Test : Resistance : Retribution

Resistance : Retribution - PSP

Genre : Action

Date de sortie : 25 mars 2009

Genre
Action
Date de sortie
25 mars 2009 - France
17 mars 2009 - USA
Développé par
Sony Computer Entertainment America
Edité par
Sony Computer Entertainment
Disponible sur
PSP
Modes de distribution
Boutique
Site officiel
Site officiel
PEGI
 Interdit aux moins de 16 ans
 Grossièreté de langage
 Jeu en ligne
 Violence

Sorti en mars dernier, l’épisode PSP de cette série vaut-il ceux de la PS3 ? C’est toujours la question à laquelle il faut répondre dans ce cas de figure. Autant le dire tout de suite : la réponse est oui. Et vous seriez surpris de savoir à quel point si vous ne l’avez pas encore eu entre les mains.

 
 
Généralement moins fignolé que ses antécédents sur console de salon, un épisode développé sur console portable peut laisser sceptique. Celui-ci, se voulant un spin-off se situant entre les deux opus de PS3, arrive à se démarquer d’eux sans pour autant détonner. On retrouve les mêmes sensations de jeu, à la différence près que celui-ci est à la troisième personne. Exit Nathan Hales, bonjour James Grayson, mercenaire cradingue, raciste et sans un poil de compassion. Une seule chose l’anime : la haine des chimères, cet envahisseur extra-terrestre sur le point d’anéantir l’humanité, qui l’a forcé à tuer son grand frère.
 

C'est pas ma... Ah ben si, c'est ma guerre.

Petit rappel si vous n’avez pas joué aux épisodes PS3 (ici et ) : nous sommes en 1951, la seconde guerre mondiale n’a pas eu lieu. Les nazis sont ici remplacés par des bestioles à la technologie bien supérieure qu’on croirait sorties de Doom (jusqu’au canon à impulsions) qui ne font pas la distinction entre les blonds et les bruns. Tout le monde passe à la moulinette. Seule résistance : l’armée du Maquis, groupe de combattants de France et des alentours et prête à rendre son dernier souffle, que vous rejoignez malgré vous pour éviter la peine de mort. Et de toute façon, quitte à mourir, autant que ce soit en bottant le cul des chimères. La tâche est donc plutôt importante : l’avenir de ce qu’il reste de l’Europe repose sur vos épaules, et il va falloir zigouiller du vilain à outrance pour la sauver. On a donc affaire à un scénario sans nuance, d’ailleurs prévisible du début à la fin, qui se pose là et nous défie d’y trouver à redire. Tellement ridicule et mal interprété (intégralement doublé en français) qu’il pourrait être rebutant s’il ne devenait pas drôle pris au second degré.
 

Tourisme européen

Une fois le sujet exposé, il ne vous reste plus qu’à vous rendre à Paris à pied, où les chimères ont installé leur QG. Mais depuis Rotterdam, où votre flotte s’est écrasée, ça fait une trotte. Pas le choix, il faut avancer. À partir de là, de nombreuses phases de shoot tout ce qu’il y a de plus classique s’enchaîneront dans des niveaux qui pourraient être la définition du mot « linéaire ». D’une facilité déconcertante au début, les difficultés apparaîtront rapidement à mesure de votre progression, par intermittence toutefois. Quelques phases de mecha, devenues indispensables pour tout jeu du genre, permettront de se défouler un peu plus sans vraiment craindre la défaite. Et si l’on accepte le côté répétitif de ces combats, jusqu’à la faible variété de types d’ennemis, la réalisation est tout à fait convenable pour ce type de jeu. Les graphismes sont parmi les meilleurs sur la console, l’ambiance sonore est parfaitement mesurée pour intensifier chaque phase. Encore une fois, c’est du grand classique, sans aucune innovation mais bigrement efficace.
 

Résolvez les énigmes du professeur Grayson

Le panel d’armes est plutôt faible, mais nettement suffisant et varié pour que toutes soient utilisées sans qu’on se trouve en manque. Elles sont complémentaires et, chacune bénéficiant d’une fonction secondaire, suffisent à dégommer les bestioles qui nous veulent du mal. Du côté des bonus, un bon paquet de zones cachées renferment des « infos » (extraits cachés du carnet de notes de Grayson, qui apportent des précisions sur l’univers de la série), et de nombreux challenges qui permettront de déverrouiller de nouvelles armes. Vous pouvez totaliser une bonne quinzaine d’heures de jeu au minimum si vous prenez la peine de recommencer chaque niveau où vous en avez raté. Ce dernier aspect laisse à penser que le jeu est finalement un tout petit peu moins linéaire qu’on le croit tant il est facile de passer à côté des salles secrètes. Petite option gadget supplémentaire : vous pourrez bénéficier de certaines fonctionnalités si vous « infectez » votre jeu par l’intermédiaire du deuxième épisode de PS3.
 

Article rédigé par SiMouth , le

Voilà l’essentiel de ce qu’on peut dire sur ce jeu. Il fait partie de ceux qu’on peut résumer en trois lignes, reposant sur un principe simple : tirer sur tous les monstres et survivre. Ne cherchant pas à innover, se focalisant purement sur le plaisir de jouer, il n’appelle pas à une profonde réflexion et il serait vain de le décortiquer plus que nécessaire. Il n’y a que ça à en retenir : il est efficace, bien fichu et satisfera les amateurs du genre. Seul le scénario semble moins travaillé que le reste, mais il devient un atout humoristique si on prend l’histoire au second degré.

Points positifs

  • Efficace et défoulant
  • De jolie facture
  • Dur sans être prise de tête

Points négatifs

  • Le scénar et le doublage
  • Linéaire et répétitif

Commentaires