Test : Tales of The World : Radiant Mythology

Tales of The World : Radiant Mythology - PSP

Genre : RPG

Date de sortie : 31 août 2007

Genre
RPG
Date de sortie
31 août 2007 - France
Développé par
Alfa System
Edité par
Ubisoft
Disponible sur
PSP
Site officiel
Site officiel

Après un premier essai sur PSP sous le nom de Tales of Eternia, plutôt mal négocié, voici que Namco remet le couvert avec Tales of the World : Radiant Myhologie. Derrière ce nom se cachent les derniers espoirs de la série sur console portable. Car outre l’opus à venir sur DS prochainement, il se peut que la firme se base sur ces derniers résultats pour décider si oui ou non elle continuera à éditer des jeux sur la portable de Sony. Enfin, pour ce qui est du reste de la série on ne se fait pas trop de soucis, et même si nous n’avons pas notre épisode tous les 6 mois, on en a au moins quatre de prévus pour l’année prochaine.

 
 
Mais parlons peu, parlons bien, parlons putains… non pas bien ! Restons plutôt dans le thème de l’article, ça pourrait se révéler intéressant. Donc en laissant les jeux de l’année prochaine de côté, penchons-nous un peu plus en détails sur ce Tales of the World qui n’a pas fait beaucoup parler de lui avant sa sortie. Une sortie éclipsée par celle de gros titres sur consoles de salon, certes ce n’est pas ce qui peut se rêver de mieux mais bon, il est sorti en temps et en heure, et c’est déjà pas mal au jour d’aujourd’hui. Namco aura-t-il su faire le nécessaire pour que cet opus se démarque du reste de la série pour attirer les joueurs désireux de nouvelles sensations ou bien est-il resté dans les sentiers battus depuis des lustres et qui contentent tous les amoureux du genre ? C’est ce que nous allons voir tout de suite.
 

Un putain de scénario…

Désolé de vous l’annoncer mais ce titre est une boutade. En effet, pour ce qui est de l’histoire du jeu, les développeurs ne sont pas allés chercher très loin, voire même sont retournés en arrière pour trouver l’inspiration. Terresia, votre monde d’adoption, est en grand danger. C’est Mormo, un habitant d’un monde parallèle (Yaoon) qui vous réveille pour vous apprendre la mauvaise nouvelle (oui, il n’a que ça à faire…). Vous découvrez donc que vous êtes né pour sauver le monde, et comme ce ne serait pas marrant si vous n’aviez que ça à faire, vous faites la connaissance de Kanono, une belle petite plante aux cheveux roses qui ne sait absolument pas qui vous êtes ni où elle est étant donné qu’elle est amnésique (la conne).
 
 
Vous voilà donc parti pour sauver le monde, recouvrer votre mémoire et celle de votre mignonne compagne. Histoire de ne pas vous laisser trop dans le flou, sachez que le monde est menacé par un monstre étrange qui dévore le Mana du « World Tree », ce qui met la survie de la race humaine en péril car c’est sa principale source d’énergie et de vie… Enfin, ce n’est qu’un détail. Bienvenue dans votre rôle de « Descender », ou si vous préférez, protecteur du « World Tree ». Un bon point tout de même à noter : vous rencontrerez au fil de votre aventure tout un tas de personnages atypiques et attachants que vous devrez aider, mais surtout des personnages que vous connaissez déjà. Je parle ici de Kratos, de Lloyd, de Raine, de Genis et tous les autres protagonistes de Tales of Symphonia, épisode qui a marqué nos mémoire d’une façon très particulière. Une petite touche de nostalgie et qui aide à avancer puisque c’est toute la bande qui vous aide à faire vos premiers pas dans le jeu. En parlant du jeu, voyons un peu ce qu’il a dans le ventre.
 

Un putain de gameplay…

Il faut bien l’avouer, c’est un très bon gameplay que Namco a mis en place dans cet opus, comme dans les « 15 » précédents ! Hé hé ! Ici encore, on retrouve la bonne vieille formule de l’Action-RPG en puissance avec les phases de découverte de donjons dans lesquelles on peut apercevoir les ennemis qui nous menacent et les esquiver si le cœur ne nous dit pas de les affronter. Mais pour nous, fiers gamehopiens sans peurs et sans reproches que nous sommes, nul combat ne mérite d’être évité, c’est pourquoi nous fonçons tête baissée dans la bataille et envoyons des claques à tort et (surtout) à travers les tronches de tout ce qui se met sur notre route. D’ailleurs, « à tort et à travers » est sûrement l’expression qui décrit le mieux les combats du jeu, car outre les potions qu’il faut gérer un tant soit peu lors des grands affrontements, le bourrinage est de rigueur lorsqu’il est question de se fritter avec le menu fretin. Les attaques à l’Unisson et les magies explosives sont toujours de rigueur (pour notre plus grand plaisir). Une formule plutôt rébarbative mais dynamique qui a déjà fait ses preuves dans les autres titres de la série. Ça plaira à n’en point douter.
 
