Test : Birthdays the Beginning

Birthdays the Beginning - PS4

Genre : Bac à sable cubique

Date de sortie : 09 mai 2017

Genre
Bac à sable cubique
Date de sortie
09 mai 2017 - France
Développé par
TOYBOX Inc.
Edité par
Arc System Works
Disponible sur
PC, PS4
Modes de distribution
Boutique
PlayStation Network

Essentiellement connu pour la série des Harvest Moon, Yasuhiro Wada a récemment décidé de s'allier à Arc System Works afin de créer un nouveau titre. La collaboration entre le bonhomme et le studio, qui a notamment accouché de Guilty Gear ou Blazblue, a finalement donné un certain Birthdays the Beginning, un God Game disponible sur PS4 et PC. Mais ce titre parvient-il à la cheville de ses illustres ancêtres, parmi lesquels on peut citer Black & White ou encore Populous ?

Test effectué à partir d'une version PS4

Comme tout bon jeu qui se respecte, Birthdays the Beginning dispose d'un scénario, aussi basique et peu intéressant qu'il puisse être : ici, il est question d'un petit garçon trouvant un livre renfermant une carte au trésor. Curieux de ce qu'il pourrait trouver, le bonhomme va partir en quête de ce trésor... et va finalement découvrir un passage vers un autre monde. Un monde tout ce qu'il y a de plus étrange, puisqu'il est totalement vierge. Un assistant, baptisé Navi, ne va alors pas tarder à rappliquer pour lui indiquer que c'est son boulot de repeupler tout ce petit monde, et ce en le terraformant et en prenant en compte plusieurs paramètres, comme la température ou l'altitude. Et même s'il ne le saoule pas toutes les deux minutes en lui disant ''Hey ! Listen !'', ce cher Navi va se montrer tout aussi agaçant en enchaînant les explications à rallonge et autres tutoriels que le joueur se voit obligé de suivre s'il veut espérer pouvoir jouer en toute liberté. A ce sujet-là d'ailleurs, il est plus recommandé de directement se lancer dans le Mode Libre, même si forcément il faudra un peu plus tâtonner que en suivant scrupuleusement les didacticiels... En contrepartie, il faut dire adieu aux objectifs imposés par le scénario, divisé en plusieurs épisodes. Ce qui n'est de toute façon pas bien grave, puisqu'il s'agit plus d'un genre de jeu dans lequel on se fait ses propres objectifs.

Des dinos et des hommes

Mais c'est quoi d'ailleurs le but de ce jeu ? Il est tout bête : modeler la terre de façon à ce que des formes de vie y apparaissant, y vivent et éventuellement y meurent. Il y a d'ailleurs de quoi plaire à tous les collectionneurs, puisque pas moins de 200 espèces sont présentes dans le jeu. Si certaines sont relativement faciles à créer, d'autres sont forcément bien plus difficiles à obtenir et obligent à jongler en permanence entre les quelques éléments principaux à surveiller, à savoir la température, l'altitude, le taux d'humidité et la chaîne alimentaire. Et, forcément, les uns influent directement sur les autres, ce qui rajoute un poil de complexité - même si la globalité du titre se montre assez facile à parcourir, la faute à une idée pas assez approfondie -. Ainsi, il fera plus froid au sommet d'une montagne et bien plus chaud dans les profondeurs. C'est par ailleurs au joueur de tout gérer de A à Z puisque la partie commence avec un simple gros cube, totalement vide, renfermant simplement un peu de lave en son sein. Un cube sur lequel il faut avant toute chose placer de l'eau, puisqu'il s'agit du berceau de la vie. Viennent ensuite les premières formes de vie, qu'elles soient animales ou végétales. Il faut cependant prendre garde à un élément tout aussi important dans ce Birthdays the Beginning : les points de vie du personnages principal. Oui oui.

