Test : EA Sports UFC 2

EA Sports UFC 2 - PS4

Genre : Simulation de MMA

Date de sortie : 16 mars 2016

Genre
Simulation de MMA
Date de sortie
16 mars 2016 - France
Développé par
EA Tiburon
Edité par
EA Sports
Disponible sur
PS4, Xbox One

2 ans après un premier essai sur PS4 et Xbox One, EA Vancouver propose aujourd'hui une nouvelle copie de son EA Sports UFC, le second du nom, donc. Après un premier épisode plein de bonnes intentions mais terminé un peu trop tard à coups d'updates, la version 2016 est-elle plus efficace ?

Test effectué à partir d'une version Xbox One




Le premier épisode d'EA Sports UFC était certes très beau, mais on regrettait quelque peu, entre autres, le manque de diversité dans le gameplay, et un contenu un petit peu en dessous de ce que l'on aurait pu espérer. Et plutôt bonne nouvelle, c'est sur ces points qu'EA Sports UFC 2 semble s'être concentré. Parlons tout d'abord de contenu. UFC 2 propose environ 240 personnages jouables dans cet épisode, ce qui représente mine de rien la moitié des athlètes présents dans le roster de l'UFC. Certaines légendes sont même revenues à la vie pour l'occasion, comme Sakuraba (combattant mythique du Pride FC), Royce Gracie (gagnant du premier UFC, du deuxième et du quatrième), et même Mike Tyson, qui n'est jamais monté sur un octogone mais aime bien ce sport quand même. Des modélisations qui sont parfois absolument sublimes, et plus rarement  un peu plus foireuses. On pense à Bec Rawlings, une combattante qui s'est plainte sur Twitter d'être modélisée avec la tête de Gustafsson, ou encore à Tim Kennedy qui a demandé aux créateurs du jeu s'il leur avait fait quelque chose par le passé. Toujours est-il que pour la plupart des fighters avec qui vous aurez envie de jouer, la modélisation est vraiment impressionnante. Genre VRAIMENT.


José soumettant Connor, quelque chose qui n'est pas du tout arrivé
José soumettant Connor, quelque chose qui n'est pas du tout arrivé

Connor le barbare

Ce qui frappe encore plus avec UFC 2 par rapport à son prédécesseur, c'est sa fidélité à tout l'univers de l'UFC. Charte graphique, musiques, "signature moves" de chaque combattants, modélisation des arbitres, mais aussi même de certains coachs et préparateurs physiques. Non mais sans déconner quoi. En terme de gameplay, UFC 2 a appris de ses premières erreurs et a résolu une bonne partie des problèmes, sans pour autant tout gommer hélas. Le jeu est plus fluide qu'auparavant, et le striking est plus agréable. Les phases au sol sont aussi un peu plus simples à appréhender, avec des indications en permanence sur l'inclinaison que doit avoir votre stick pour être dans la position désirée. Il y a infiniment plus de possibilités de takedowns, de positions au sol, et, joie, il est même possible de prendre le dos de l'adversaire. Il est enfin possible d'attraper la jambe qu'un adversaire nous jette dans les côtes, et même de le pousser en avant sur un push-kick. Des tas de nouveaux ajouts qui rendent vraiment le jeu de plus en plus proche de la réalité. Mais les phases de sol, si elles sont parfaitement jouables, ne sont encore pas assez intuitives à notre goût. Certes, on comprend ce qu'on fait la plupart du temps contrairement à la plupart des jeux UFC, mais il manque le petit côté fun. Le côté jeu, en somme. Outre ce maigre défaut, le reste est plutôt intuitif dans son approche de l'esquive, du contre, du blocage. Le réalisme est tel que vos bras, s'ils bloquent trop les coups, finiront par rougir et être blessés.
 

