Test : Need For Speed : Rivals

Need For Speed : Rivals - PS4

Genre : Course de rue

Date de sortie : 29 novembre 2013

Genre
Course de rue
Date de sortie
29 novembre 2013 - France
Développé par
Ghost Games
Edité par
Electronic Arts
Disponible sur
PC, PS3, PS4, Xbox 360, Xbox One
Parfois appelé
Need for Speed Rivals
Modes de distribution
Boutique
PEGI
 Interdit aux moins de 7 ans
 Jeu en ligne
 Violence

Après le bide intersidéral de The Run, le studio Black Box fût dégagé au profit du tout jeune Ghost Games. Parrainés par Criterion, les développeur de Guthenburg se sont donc vu confier le Need for Speed cuvée 2013. Voyons un peu ce qu'il a dans le ventre.

Test effectué à partir d'une version PC

 
 
Prenant place dans le comté de Redview, ce Need for Speed Rivals tente de nous raconter une histoire de rivalité entre policiers et pilotes. Pour résumer, ces derniers se filment lors de leur course pour mettre les vidéos en ligne, ce qui énerve les forces de l'ordre. Surtout quand les films en question montrent à quel point elles sont impuissantes pour les arrêter. La tension va monter encore et encore, jusqu'à ce que la situation dégénère.
L'histoire vaut ce qu'elle vaut, et elle n'est clairement pas terrible. Mais heureusement, dans un jeu de course, elle reste accessoire. Du coup, on ne prêtera que peu d'attention aux aventures de Zephyr et F-8 pour nous concentrer sur le plus important, la course.
 

Le chat et la souris

Très inspiré de l'excellent Hot Pursuit de 2010, le Need for Speed nouveau nous demande de choisir entre deux camps, vous pourrez donc piloter du côté des flics ou de celui des pilotes, avec la possibilité de changer à tout moment, chaque camp ayant ses spécificités. Par exemple, les flics ne payent pas leur voitures, par contre, améliorer ces dernières leur coûtera environ deux fois plus de speed points. Les pilotes, quant-à eux, ont la possibilité de faire sauter la banque via un système de combo. Plus vous pilotez et participez à des épreuves, plus vous faites grimper un multiplicateur permettant d'engranger plus rapidement la monnaie du jeu. Mais en contrepartie, votre indice de rechercher monte également, ce qui est non négligeable puisque si vous vous faites arrêter, ou ruinez votre voiture, vous perdrez tous les speed points durement acquis, et le multiplicateur sera remis à zéro. Heureusement, il est tout de même possible de mettre votre argent à l'abri en passant à une planque, moyennant, là aussi, une remise à zéro de votre combo.
 

De la thune et du tuning

Pour mener à bien vos objectifs, vous avez la possibilité d'améliorer vos véhicules sur plusieurs critères : la vitesse maximale, l'accélération, la maniabilité, la solidité et la longévité. Si la somme à débourser pour augmenter autant que possible ces caractéristique est importante, la différence se ressent bien au final. Pour certaines épreuves, passer par la case tuning sera d'ailleurs indispensable.
Comme dans Hot Pursuit, le jeu vous donne accès à des dispositifs de poursuite. Étant donné qu'il n'est possible d'en équiper que deux par voiture, il faudra bien les choisir. Côté pilotes, nous trouvons, entre autre, des mines, un turbo, une onde de choc, et une IEM. Les policiers ont accès à un coup de bélier, des herses, des charges électrostatique et j'en passe. Certains de ces systèmes sont communs aux deux camps, contrairement aux autres.
 

Redview ton cul

Nous l'avons déjà dis, Rivals s'inspire largement d'Hot Pursuit, en reprenant les bases de son gameplay. C'est donc en toute logique qu'il propose les mêmes types d'épreuve : interception, intervention rapide, course, super poursuite... Elles sont toutes là. De même Redview ressemble étrangement à Seacrest, la personnalité en moins. C'est bien simple, en parcourant la map, on a l'impression que les développeurs se sont contentés de remplir un cahier des charges, avec différents types d'environnement imposés qui ont été juxtaposés les uns aux autres. Et comme si cela ne suffisait pas, le comté de Redview est assez petit, et on en a vite fait le tour. Et c'est bien dommage, car un clipping infâme sur certaines parties du décor mis à part, les paysages sont quand même foutrement jolis.
 

Le serpent qui se mord la queue

Néanmoins, pour se démarquer de son illustre aîné, le titre de Ghost propose un système de progression qui passe par des speedlists. Ces dernières sont des listes de petits défis à remplir. Ce faisant, vous débloquerez de nouvelles voitures et speedlists. Plutôt intéressant sur le papier, ce système ne fonctionne pas, et cela pour plusieurs raisons. Tout d'abord, à chaque liste complétée, vous débloquez une nouvelle voiture. Ce n'est pas une mauvaise chose en soit, mais l'opération prenant une quinzaine de minutes, parfois moins, on débloque constamment de nouvelles voitures. C'est une véritable orgie, à tel point que le joueur n'a pas le temps de les apprécier. En moyenne, vous pilotez un véhicule un quart d'heure avant de passer au suivant.
Ensuite, ce système de progression nous impose de retourner à une planque, ou un poste de commandement, pour choisir une nouvelle speedlist, ce qui nous inflige des temps de chargement inutiles et assez longs, même avec un SSD dans la machine.
Enfin, et c'est sans doute le plus gênant, le jeu tourne en rond. Une heure suffit pour voir tout ce que Rivals a à offrir, la suite n'étant qu'une montée dans la difficulté.
 

Article rédigé par pattoune , le

Partant sur des bases solides posées par Hot Pursuit, ce Need for Speed Rivals se prend les pieds dans le tapis, la faute à un manque de personnalité flagrant et un système de progression affreusement redondant, qui ne provoque rien d'autre que l'ennui. Dommage.

Points positifs

  • Une map franchement jolie...
  • Des bases solides.
  • De bonnes sensations

Points négatifs

  • ... Mais qui manque de personnalité, en plus de ne pas être bien grande.
  • On tourne vite en rond, passée l'heure de jeu.
  • Assez court pour un jeu de caisse.

A propos de l'auteur

pattoune

pattoune

33 ans | Ours savant

Davantage ours que savant, ce con n'a pas compris que l'hibernation c'est en hiver. Résultat, il reste cloitré dans sa grotte à longueur d'année. Ce qui arrange bien du monde. Mais ce n'est pas un mauvais bougre. Il est même plutôt drôle à l'occasion. C'est souvent à ses dépens mais chut, il faut pas le dire. Ayant été récemment rattrapé par l'eau courante et l'électricité, il est désormais en mesure, après avoir difficilement assimilé les bases de l'hygiène corporelle, de nous livrer tests, news et autres contenus enchanteurs. Il nous reste plus qu'a espérer qu'il ne lui vienne pas l'idée de faire prendre un bain à son PC... Trop tard.

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