Test : Dragon Ball Z : Shin Budokai 2

Dragon Ball Z : Shin Budokai 2 - PSP

Genre : Baston

Date de sortie : 15 juin 2007

Genre
Baston
Date de sortie
15 juin 2007 - France
Développé par
Dimps
Edité par
Bandai Namco Entertainment
Disponible sur
PSP
Parfois appelé
Dragon Ball Z Shin Budokai : Another Road

Renouveler un succès demeure toujours une mission particulièrement ardue, surtout quand le bâclage et la glande sont des valeurs fondamentales pour le studio chargé d’une telle besogne. Voila, inutile de faire un dessin donc : le premier DBZ Shin Budokaï était fichtrement bien foutu, surtout pour une PSP appauvrie en hits à l’époque ; et ce deuxième épisode, quant à lui, n’arrive pas à convaincre faute à une abondance de lacunes qui s’amoncellent…

 
 
Après des débuts en dents de scie, entre les excellents épisodes sur Super Nintendo et MegaDrive et les bouses sur 32bits, la série des Dragon Ball Z sur support vidéoludique s’est incontestablement lénifiée avec l’arrivée de la société Dimps aux commandes du novateur Dragon Ball Z Budokaï. Le pari fut à peu près réussi, les fans adulèrent leur messie, et la glande commença doucement à envahir cette nouvelle saga sur 128 bits par un deuxième épisode raté, heureusement bien rattrapé par une troisième mouture quasi-parfaite. Ensuite, l’histoire des Tenkaïchi, vous la connaissez surement, ainsi que celle que je viens de narrer. Oui, ce paragraphe est donc inutile, mais il fallait bien le remplir d’une façon ou d’une autre.
 

Ahnaha, crotte, j'aurais du rester sur une victoire

Visiblement, le petite routine qu'était de proposer une redécouverte d'une facette de l'histoire de Dragon Ball, Z et GT via le dernier Budokaï vient d'arriver à son terme, étant donné que Dragon Ball Z Shin Budokaï 2 propose de jouer une aventure totalement inédite, qui n'est, autant le préciser, que le fruit de l'imagination des développeurs, et non celle du maître Akira Toriyama. Ici, ce n'est ni Sangoku ou Vegeta qui tient la tête de l'affiche, mais plutôt Trunks (du futur), qui pensait vivre le restant de ses jours dans une paix enfin méritée avec sa seule mère, unique personnage "connu" de la série ayant survécu aux assauts des désormais morts C17 et C18. Selon le scénario du jeu, et il commence sur des bases assez logiques, ce qui est arrivé sur Terre avec l'épisode de Bou, doit forcement arriver dans le futur de Trunks. C'est ainsi qu'alors que le fils de Vegeta comptait participer au championnat du monde d'arts martiaux dans son monde, que Dabra et Babidi firent leur apparition, afin de choper de l'énergie pas chère pour réanimer leur monstre rose adoré. Trunks, alors dépassé par les événements, fut aidé par Shin et Kaïobito pour retourner dans le passé chercher les guerriers que l'ont connait tous (tout le monde, même les sous-merdes genre Yamcha ou Tenshinan). Voila, c'est tout. Logiquement, rien ne se passera comme prévu, Bou sera ressuscité, et des emmerdes apparaîtrons de partout, mais là est l'essentiel. Le pretexte est donc admirablement placé pour éviter la monotonie de se taper Trunks à chaque combat, et mettre à disposition du joueurs tous les protagonistes emblématiques de la série.
 

Dragon Ball Z Tomate Budokaï

Le mode Histoire, reprenant l'histoire contée plus haut, innove quant à lui sur son fonctionnement : car si le système de chapitres, contenant plusieurs fins possibles est encore d'actualité, les combats, eux, se déroulent radicalement différemment. Tout d'abord, votre ou vos personnages évolueront dans leurs statistiques via un système de cartes gagnées à chaque combat, qu'on devra placer sur une sorte de plateau de madame Irma. Certains billets augmenteront par exemple votre Ki, d'autres vos enchaînements, de plusieurs points d'un coup, ou d'un seul, tandis que des cartes spéciales ajouteront des points à celles placées à proximité. Les combats, désormais, sont introduits par des petites scènes ou l'on dirige son personnage à la 3ème personne, volant dans les airs dans le but de protéger des villes ou objectifs, pris d'assaut par les ennemis…V'la le concept… Tout est affreusement chiant à jouer, on doit jouer au chat et à la souris, en débusquant les ennemis, pour en entrant en contact physique avec eux pour déclencher le vrai combat, une fois la baston finie, ça continue, et à certain moments, vous devrez vous taper une dizaine de combats comme ceci, en une manche, tout en sachant que votre vie ne remonte pas après chaque combat. Il faut alors prendre soin de ses senzus, qui constituent en fait vos nombres de vies. L'ennui est total en jouant, et on se demande comment les développeurs ont pu oser balancer un tel truc. Bref, une fois cette aventure fastidieuse torchée, ou même avant si vous en avez le courage, vous pourrez vous exercer sur les autres modes de jeu du soft, comme le traditionnel Arcade, ou encore les Epreuves Z, comportant des sous-modes Survie, Contre la Montre, et Défi, ou il sera question d'effectuer dans un combat donné certaines obligations, comme finir le match par une attaque ultime, des choses dans ce genre.

