Test : Metal Gear Solid : Peace Walker

Metal Gear Solid : Peace Walker - PSP

Genre : Infiltration

Date de sortie : 17 juin 2010

Genre
Infiltration
Date de sortie
17 juin 2010 - France
Développé par
Konami
Edité par
Konami
Disponible sur
PSP

Connue (et reconnue) pour la complexité de ses intrigues, toujours écrites dans un contexte géopolitique passé cohérent ou dans un avenir probable, pour la réalisation technique à la pointe de la technologie de chaque génération de hardware, et enfin pour un gameplay sans cesse renouvelé prenant le joueur au dépourvu, la série (ou la saga, devrait-on dire) Metal Gear est une immense création, prenant ses racines il y a plus de 20 ans sur MSX. Jouant avec l’interactivité, avec les qualités intrinsèques du media jeu vidéo, et avec les sensations mêmes du joueur impliqué, on ne compte plus les moments de bonheur pur éprouvés au cours de ces années passées avec Snake et son équipe. Le 17 juin de cette année 2010 verra la publication en Europe du nouvel épisode de Metal Gear Solid. Sous-titré « Tactical Espionage Operations », et baptisé « Peace Walker », le titre ne déroge pas à la règle de l’excellence des softs made in Kojima Productions.

 
 
Dans une introduction nous relatant les événements de Metal Gear Solid 3 : Snake Eater, et le choix crucial ayant incombé à Snake vis-à-vis de son mentor et maître d’armes Big Boss après sa trahison, on apprend que Snake, nouvellement surnommé « The Boss », quitte à son tour les rangs de la CIA pour recouvrer son indépendance et disparaitre, tel un rônin apatride. On le retrouve alors en 1974 au Costa Rica, aux commandes d’une milice armée, toujours aussi pacifiste dans l’âme, et embringué dans un imbroglio géopolitique comme on les aime. La CIA fomente un coup d’état au Costa Rica, qu’il reviendra à Snake de déjouer aux côtés des révolutionnaires locaux, tout cela sur fond de menace nucléaire et de dialogue parlementaire n’aboutissant pas. Seule une solution sur le terrain est envisageable et Snake est contacté pour ce faire. La narration, mise en avant par des cinématiques séquentielles typées comics, à la manière de Portable Ops, est toujours aussi riche et intense : dialogues enlevés, personnages hauts en couleurs et interactivité sont au rendez-vous.
 

Viva la revolucion !

De la richesse, le gameplay de Peace Walker en a à revendre ; on pourrait le définir par l’ensemble de noms communs suivants : Action, Infiltration, Gestion, Collection et Coopération. Comme à son habitude, la saga nous propose plusieurs manières d’appréhender une mission et l’architecture d’un niveau. On s’infiltre en évitant à tout prix de se faire repérer, en mode silencieux et fléchettes anesthésiantes ou CAC (corps à corps), ou l’on choisit de ne pas hésiter à donner l’alerte en se frayant un chemin à la force de l’arsenal mis à disposition et s’étoffant au fur et à mesure des missions accomplies, des documents collectés et du niveau atteint en recherche développement.
 
 
En effet, Peace Walker présente un aspect gestion des plus importants : en échange de ses services rendus à la révolution est offerte à Snake une base marine dans laquelle il devra affilier les troupes recrutées sur le terrain à diverses taches en fonction de leurs capacités propres. Combattant, chercheur, cuisinier, infirmier, espion… tout ce beau monde devra former un tout homogène sans lequel la progression sur le terrain sera des plus ardues. Outre le recrutement, indispensable à la bonne marche de « Mother Base », des documents concernant l’upgrade d’armes ou de provisions sont récupérables sur le terrain. Il est bien sûr possible d’employer les combattants lors des missions et, ce faisant, d’augmenter leur niveau, ou de recevoir des rapports de recherche-développement en temps et en heure, ou encore d’apprendre que tel combattant a été emprisonné pour son comportement, ou que tel autre est enfin remis de ses blessures. Bref, tout ce petit monde prend vie, s’améliore et se gère.
 

El Commandante Snake

Deux façons de vaincre les boss s’offrent au joueur persévérant : recruter encore et toujours plus (et donc refaire avec plaisir la plupart des missions proposées) afin d’améliorer son arsenal et ses provisions ou inviter un ami pour une partie en coopération. Bien conçu, le mode coop‘ est un véritable régal, et ce de deux à quatre joueurs. S’infiltrer à plusieurs et se répartir les tâches n’aura jamais été aussi bon : on s’invective, on s’entraide, on se transfère des objets… Encore une fois, la profondeur de ce mode presque indispensable à une bonne progression dans le jeu enrichit le gameplay de façon drastique et agrémente le titre d’une durée de vie gigantesque, surtout si l’on a l’âme d’un collectionneur.
 
 
Il est possible de capturer la plupart des véhicules ennemis, du char d’assaut à l’hélicoptère de combat en passant par le transport de troupes. Une stratégie s’impose alors : réduire l’infanterie adverse à néant pour endommager le moins possible le véhicule adverse par exemple. Bien pensé, cette option permet de réveiller la collectionnite aigüe qui sommeille en chacun de nous, et l’on se surprend à affronter de nouveau des boss déjà vaincus pour alimenter sa collection.
 

Peace Unity Love and Having Fun !

L’interface correspondant à la gestion de Mother Base est tout ce qu’il y a de plus sobre, voire d’austère. On navigue dans des menus aux icônes simplifiées se présentant sous la forme de listes pour transférer ses troupes ou intervenir dans l’upgrade d’armement. Ce choix de design jurerait presque avec la beauté des environnements retranscrits à l’écran : la jungle luxuriante nous étouffe de ses couleurs et la plupart des bâtiments et infrastructures sont d’un réalisme tout à fait saisissant, aux textures nettes. La 3D est fluide mais ces qualités ne sont rien en comparaison de la beauté absolue des animations des protagonistes, marque de fabrique de Kojima Productions. Les bruitages et les musiques, en osmose parfaite avec l’aspect visuel du jeu, sont également bourrés de clins d’œil aux connaisseurs de la saga. Seul bémol notable et inhérent au support, l’absence d’un deuxième stick analogique permettant un contrôle précis de la caméra. Selon la configuration choisie, on peut soit diriger cette caméra à l’aide de la croix multidirectionnelle, soit à l’aide des boutons d’action classiques. Dans chacun de ces cas l’action s’en retrouve un peu décousue, mais rien de bien traumatisant au vu des autres qualités du soft.
 

Article rédigé par Guy Miquel-Albert (Rhyscard) , le

Metal Gear Solid : Peace Walker est un bijou, un veritable trésor d’addiction, et peut-être le meilleur titre disponible jusqu’à présent sur PlayStation Portable. On est conquis par tant de richesse de gameplay, et l’on se surprend à refaire la plupart des missions de manière différente entre deux arrêts de RER, ou encore en coopératif à la terrasse d’un café. Ces missions sont d’ailleurs de courte durée (15 minutes, pas plus), et donc parfaitement adaptées au joueur en pleine mobilité complètement happé par les tenants et aboutissants d’un scénario d’exception bien mis en valeur. C’est aussi ça, l’addiction…

Points positifs

  • Richesse du gameplay et du scénario
  • Gérer
  • Collectionner
  • Coopérer

Points négatifs

  • Un seul stick sur PSP
  • Une IA très MGS

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