Test : Le Parrain

Le Parrain - PSP

Genre : Mafia-like

Date de sortie : 21 septembre 2006

Genre
Mafia-like
Date de sortie
21 septembre 2006 - France
Développé par
Electronic Arts
Edité par
Electronic Arts
Disponible sur
PC, PS2, PSP, Xbox 360, Xbox
Parfois appelé
The Godfather
Site officiel
Site officiel

Que celui qui n’a jamais rêvé, ne serait-ce qu’une fois, de faire partie de la famille Corleone me jette la première pierre (aïe, ça fait mal hein). Et bien pour tous ceux dont c’est le cas et qui ne possède qu’une pauvre petite PSP, soyez rassurés, votre jour de chance est arrivé. Et oui, le jeu est enfin disponible sur votre console portable favorite. Cependant, on a souvent vu des adaptations de films plus que douteuses. EA a-t-il réussi à remporter le challenge de l’adaptation fidèle ou au contraire, s’est-il planté lamentablement en nous sortant l’un de ses nombreux produits commerciaux visant seulement à l’exploitation d’une franchise (comme c’est souvent le cas) ?! C’est ce que nous allons essayer de voir au travers de ce test ! Let’s go !

 
 
Tout d’abord, pour les plus jeunes et les plus ignorants d’entre nous, un petit rappel sur l’histoire de ce film culte, Le Parrain. En gros, Don Corleone, le Parrain, un des chefs les plus redoutés de la Mafia refuse l'idée de tirer profit de la drogue. Dès lors, il devient l'homme à abattre pour ses rivaux. Grièvement blessé lors d'un attentat, il survit par miracle. Mike, son fils, revient aux Etats-Unis pour prendre sa succession et le venger. Maintenant que tout le monde est remis à niveau je pense que l’on peut rentrer dans le vif du sujet.
 

Aventi con la famiglia

Avec une belle cinématique d’introduction, on peut dire que le jeu démarre sur les chapeaux de roues en présentant la situation et quelques personnages, dont le vôtre, à savoir « Aldo » (nom par défaut que vous pouvez changer juste après la scène). On remarque tout de suite le travail des développeurs qui se sont fait très plaisir pour nous sortir un jeu quasiment plus beau que sur Playstation 2, si ce n’est pas vraiment plus beau. Les premiers pas dans le jeu vous mettent immédiatement dans l’ambiance et quelle est la première chose que vous apprenez à faire d’après vous ? A taper sur de pauvres petits gangsters de bas étage. Dans un sens c’est ce qui vous sera le plus utile au cours de toute la partie. Petit à petit vous apprendrez également à extorquer les commerçants (c’est pour leur bien avant tout, il faut bien protéger les honnêtes gens). Vous prendrez donc le jeu en main d’une façon très intuitive au fil de missions plus ou moins simples et en débloquant au fur et à mesure diverses armes, options, etc. Pour ce qui est du principe du jeu, il est simple, vous devez passer du rang de Outsider (le plus bas) à celui de Don (le plus haut) en remplissant les missions dictées par vos supérieurs ; missions qui visent à détrôner les autres familles qui règnent sur les différents trafics (alcool, armes, prostitution, etc…) du pays. Tout va bien jusque là, personne n’est perdu ? Alors on continue !
 

Ca cogne, ça filtre et ça s’infiltre

Une fois l’apprentissage fini vous avez toutes les cartes en main pour devenir un véritable gangster digne de ce nom et pouvez donc commencer votre échelonnage dans le milieu. A vous maintenant d’aller faire chanter les commerçants, ce qui vous ouvre les « backdoors » et vous permet d’aller parler aux patrons directement. Je vous entends d’ici, « mais il n’y a que ça à faire ? », je vous rassure bien sûr que non. Vous aurez votre quart d’heure Sam Fisher avec des missions dans lesquelles vous devrez infiltrer les bâtiments ennemis afin de poser une bombe, dégommer un malfrat ou encore sauver une femme en détresse (même si elle se fait buter deux secondes plus tard)… En ce qui concerne le niveau de difficulté, le seul obstacle auquel vous vous heurterez sera votre self-contrôle afin de ne pas tuer tous ceux que vous rencontrerez. Pour pouvoir extorquer les commerçants par exemple, vous aurez une jauge à remplir en lui tapant dessus ou en le « secouant », mais tout en faisant attention à ne pas le tuer (et oui, les coups font le même effet sur tout le monde). Concernant la pose des bombes, rien de bien difficile, il vous suffit de vous frayer un chemin à coup de « bastos » un peu partout à travers les corps des « méchants » (si l’on peut vous qualifier de gentil…) jusqu’à un point qui est indiqué sur la carte et par une balise bleue. Une fois sur place il vous suffit d’appuyer sur la croix et de décamper avant que tout explose (ce serait dommage de péter avec).
 

