Test : SSX On Tour

SSX On Tour - PSP

Genre : Course de Snowboard/Ski

Date de sortie : Octobre 2005

Genre
Course de Snowboard/Ski
Date de sortie
Octobre 2005 - France
Développé par
EA Big
Edité par
Electronic Arts
Disponible sur
Gamecube, PS2, PSP, Xbox
Parfois appelé
SSX 4

Avis aux amateurs de glisse en tous genres et de surréalisme abusé, le jeu de vos rêves est en vente, et il s’appelle SSX On Tour ! La série de snowboard la plus déjantée de l’histoire du jeu vidéo n’a pas fini de faire parler d’elle, surtout avec un titre tel que celui-ci. Cependant, sera-t-il à la hauteur de nos attentes ? C’est ce que nous allons voir.

 
 
EA a enfin décidé d’innover un peu, d'où ce nouvel opus de la grande série des SSX. Dans ce jeu votre but sera de vous hisser à la première place du Top 100 des meilleurs skieurs / snowboardeurs du monde. Pour cela, vous devrez gagner successivement des courses, des épreuves nommées « SlopeStyle » (le plus gros score) et autres courses « Shred » qui vous feront affronter les autres riders en un contre un. Ça paraît cool tout ça non ?! Et en plus c’est vrai que ça change et que ça fait évoluer la série mais hélas EA ne peut pas encore se faire louer, car roi incontesté des suites en tout genre (avec Rock Star), ce système a déjà été exploité dans les deux derniers épisodes de la série des Tony Hawk, à savoir Tony Hawk Underground 1 et 2, ce qui fait de SSX On Tour une version sur neige de ces derniers. Et oui, ce n’est pas si évident que ça de trouver des idées nouvelles. Enfin bon, on ne peut pas non plus reprocher à une société commerciale d’exploiter un filon qui rapporte !
 

Le jeu finalement, ça donne quoi ?

Le jeu alors ? C’est vrai ça qu’est-ce qu’il donne ? Et bien commençons par le début tout simplement. Une intro bien faite, un peu trop courte à mon goût, je sais pas pour vous mais pour moi moins de dix secondes ça fait un peu léger, mais qui annonce la couleur dès le début. Un style revu et corrigé, plus « underground » comme on dit maintenant, avec des dessins au crayon et du coloriage mal fini qui donne une impression un « chouïa » trash. Hop, c’est parti on appuie sur le bouton « Start » et le menu pointe le bout de son nez sur un fond de musique rock pêchue qui va très bien avec l’ambiance du jeu. Tout d’abord, vous devrez créer votre propre rider mais ne vous imaginez surtout pas que vous irez choisir la couleur de ses chaussettes et de son slip car les seuls choix que vous aurez à faire sont ceux de son prénom, de son genre (homme ou femme) (nd n0nam : ah bon !) et de ses fringues (vous aurez le choix entre 2 ou 3 pré-configurations). Après cela, plusieurs possibilités s’offrent à vous, vous pouvez commencer directement les tournois et les défis ou bien choisir le mode entraînement. Cependant il faut savoir que pour vous entraîner vous devrez débloquer les riders du jeu, ce qui veut dire que vous êtes obligés de commencer par les tournois. C’est mal fait ? Ah bon, vous trouvez ?! Rassurez vous, EA se rattrape grâce à son mode multijoueurs bien conçu qui ne gâche aucunement la visibilité comme c’est souvent le cas dans ce type de jeux. Enfin une fois dans le mode tournoi (Séries dans le jeu), vous vous rendrez vite compte que les possibilités sont assez limitées. Pour ne pas complètement casser le jeu, vous aurez la possibilité de débloquer 11 persos (au total !) au cours de la cent cinquantaine d’épreuves que vous jouerez dans les 15 niveaux (toujours au total !) toutes catégories confondues, c'est-à-dire Course, Slopestyle, Big Air et Free Ride donc quand on fait le calcul, 15 niveaux pour 5 catégories sur 150 épreuves, on peut bel et bien se dire que EA ne s’est pas foulé et que le jeu est très répétitif. Enfin, il n’y a pas que des mauvais points, la prise en main est un point positif, et qui dit prise en main, dit gameplay.
 