Birthdays the Beginning

Chaque action grappille en effet un peu de points de vie au joueur. Heureusement, les récupérer est tout ce qu'il y a de plus facile, puisqu'il suffit de changer de mode de vue. Le soft d'Arc System Works dispose de trois modes, à savoir Macro, Micro et Au Plus Près. Le mode Macro permet d'observer ses créations de loin, mais également de faire avancer le temps. Le mode Micro met le jeu sur pause afin de laisser le joueur faire tout ce qui lui chante, dans la mesure des PVs disponibles, que ce soit en modifiant son monde cube par cube ou en utilisant les différents outils qui lui sont offerts. Enfin, Au Plus Près permet, comme son nom l'indique, d'aller voir de très près son microcosme, le tout en vue FPS mais avec une caméra si capricieuse que l'on arrête bien vite de s'en servir. Dommage. Le joueur risque également de passer du temps dans les archives, où toutes les formes de vie sont répertoriées. Une fois créées puis scannées, elles peuvent ainsi y être observées en long, en large, en travers et en détails, histoire de tout savoir sur elles, comme par exemple leurs conditions de survie, leur taille ou encore leur taux de fécondité. Autant d'infos permettant au joueur de les recréer lors d'un second run. Mais encore faudrait-il qu'il y en ait un, de second run, la rejouabilité n'étant pas spécialement importante : le but étant de créer toutes les espèces, il n'y a pas vraiment d'intérêt à refaire l'expérience une fois qu'on les a toutes récupérées...

Birthdays the Beginning

Jurassic Beurk

Reste que l'on peut s'amuser à faire cohabiter des espèces qui ne le pourraient pas d'ordinaire, comme les dinosaures et les hommes, même si l'on ne peut se contenter que de les regarder de loin, les interactions étant impossibles. Mais en dehors de ça, difficile de s'extasier outre mesure sur ce Birthdays the Beginning, qui ne se montre malheureusement pas assez complexe ni profond pour se classer dans les meilleurs de son espèce. Et ce n'est pas sa réalisation qui remonte la chose. Si l'on apprécie la direction artistique choisie par les développeurs, très mignonne et colorée, donnant envie d'aller faire des gouzi-gouzi aux dinosaures même les plus voraces, on ne peut s'empêcher de remarquer un moteur plus que vieillissant, des menus relativement austères, des musiques répétitives et rapidement agaçantes, un bestiaire finalement peu varié (pas mal d'espèces reviennent plusieurs fois, simplement avec des couleurs différentes)... Bref, rien de bien foufou pour la PlayStation 4. Une PS4 qui a d'ailleurs parfois bien du mal, ce qui est relativement incompréhensible tant les ressources ne semblent pas demander grand-chose. Ce n'est pourtant pas la première fois qu'un studio choisit d'utiliser des ''voxels'', ces pixels cubiques...

Article rédigé par Shauni Chan , le

Prometteur sur le papier, ce Birthdays the Beginning ne marquera malheureusement pas le genre du God Game. Trop simple, trop en surface, trop peu ambitieux, trop court, trop techniquement à la ramasse, trop peu d'espèces à découvrir... Bref, trop peu convaincant pour les fans du genre (et ne parlons même pas de ceux qui n'en ont pas l'habitude !). Dommage, car le concept était intéressant sur le papier, et le tout jouissait d'une direction artistique franchement mignonne. A réserver pour les plus curieux, mais à un tout petit prix, le tout ne proposant pas vraiment de rejouabilité.

Points positifs

  • Direction artistique mignonne et colorée
  • 200 bestioles à découvrir
  • Un bon paquet de tutos pour les néophytes

Points négatifs

  • Court et sans vraie rejouabilité
  • Techniquement pas bien convaincant
  • Trop simpliste
  • Pas d'interactivité avec le bestiaire
  • Navi, tout aussi agaçant que son homonyme de Ocarina of Time

A propos de l'auteur

Shauni Chan

Shauni Chan

27 ans | Caution féminine

Détentrice d'un Baccalauréat P (pour ''platformer'') option Sonic the Hedgehog, Shauni Chan a ensuite obtenu avec brio sa licence en Nintendo, spécialisation The Legend of Zelda. Elle est devenue par la suite Docteur ès RPG japonais grâce à sa note maximale lors de l'épreuve Tales of.

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