Ronda, une autre victime de la malédiction EA
Ronda, une autre victime de la malédiction EA

Ne laissez jamais les juges décider de l'issue du combat

Le corps de l'adversaire peut se travailler sur la tête, les bras, les jambes... S'acharner sur une jambe le fera boiter, sur le ventre réduira considérablement son cardio, etc. Les parties d'UFC 2 sont donc sympathiques, notamment pour le striking franchement bien rendu et amélioré par rapport à l'ancienne mouture, même si le moteur de collision risque, une fois encore, de vous faire quelques jolies surprises. Si vous êtes fans d'UFC, c'est évidemment un gros gros plus, puisque le réalisme est tel que vous pourrez incarner votre personnage préféré et le voir vraiment agir comme dans la vie. Les frères Diaz provoquent, puis frappent de leur boxe tellement peu orthodoxe. Roy Nelson envoie des "over the top" monstrueux. Pas mal de musiques d'entrées assez mythiques sont intégrées dans le jeu. Ronda Rousey rentre dans l'arène sur "Bad Reputation" de Joan Jett. TJ Dillashaw, sur les Red Hot Chili Peppers, Anderson Silva sur la version DMX de "Ain't no sunshine". Tous les détails sont réunis pour coller au maximum à l'univers de l'UFC. Pourtant, EA a commis une erreur impardonnable, pour la seconde fois, à savoir intégrer des doublages français, qui plus est franchement pas folichons. Les voix originales sont si fantastiques, POURQUOI ?! C'est vraiment limite aussi énervant qu'un Grégoire Margotton qui commente PES.
 

Mike Tyson sera de la partie, version jeune et actuelle
Mike Tyson sera de la partie, version jeune et actuelle

Et ça sent le Rousey pour Ronda

Le gameplay est donc plutôt réussi dans l'ensemble, malgré les quelques défauts sus-cités. Mais UFC 2 c'est aussi et surtout un contenu assez monumental qui devrait satisfaire la plupart des fans. Le mode carrière a pris du galon, proposant un degré de réalisme extrêmement poussé. On commence par participer à l'émission "The Ultimate Fighter", un show TV US où des combattants débutants, sous la houlette de professionnels, sont enfermés pendant 3 semaines à suivre les entraînements des coachs et à s'affronter les uns les autres pour décider qui sera "L'Ultimate Fighter" de la saison. Celui-ci remportera un contrat à l'UFC. Il s'agira de votre premier objectif, puis vous devrez gérer votre carrière comme un vrai fighter. Vous vivrez les aléas de la vie d'un athlète de MMA, et devrez ainsi gérer avec vos camps d'entraînement (attention à ne pas choisir de difficulté trop élevée lors de vos sessions car, comme dans la vie, les athlètes se blessent énormément au training camp), travailler les points sur lesquels vous voulez progressez... On attribuera à son sportif, à mesure qu'il progresse, de nouveaux types de coups, et on les fera même évoluer pour plus d'efficacité. Mention spéciale à l'éditeur de personnage d'ailleurs, ultra complet, qui permet de se modéliser soi-même ultra fidèlement, mais aussi de partir dans des délires assez marrants, comme faire un personnage de BD assez ressemblant. Ce mode n'oublie pas que les combattants ont une durée de carrière limitée, et celle-ci sera plus ou moins longue en fonction de vos résultats, de vos blessures, mais aussi de votre hype, c'est-à-dire du nombre de fans qui vous suivent. Un mode au final ultra-complet, même si l'on aurait aimé une fonction d'entrainement automatique entre les matchs, qui permettrait de ne pas avoir à refaire encore et toujours les mêmes trainings avant d'affronter un nouvel adversaire.
 


Daniel Cormier, entre musculation et poulet frit

Une des grosses nouveautés de cet UFC, c'est aussi l'apparition du mode Ultimate Team. Relativement similaire dans son fonctionnement et dans son modèle économique à celui d'un FIFA, il se détache pourtant un petit peu de celui-ci dans son approche. Le MMA étant un sport individuel, on vous propose, en gros, de monter une équipe de fighters et de les faire évoluer. On modèlise, une fois encore, ses personnages via le générateur, puis on les lance dans une carrière. C'est un petit peu comme si on possédait un training camp, à la manière de la Team Alpha Male d'Urijah Faber, de la Black House MMA, ou encore du Tristar Gym. On peut jouer et faire progresser ses personnages, les faire affronter d'autres joueurs online ou l'I.A., mais pour ce faire, il faut leur faire acquérir, à la manière du mode carrière, de nouveaux coups, etc. Ces nouveaux coups et bonus, vous pouvez vous les procurer avec les points que vous accumulez, mais aussi en achetant des paquets de cartes où différents atouts sont proposés au hasard. Plus vous avez de fighters et plus ils combattent, plus vous remportez de la monnaie pour acheter des paquets de cartes. Et comme dans tout bon free-to-play qui se respecte, il y a ceux qui attendent, et ceux qui déboursent directement. Il s'agit d'une adaptation très bien fichue du mode Ultimate Team déjà présent dans de nombreux jeux EA, et si constituer votre équipe de fighters vous évoque beaucoup plus de plaisir que de vous constituer une équipe de foot, c'est probablement l'alternative idéale.
 