Et v’là le gameplay

Pour tous ceux qui connaissent la série, ils ne seront pas trop dépaysés, car les développeurs n’ont quasiment rien changé au gameplay et autres folies du jeu. On retrouve toujours les figures de fou impensables et irréalisables qu’on aime tant. Celles-ci sont accessibles grâce à une jauge placée à droite de l’écran (la PSP a un grand écran certes mais ça va, tout est visible) que l’on remplit en faisant des tricks. Une fois cette jauge pleine, elle vous donne du boost mais aussi accès à ces figures démentes qui vous font gagner des lettres (celles de SSX On Tour bien évidemment). Une fois toutes les lettres amassées la jauge ne bouge plus et vous avez tout le boost que vous désirez jusqu’à la fin de la course (qui est souvent très proche lorsque vous avez toutes les lettres étant donné ce qu’il faut faire pour les avoir) ! Ce système est le même pour la partie snowboard et la partie ski qui ne sont dissociées que par leur nom et ce qu’on a aux pieds dans le jeu. Toutefois, si l’on veut trouver une différence entre les deux disciplines on peut toujours parler de la maniabilité et du style. Oui, la façon d’aborder les pistes n’est pas la même dans les deux cas, car à défaut de vitesse (tout dépend du matériel que vous aurez débloqué) les skis sont beaucoup plus maniables que le snowboard et vos courses seront donc mieux gérables, ce qui vous permettra de faire de meilleurs temps. En revanche, le snowboard est quant à lui plus efficace en figures. Plus souple et moins lent que les skis dans les rotations, ce dernier vous fera faire plus de tours et de meilleurs scores à l’arrivée. Tout dépend des sensations que vous recherchez. En parlant du matos à débloquer, ce système est très simple, durant toute la descente vous trouverez des flocons de neige que vous devrez attraper et à la fin, selon ceux que vous avez pris vous avez du plus ou moins bon matos. Il y a en moyenne 25 flocons par piste dont certains plutôt bien cachés. Les pistes regorgent de passages secrets qui ne demandent qu’à vous faire descendre plus vite, encore faut-il les trouver car les descentes se font à vive allure accompagner d’une bande originale bien ficelée qui colle parfaitement à l’image du jeu.
 

On garde le reste pour demain ?

Mais non, pour la fin. Pour parler de la bande son, c’est du rock ! Voila, tout est dit. Mais non, bien sur que non que tout n’est pas dit, ce sont différentes chansons qui collent plus ou moins bien aux moments de la descente dans laquelle vous vous trouvez. Ça va de la pop jusqu’au hard rock. Enfin tout ce qu’il faut pour combler les amateurs de sensations avides de gros sons. Mais ce n’est pas tout, il n’y a pas que de la musique et des courses dans le jeu (ou presque), il y aussi une petite histoire qui met en avant le mode défis. Celui-ci accessible par le menu principal vous propose des épreuves de plus en plus dures afin de tester vos aptitudes à réussir des objectifs prédéfinis. Ce mode sert juste à rajouter un peu de durée de vie, qui en cumulant le tout n’est pas si médiocre que ça. Enfin, et histoire de conclure ce petit test, voici une question que beaucoup de monde attendait. Et les graphismes dans tout ça ? Et bien en ce qui concerne les graphismes il n’y a quasiment rien à redire. Bien que ce soit l'un des premiers jeux à être sorti sur la portable de Sony, sa réalisation est très belle et très bien ficelée. Certes les décors sont un peu négligés mais ce n’est pas vraiment grave. Enfin, un dernier point que j'aimerai aborder est la lenteur des temps de chargement. Ces derniers sont assez long et vous feront parfois perdre un peu patience mais rassurrez-vous, il y a toujours pire.
 

Article rédigé par Neji , le

EA n’est pas allé bien loin certes pour ce titre mais au moins il l’a bien fait. Un soft sympathique qui change des précédents épisodes mais sans pour autant faire la révolution du monde vidéo ludique hivernal. Un titre à conseiller à ceux qui veulent découvrir la série et qui peut intéresser les joueurs de début de série de part ses nouveautés. Ce n’est pas le hit des temps modernes mais bon, SSX On Tour un bon jeu quand même !

Points positifs

  • Une très bonne fluidité
  • Une prise en main rapide et facile
  • Une bande originale qui claque
  • Une bonne qualitée graphique

Points négatifs

  • Un peu trop répétitif
  • Extrêmes: trop simple / trop dure
  • Temps de chargement trop long

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