 
Pour le reste, vous voyagerez de ville en ville, peuplées d’êtres vils qui ne sont là que pour le malheur de tous leurs habitants. Malheureusement, c’est une fois de plus un schéma de répétition qui s’installe ici avec un grand méchant au service du monstre dévoreur de Mana qu’il faudra défaire (ainsi que la partie du monstre se trouvant dans les alentours). Toutes les villes se divisent en plusieurs parties : la Guild, le Inn, la Plaza, le Blacksmith, le Toolshop et les maisons qui sont respectivement le lieu dans lequel vous recevrez toutes vos quêtes, le café du coin où vous irez former votre équipe avant de partir en mission, la place principale qui est le lieu de rencontres et d’échanges préféré de tous les pécors qui n’ont rien à faire, le magasin d’armes et armures et enfin le magasin d’items. Tout ceci ne changeant absolument pas d’une ville à l’autre, c’est une certaine lassitude qui se fait hélas très vite sentir. Mais bon, heureusement que le tout est plutôt bien modélisé et que les tons changeants et hauts en couleurs de chaque nouveau lieu sont là pour rattraper un peu le coup.
 

Une putain…. s’il vous plait

Mais non, n’appelle pas ta maman, je plaisantais. Quand je pense aux putains, je pense à toutes les richesses qu’offre ce monde vertueux, avec des tenues originales et colorées, ce qui me fait arriver sur les lieux et backgrounds du jeu. Et là, enfin un bon point pour Tales of the World : Radiant Mythology. Les villes ont beau se ressembler sur le fond, la forme les différencie très fortement et elles peuvent aller du petit village de montagne à la ville en plein milieu du Moyen-Orient. Ça aide un peu à se dire que les développeurs ont tout de même bossé un tant soit peu. Toujours en restant dans le design, jetons un petit coup d’œil sur les persos. Fidèles à eux-mêmes, c’est un design de dessin animé qui a été donné aux protagonistes, car il faut bien le reconnaître, les personnages non jouables ne ressemblent pas à grand chose… D’ailleurs en parlant de ce qui ne ressemble à rien, il est possible de faire des prouesses avec votre propre personnage. Ayant la possibilité de le personnaliser, vous pouvez décider de ses habits, sa tête, sa coiffure et sa classe. Concernant ces dernières, encore une fois aucun changement, et ce ne sont que les jobs habituels que nous retrouvons ici.
 
 
Après ça, voyons ce que donnent lesdits donjons. Toujours dans le même système, vous devrez tout au long de votre aventure visiter des lieux placés dans les alentours de votre ville. C’est joli, c’est neuf sur les dix premières heures et une fois passé ce cap, ce sont des donjons qui se ressemblent atrocement, avec uniquement la couleur qui change l’ambiance et le bestiaire qui évolue (à peine) que vous visiterez. Le foutage de gueule est de rigueur. Enfin, après autant de temps, on peut aisément comprendre que les développeurs soient en manque d’inspiration. Espérons juste qu’ils auront plus de courage pour les opus à venir.
 

Article rédigé par Neji , le

Pour terminer, Tales of the World : Radiant Mithology suit les traces de Final Fantasy : Crystal Chronicle sur GameCube dans la lignée des jeux répétitifs. Bien qu’un nouvel essai soit une bonne idée, Namco n’a pas su répondre aux attentes des joueurs et a décidé de sortir un titre doté d’un scénario déjà maintes fois visité et revisité avec toutefois un design sympathique et attrayant fidèle à la série. Les quêtes ne rattrapent même pas le coup et se révèlent, elles aussi, très vite lassantes. A moins de n’avoir strictement rien d’autre à faire, ou d’être un fan du genre, c’est rangés dans le placard que les persos prendront leur levels. Un titre à visiter sans être pour autant obligé de l’acheter.

Points positifs

  • Combats dynamiques
  • Ambiances et chara design attachants
  • La nostalgie de Tales of Symphonia

Points négatifs

  • Beaucoup trop répétitif
  • Un scénario déjà visité

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