CM Punk fait partie du roster, même s'il n'a jamais disputé de combat de sa vie
CM Punk fait partie du roster, même s'il n'a jamais disputé de combat de sa vie

AAAAAND NEW !

Pour ceux que le grappling, les soumissions et autres prises de clinch fatiguent, il y a le mode KO, qui se concentre uniquement sur le striking. C'est grossièrement un genre de mode Arcade pour UFC 2, où le combat continue jusqu'à ce que KO s'en suive, avec une véritable barre de vie, qui descend lorsqu'un coup puissant est donné. On règle quelques paramètres comme le nombre de rounds ou la taille de la barre de vie de chacun, et en avant la musique. Sympathique pour les rapides parties entre potes et qui, pour le coup, s'apparente beaucoup plus à un jeu de combat qu'à une simulation sportive. Plusieurs autres ajouts donnant dans le fan service ont été pensés, comme la création d'événements personnalisés. Vous choisissez toute la carte des combats, les arènes, les arbitres et les règles. Ensuite, à vous d'incarner celui que vous voulez voir remporter chaque match (ou perdre, si vous êtes une quiche). Rigolo pour organiser un tournoi entre potes par exemple, avec chacun ses personnages favoris sur une seule et même fight card. Enfin, il y a les Evénements Live. EA Sports met à jour les différentes cartes des combats à venir et vous pourrez pronostiquer, et si vous voyez juste, vous remporterez des récompenses in-game.
 


Article rédigé par JohnM , le

Ce nouvel épisode d'EA Sports UFC 2 est une plutôt bonne copie au final. Beaucoup des défauts du précédent épisode ont été gommés. UFC 2 est plus fluide, plus réactif, et sa palette de mouvements très grandement revue à la hausse. Si le gameplay reste perfectible, notamment en terme d'intuitivité, et que le moteur de collision demande encore quelques ajustements, le tout reste très agréable à jouer pour tout fan de la discipline qui se respecte, notamment grâce à un contenu généreux. Un roster de 250 fighters, un mode Ultimate Team plutôt bien fichu, un mode carrière qui fait bien le job et des tas de cadeaux pour les fans, on dit oui à UFC 2 cette année.

Points positifs

  • Le roster de 250 fighters de l'UFC
  • Les graphismes absolument magnifiques
  • La fluidité revue à la hausse
  • Le mode carrière au top
  • L'éditeur de personnage très complet
  • Le mode Ultimate Team, why not
  • Le fan service est total

Points négatifs

  • Gameplay qui demande à être encore un peu plus intuitif
  • Le moteur de collision qui parfois fait encore des siennes
  • Les commentaires en français, absolument insupportables

A propos de l'auteur

JohnM

JohnM

27 ans | Expert de la technique ancestrale du L1 + Triangle

Définition même du saltimbanque tombé dans la marmite quand il était petit, le John sauvage est un geek en puissance. Bercé par la culture japonaise dans sa plus tendre enfance, il gardera à jamais cette sensibilité pour les animés en tous genres et JRPGs. Plus tard, il sera ensorcelé par les sonorités californiennes d'un docteur non pratiquant avant de se promettre d’au moins mettre une fois les pieds à l’E3. Mission accomplie. Maintenant, il file un coup de main aux petits gars (et filles !) de GameHope dans l’espoir d’en tirer gloire et profit. Inutile de préciser que c’est mal barré.

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