Test : BlazBlue : Calamity Trigger

BlazBlue : Calamity Trigger - PSP

Genre : Combat

Date de sortie : 19 novembre 2010

Genre
Combat
Date de sortie
19 novembre 2010 - France
25 février 2010 - Japon
Développé par
Arc System Works
Disponible sur
PC, PS3, PSP, Xbox 360
Parfois appelé
BlazBlue : Calamity Trigger Portable, BlazBlue Portable
Modes de distribution
Boutique
Site officiel
Site officiel
PEGI
 Interdit aux moins de 7 ans
 Violence

De plus en plus, la PSP devient la console de « consolation » des éditeurs de jeux de baston, surtout pour les titres en 2D. Après deux épisodes sur Playstation 3, BlazBlue reste donc chez Sony mais s’adresse désormais à ses joueurs nomades. Bien que la PSP ait déjà prouvé ses capacités à maintes reprises, certains titres et certains genres de jeux continuent à la desservir, voyons donc ce qui nous attend avec ce BlazBlue Calamity Trigger.

 
 
Ca y est, la série est lancée, la relève à Guilty Gears est enfin assurée. Ce n’est pas le premier opus, mais la consécration reste toute fraîche. Les développeurs de l’une des meilleures séries de jeux de baston en 2D de l’histoire, et certainement la plus aboutie visuellement, se sont encore une fois déchaînés pour nous offrir ce titre sur console portable. D’un point de vue technique, la PSP reste la console portable la plus à même de répondre aux attentes des joueurs, de fournir un rendu suffisamment « beau » pour ne pas faillir à la réputation de la saga ou plus simplement de proposer une prise en main optimale pour un jeu qui demande une certaine dextérité dans le maniement de la croix directionnelle. Maintenant qu’on a eu le jeu en mains, voyons le résultat.
 

Un casting sans faille

Le casting des jeux d’Arc System Works fait partie de leur force. Sans forcément proposer des tonnes de personnages, chacun dispose d’une personnalité et d’une histoire qui leur est propre. Bien que les commandes se ressemblent un peu pour tous à cause de la limite de boutons imposée par la console portable de Sony, il faut tout de même apprendre à jouer avec chaque personnage pour être véritablement efficace. Ici, comme dans tout jeu de combat, certains se prennent en main en moins de temps qu’il n’en faut pour laver ses chaussettes avant que maman ne rentre de vacances. D’autres bénéficient des mêmes combinaisons mais liées à des styles radicalement différents, ce qui fait toute la difficulté d'être un joueur complet de BlazBlue. Dans cet épisode Calamity Trigger, on a 12 personnages à notre disposition et je vous assure qu’avec les différents modes de jeu proposés, c’est largement suffisant.
 

De l’Arcade, de la baston, mais pas que

En effet, il y a également ton cul dans le jeu. Je sais, je sais, c’est fin, ça ce mange sans faim, mais en attendant, ton cul, il va falloir en prendre soin si tu veux pouvoir avancer dans BlazBlue Calamity Trigger. Que ce soit dans le mode Arcade, le mode Versus, le mode Attaque de Score, le mode « réseau » ou encore le mode Legion, chacun d’entre eux est parsemé d’embuches et nécessitera une attention particulière. Au-delà de l’IA qui, encore une fois merci à Arc System Works qui sait y faire, n’est pas mauvaise et évolue sans changement brusque, certains modes de jeux demanderont une approche stratégique. Je pense notamment au mode Legion qui nécessite la mise en place d’une réelle stratégie pour pouvoir y avancer sans souci. Celui-ci vous propose une carte avec des zones de combats que vous débloquerez au fur et à mesure de vos victoires. Après chaque combat, on a la possibilité d’ajouter un membre de l’équipe vaincue à notre propre équipe, ceci afin d’agrandir notre « armée » et de nous offrir la possibilité d’apprendre à maîtriser différents personnages. Les zones peuvent comporter jusqu’à cinq adversaires, autant dire que certaines d’entre elles sont plutôt archi-méga-dures à passer, même avec la meilleure volonté. À vous d’évoluer à votre rythme. Enfin, ce qu’on retrouve dans n’importe quel mode du jeu, ce sont les points qu’on gagne pour pouvoir les dépenser dans la boutique.
 

On n’en a jamais assez !

BlazBlue Calamity Trigger comporte donc une boutique dans laquelle on peut trouver à peu près tout ce qu’on cherche, tout ce qui n’est pas offert avec la configuration de base, toutes les options que l’on voit sur nos adversaires, etc. Des costumes aux illustrations en passant par des options en combat jusqu’aux scénarios des personnages, tout s’achète. Il ne tient qu’à vous de gagner suffisamment de points en effectuant des combos, des spéciales et des ultras, affrontant différents ennemis, gagnant des combats, jouant à différents modes de jeux, etc. Dans les premières heures de jeu, vous gagnerez vos points à la pelle, après un certain temps, ça deviendra plus difficile. Heureusement, Arc System Works a été sympa et a inscrit la liste des actions récompensées dans le livret du jeu. Ici aussi, les différences entre les personnages sont mises en avant par la possibilité de gagner des points en accomplissant des tâches relativement variées en fonction du combattant avec lequel vous jouez.
 

Qu’est-ce t’as, y a quequ’chose qui va pas ?

Malgré tous les bons côtés qu’on peut trouver à BlazBlue Calamity Trigger, il n’en reste pas moins qu’il a un défaut majeur, et même si je l’ai cité comme une force au début de ce test, c’est également son point le plus faible. Ce jeu est sur PSP. Voilà le problème. Certes, la console est bien plus adaptée que la DS pour recevoir ce genre de titres, mais elle nous force tout de même à faire des pauses régulières. Non pas parce que c’est bon pour notre cerveau (quoique, à ce qu’il paraît, c’est ce que certains disent), mais surtout pour reposer notre pouce gauche qui souffre le martyre à force de se tordre dans tous les sens. Les enchaînements de quarts de cercles, demi-cercles et autres Z cassent réellement le pouce. C’est donc dommage de devoir arrêter de jouer à cause de ça.
 

Article rédigé par Neji , le

BlazBlue Calamity Trigger déchire, c’est un fait. Des personnages au gameplay en passant par les modes de jeu proposés et le système de bonus, tout a été réfléchi de façon à prolonger la durée de vie de ce jeu ad vitam æternam. Malheureusement, la console qui accueille le jeu est sa plus grande faiblesse et force n’importe quel joueur à se casser les doigts pour réussir les différents combos. Malgré ce détail, ce jeu est conseillé pour tous les amateurs de baston qui ne savent pas quoi faire dans les transports en commun ou pendant leurs longs voyages d’affaire.

Points positifs

  • Des personnages qui varient l'expérience de jeu
  • Une durée de vie impressionnante pour un jeu portable
  • Des enchaînements toujours aussi beaux

Points négatifs

  • La PSP casse les doigts
  • Certains personnages sont TRÈS durs à prendre en main

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