Test : Daxter

Daxter - PSP

Genre : Plate-formes

Date de sortie : Avril 2006

Genre
Plate-formes
Date de sortie
Avril 2006 - France
Développé par
Ready at Dawn Studios
Edité par
Sony Computer Entertainment Europe
Disponible sur
PSP

Après un premier volet qui créa l’événement aux débuts de la PS2, suivi par deux autres épisodes plutôt moyens, et un spin-off Mario Kart-like pas franchement transcendant, on pensait la série vouée à l’oubli aux côtés de ce bon vieux Crash Bandicoot. C’était sans compter l’émancipation sur PSP de la petite belloutre orange. Le poil lissé et brillant, élevé en plein air selon des traditions ancestrales, Daxter est annoncé comme un retour aux sources…

 
 
Rappelez vous, dans l’épisode un, Daxter, l’ami de Jak, fut transformé par une saloperie de fluide, qu’on nomme echo noir, en petite bestiole moitié belette, moitié loutre. Entre l’épisode un et l’épisode deux s’étaient ensuite déroulées plusieurs années pendant lesquelles Jak avait vécues des péripéties hasardeuses, qui l’avaient finalement conduit en prison. Aujourd’hui, toujours premier à vouloir faire le beau, et ce d’autant plus avec un petit coup dans le nez, Daxter a décidé de nous compter sa vie durant l’absence carcérale de son fidèle acolyte. On va enfin découvrir comment il l’a triomphalement (ou pas) secouru des griffes d’une société sectaire et dictatoriale. Accessoirement, il en a profité sur son chemin pour débarrasser la ville de saleté de bestioles mutantes un peu farouches.
 

Daxter à poil

Et oui, comme si les problèmes d’écho noir, de précurseurs, d’orbes et de toutes ces petites choses n’étaient pas suffisants, il a fallut que des cochonneries d’insectes robotisés décident de conquérir le monde. Heureusement, Daxter, passant par là et complètement fauché, se fait rapidement embaucher en tant qu’exterminateur officiel. Ce titre lui donne alors le droit de bouter les bestioles refusant d’apprendre les règles élémentaires de savoir vivre. Vous serez tout d’abord armé d’une tapette électrique très Hi Tech avec laquelle des minis combos seront facilement réalisables. Puis votre avancement dans l’aventure vous amènera à l’acquisition d’un beau karcher à insecticide, lui-même upgradable en lance-flammes et lance grenades supersoniques. Un arsenal qui à de quoi refiler une érection à tout bon citoyen et qui vous sera également utile pour les phases de plateformes. En effet il pourra se transformer en Jet-Pack de faible durée, et de puissance variable, un peu comme dans Mario Sunshine.
 

Le come back de la plateforme

Là où Jak II et Jak III avaient plutôt tendance à jouer la carte de l’action et du sérieux, Daxter est un vrai jeu de plateformes. Les phases sont très variées et très riches allant des classiques double saut, jusqu’à l’escalade de murs, en passant par les tyroliennes et les phases de véhicules. Au cours des niveaux, deux types d’items principaux sont récoltables : les fameux orbes précurseurs habilement dissimulés, et les germes obtenus par l’élimination d’ennemis. Comme à l’accoutumée pour la série, vous devrez récolter la totalité de ces items si vous souhaitez atteindre la deuxième fin du jeu et le score d’accomplissement de 101% (la trame principale se finissant aux alentours de 80%). A côté de ça, des items bonus tels que des masques crétins à porter pendant le jeu sont également éparpillés, ainsi que des items qui vous seront utiles dans la partie multijoueur du jeu (voir plus bas).
 

Répond au doigt

La maniabilité de Daxter est excellente, tout du moins autant que le permet le petit stick de la console. On aurait pensé que l’absence d’un deuxième stick serait handicapante pour la caméra, mais ce problème a été judicieusement contourné par les développeurs en mappant la rotation horizontale sur les gâchettes L et R. On a ainsi la possibilité de contrôler à la fois, et d’un seul geste, caméra et personnage, ce qui vous sauvera indéniablement dans des phases de plateformes rapides et plus que délicates. Certaines sont d’ailleurs assez ardues et nécessiteront bon nombre d’essais, avec parfois un droit à l’erreur nul. Les combat sont basiques, et les mouvement faciles à prendre en main. Vous pourrez d’ailleurs en apprendre quelques nouveaux au cours de rêves dans lesquels Daxter se prendra pour un héros cinématographique (Neo de Matrix, Braveheart, etc…). Ces rêves se présentent sous forme de minis-jeux de combat dans lesquels le timing est prépondérant, à la façon d’un jeu musical. Ils viennent compléter avec plaisir le jeu déjà extrêmement varié.
 

Excite l’œil

Techniquement Daxter conserve le style qu’on lui connaissait déjà : coloré et loufoque, à l’image de la petite bête à l’humour bidonnant. Quelques baisses de framerate sont détectables sur les décors assez vastes comme la ville, ou pendant les sauvegardes automatiques, mais jamais dans un moment où elles pourraient être sévèrement handicapantes. C’est probablement la rançon d’un jeu aussi beau et détaillé sur la portable de Sony. Autre bonne habitude conservée : aucun écran de chargement ne viendra perturber votre progression puisque tout est fait en streaming, avec éventuellement des passages de secteurs aux chargement déguisés (ascenseurs, etc…). En revanche, même si pour certains cela paraîtra un détail, cette technique fera fondre votre batterie comme neige au soleil - élément à prendre en compte si vous avez l’intention de jouer pendant un aller/retour Strasbourg/Marseille.
L’aventure est assez linéaire, mais vous êtes totalement libre d’aller là ou bon vous semble dans la ville, pour recommencer un niveau quand bon vous semble, ou pour un peu de tourisme. Le seul petit défaut éventuel pourrait être le manque de diversité concernant les ennemis.
 

Achète, achète !

J’insiste encore une fois sur le fait que le jeu est très riche avec des phases de plateformes en vues pseudo-2D nous rappelant les jeux d’antan, des phases de synchronisation, des boss de fins etc…. il est impossible de toutes les lister. Pour terminer le jeu il vous faudra entre 10 et 20h suivant votre niveau et suivant que vous voudrez le compléter entièrement ou non. Cela étant, même une fois le jeu terminé on en est toujours pas lassé, ce qui nous y fera revenir sans problème (à l’heure ou je vous écris ces lignes, j’ai moi-même envie de repartir pour une seconde aventure de zéro). Enfin pour prolonger le plaisir vous avez à disposition un mini jeu en multijoueur adhoc qui reprend les concepts d’un Pokemon Stadium. Vous faîtes combattre des insectes que vous aurez récupérés dans l’aventure solo, utilisant également des cartes spéciales récoltées de la même manière. On aime ou on n’aime pas, mais personnellement j’aurai vraiment préféré un mode arène à la Ratchet & Clank 3.
 

Article rédigé par DjiZ , le

Non seulement must de la PSP, mais également un must du jeu de plateforme en général. Daxter frôle la perfection avec un gameplay très riche, 100% plateforme, proche de Jak and Daxter premier du nom. Le tout se déroule dans une ambiance plaisante, drôle et familière aux joueurs PS2.

Points positifs

  • Gameplay diversifié
  • Beau

Points négatifs

  • Ennemis peu diversifiés
  • Multijoueur peu intéressant

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