Un second mode ? ah bon ?!

Et oui, en plus du mode « Histoire » vous devrez parallèlement faire progresser votre cartel dans le mode « Guerre des Familles ». C'est-à-dire que vous, Aldo, devrez recruter des gangsters (Outsider, Associer ou Soldat, seul le prix change) grâce au pécule que vous aurez amassé avec vos missions pour pouvoir prendre le contrôle des business gérés par les familles rivales. Une fois ceux-ci recrutés vous n’aurez plus qu’a les disperser sur les zones autorisées de la carte et de remplir avec brio les missions proposées afin de pouvoir gérer la zone. Ces missions sont pour la plupart des personnes à éliminer ou bien à extorquer. Mais ce n’est pas tout, un système de cartes a également été mis en place afin de donner un peu plus d’intérêt au mode. Celles-ci se joueront, encore une fois, contre de l’argent et vous permettront de voler de l’argent à vos rivaux, créer des alliances ou bien en briser avec ceux-ci pour quelques tours, etc. Enfin, vous n’êtes pas la seule famille à vouloir tout posséder, c’est pourquoi la dernière phase vous montre toutes les actions de vos voisins, actions qui peuvent même vous concerner (prise de territoire, etc.,…). D’ailleurs histoire de voir un peu où vous en êtes et où toutes les autres familles en sont, vous aurez à votre disposition le « Journal de Tom » qui vous rapportera les évolutions de tout le monde, ainsi que votre situation personnelle, votre fiche de personnage, les cartes dont vous disposez, etc. Un petit plus bien pratique pour savoir qui attaquer et sur quel marché porter son choix. Ce mode stratégique se joue réellement parallèlement à votre progression dans le mode « Histoire » et est un vrai plus qui nous met dans la position de patron, ce qui n’est pas vraiment déplaisant. Et comment tout ça est-il mis en œuvre ? c’est ce que nous allons voir tout de suite.
 

Une petite révision technique ?

C’est bien beau de voir le jeu comme ça, mais le côté technique suit-il par rapport aux avancées technologiques de ces derniers temps ? Et bien sans hésitation je vous répondrai OUI ! Le jeu d’une grande beauté fait honneur à son support portable en proposant des graphismes dignes d’une console de salon. Un décor qui nous plonge tout de suite dans l’univers du jeu, une interaction possible avec n’importe quel passant, autant pour discuter que pour lui taper dessus (histoire de changer). Les armes de l’époque aussi sont fidèlement reproduites, et une option qui se révèle bien pratique avec la difficulté grandissante au fil des missions, vous avez la possibilité de les faire évoluer, moyennant finance bien évidemment. Tout le jeu est basé sur l’argent, mais ça vous l’aurez bien compris. Si on faisait un petit tour du côté du menu. Présenté avec deux colonnes qui montrent votre évolution dans le jeu, les développeurs ont réussi à faire un système de navigation où il est très facile de se retrouver et surtout avec une prise en main très intuitive. Un blason qui se remplit de rouge au fur et à mesure de votre avancée, vous montre où vous en êtes sur le chemin qui vous mène au rang de Don. Que du bon pour l’instant… ça n’aurait pas été drôle s’il n’y avait pas eu quelque chose à lui reprocher. Le premier mauvais point, et ceci est récurrent à une bonne partie des jeux PSP, l’utilisation du joystick pour les déplacements. Sachant que le pad sert à sortir / ranger et choisir ses armes, tous les déplacements s’effectuent avec le joystick, ce qui fait qu’au bout de quelques heures de jeu (si tant est que l’autonomie de votre console vous le permette) vous aurez droit à de jolies crampes du pouce gauche. Au moins ça évite de passer trop de temps devant son petit écran et de se ruiner les yeux.
 

Article rédigé par Neji , le

Le Parrain mérite son titre ! Un jeu dans lequel on rentre dès les premières minutes et qui vous met dans la peau de gangster des années 60, ça donne envie. Maintenant, la répétition et la difficulté qui, bien que grandissante au fur et à mesure du jeu reste assez faible, lassera peut-être un peu trop rapidement, enfin plus rapidement que le jeu qui n’a pas une très grande espérance de vie. Très beau et très bien réalisé on se prend bien au jeu et le côté stratégie en rajoute une couche, mais ça ne fait pas tout. Un jeu surtout à conseiller aux fans du film ou à tous ceux qui connaissent déjà l’univers, comme ça ils pourront voir l’histoire d’un autre point de vue, pour les autres ce sera une occasion de découvrir un monde à part.

Points positifs

  • Très beau
  • Un côté stratégique qui donne un peu plus d'intérêt au jeu
  • L'histoire vue depuis un autre personnage

Points négatifs

  • Une espérence de vie trop courte
  • Un peu répétitif

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