Encore une fois, il n'y a guère eu surexploitation des méninges chez Namco Bandaï lors de la création du gameplay de ce deuxième épisode des DBZ sur PSP, car vous l'avez déjà deviné, il ne change en rien. Donc, il faudra encore faire avec des combinaisons de touches simples pour effectuer des enchaînements, ou des transformations, attaques spéciales et autres coups ultimes en utilisant seulement le bouton de Ki et une touche directionnelle. Les fanas de cancel, la technique qui consiste à balancer des enchaînements en "annulant" le dernier gros coup pour persister avec une autre série de coups n'a toujours pas été corrigée et la seule vraie nouveauté dans les combats vient de l'état dit d'Aura Burst Charge, effectuable seulement une fois par manche, qui booste vos capacités durant une période limitée. Hormis ce détail, tout n'est que copie de l'épisode antérieur, pourtant loin d'être exempt de défauts coté gameplay, c'est donc vraiment dommage.
 

Aucune allusion à Jivé n’a été formulée dans ce test

La qualité graphique de ce Dragon Ball Z Shin Budokaï 2 demeure incontestablement comme une bonne valeur sure dans le jugement général du soft, et ce, même si le jeu édité par Atari n’a pas vraiment beaucoup évolué techniquement depuis le précédent épisode, lui aussi assez hallucinant question polygones. Les combats sont toujours aussi hallucinants, souffrants d’aucune chute de fluidité, et affichant des détails vraiment intéressants. L’esprit Dragon Ball Z est donc forcément présent, et les personnages le rendent bien de par leur précision dans leur modélisation et leurs mouvements parfaitement retranscrits. Les attaques de Ki, quelles soient banales, spéciales ou ultimes, feront aussi réagir par la jouissance n’importe quel fan de l’anime… ne possédant pas l’épisode antérieur étant donné que tous les coups et enchainements demeurent identiques à ceux déjà vus dans le premier Dragon Ball Z Shin Budokaï. C’est tout bonnement regrettable, que les nouveaux coups soient si rares, surtout quand on sait que les Dragon Ball Z sur consoles ne possèdent généralement pas un catalogue de prises de combat très fourni.
 
 
Coté son, comme d’habitude, les beat électro-rock-jacky s’imposeront par eux-mêmes, et seront chargé d’accompagner vos douces bastonnades sous le clair de lune. Et comme pour montrer que l’équipe de développement a glandé dans les règles de l’art, on notera le soin qui a été apporté dans le subtil copier-coller effectué par le stagiaire du son, vu que toutes les musiques du jeu se retrouvent dans le précédent opus. Sinon, toujours dans l’optique du premier DBZ Shin Budokai, les horribles voix américaines pourront être virées à l’avantage des interprétations originales et excitantes de la version originale, en japonais donc, pour les autistes. De quoi agréablement être dans le bain des affrontements sanglants dans le monde de jeu en réseau, particulièrement choyé cette fois, ou vous pourrez affronter vos potes possédant le jeu via wifi, en faire vos amis, échanger des "cartes postales" personnalisables, zieuter toutes sortes de données relatives à votre style de combat, ou vos batailles antérieures… De quoi s'amuser un temps… à condition de tomber sur un mec possédant la PSP, ayant le jeu, et surtout voulant jouer avec votre pomme. Ca en fait des conditions pour se marrer 5 minutes…
 

Article rédigé par Dudy , le

Décevant. C’est le mot qui ne quittera pas vos levres en jouant au jeu, car si ce Dragon Ball Z Shin Budokaï 2 reprend toutes les qualités de son ainé, il a aussi la fâcheuse tendance de ne pas corriger les défauts du premier épisode, tout en lui en apportant d’autres. C’est ainsi qu’on se fait littéralement chier à parcourir le mode "Une autre voie", visiblement torché par un stagiaire, et qui aurait surement fait mourir de honte Toriyama si ce truc avait été réalisé. Le système des villes à protéger est gonflant et affreusement plat, le système de cartes n'apporte rien, tout comme les modes de jeu secondaires. Seuls le gameplay, le dynamisme des combat et la réalisation pêchue du soft peuvent convaincre les acheteurs potentiels, qui, bien sur, auraient mieux à faire en se tournant vers Dragon Ball Z Shin Budokaï premier du nom, beaucoup plus intéressant financièrement parlant.

Points positifs

  • Toujours aussi pêchu
  • Réalisation soignée

Points négatifs

  • Le taux de glandage de la team de dev, presque au niveau de celle de GH
  • Protéger des villes ? Conneries !
  • Le cheat pour voir Bulma à poil serait un fake

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