de courir le plus vite et le plus loin possible pour ne pas être tué en un seul coup. C'est d'ailleurs lors de ces apparitions que la musique se fait entendre et que l'écran change de couleur. Ce démon est de loin la plus grosse source de stress dans The Evil Within car ses apparitions sont non scriptées et totalement aléatoires, vous n'êtes donc jamais en sécurité lorsque vous ouvrez une porte et découvrez une nouvelle pièce.
 

It's a trap!

Aux monstres et au démon s'ajoutent des pièges, car oui Shinji Mikami il a décidé que votre aventure ne serait pas facile et tous les lieux que vous visiterez comporteront des pièges explosifs que vous pourrez désamorcer en appuyant sur le bon bouton au bon moment. Mais attention, vous n'aurez pas le droit à l'erreur et une seule faute fera que le piège vous explosera au visage, provoquant votre mort. Oui, vous mourrez souvent dans The Evil Within, tout simplement car il est possible de mourir bêtement, très bêtement... Un piège ignoré, un manque de munitions, le démon apparaissant et ne vous laissant pas le temps de vous enfuir, une distance mal évaluée, etc. Et, en cas de dégât, n'espérez pas vous cacher en attendant que votre barre de vie remonte : non, il s'agit d'un jeu old-school, votre barre de vie ne remontera pas sauf si vous possédez l'item approprié mais, comme vous devez vous en douter, ceux-ci sont rares.
 
 
Les items que vous trouverez le plus seront ceux vous permettant de vous améliorer. Car oui, il est possible de s'améliorer, d'avoir 5 balles dans son pistolet au lieu de 3 par exemple ou d'avoir une barre de vie légèrement augmentée. A cela s'ajoute la possibilité de crafter des objets grâce au matériel reçu en désactivant un piège. Ce système d'amélioration se passe de manière assez originale et délicieusement glauque : un miroir vous fera passer dans une espèce de monde parallèle où vous serez accueilli par une infirmière. Vous aurez à ce moment-là la possibilité de vous asseoir sur une chaise électrique et, une fois votre choix fait, une décharge sera envoyée au pauvre Sebastian mais celui-ci sera par la suite amélioré, comme quoi l'électrocution peut parfois faire des miracles. Mais malgré cela vous resterez toujours plus faible que vos ennemis et la légère rigidité du gameplay, quant à elle, n'évoluera pas avec vos capacités. En plus de l'exploration des environnements, vous devrez résoudre des puzzles afin de pouvoir progresser et, soyons clairs, ceux-ci sont très classiques et ne posent pas de réel problème si vous avez découvert les éléments nécessaires lors de votre exploration.
 

Article rédigé par Mr Mask , le

En résumé, The Evil Within s'annonce comme étant un vrai survival-horror à l'ancienne et tout fonctionne au niveau de l'ambiance. L'angoisse est bien présente du début à la fin même si finalement il n'y a que très peu d'ennemis dans un niveau. Les apparitions du démon font toujours leur effet et vous serez toujours surpris par l'aspect des monstres sortis de l'imagination de Shinji Mikami. Malheureusement, quelques ombres obscurcissent le tableau comme la légère rigidité des commandes, même si certains diront que ce problème va de paire avec le style et surtout l'aspect graphique globalement très en retard pour de la PS4 et Xbox one. Mais, malgré cela, le jeu remplit son contrat : faire peur et cela de manière constante, et ceci est devenu assez rare pour être salué. Bien évidemment cet aperçu est fait à partir du mode Survival car, comme l'a dit la personne nous accueillant, « C'est un survival-horror, pour l'amour de dieu n'utilisez pas le mode Détente ! »

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