Test : Prince of Persia : Revelations

Prince of Persia : Revelations - PSP

Genre : Action-Aventure/Plates-formes

Date de sortie : Décembre 2005

Genre
Action-Aventure/Plates-formes
Date de sortie
Décembre 2005 - France
Développé par
Pipeworks
Edité par
Ubisoft
Disponible sur
PSP

Prince Of Persia… Un monument dans l’histoire du jeu vidéo… Une bombe vidéoludique qui laisse encore des traces… Des traces, surtout dans le Sable, car le nouvel épisode sur la console portable de Sony n’est autre que la suite des Sables du Temps. Certes, un remake d’un jeu sorti un an plus tôt sur les machines de salon, mais un bon remake, à la hauteur des capacités de la PSP.

 
 
Comme dans toute bonne suite, rappelons ce qu’il s’est passé dans l’épisode précédent. Pour faire bref, car l’histoire est tout simplement digne de Dallas, notre bon et valeureux Prince a dû guerroyer vaillamment contre des créatures des sables, créées par le Vizir maléfique (à ne pas confondre avec Iznogoud !). Son but était de replacer la Dague du Temps dans le Sablier portant le même nom, afin de remonter dans son passé, pour y modifier le présent. Ouf… Tout le monde suit ? Car c’est avec ce second épisode que cela se corse… quoi que le jeu se déroule bien en Perse et non en Corse. Notre bon prince donc, est depuis cet épisode poursuivi par un guerrier invincible, le Dahaka (à vos souhaits !), qui ne veut qu’une seule chose : tuer notre héros pour rétablir l’ordre du Temps bouleversé. Il se retrouve acculé à une île étrange, grise et lugubre, dont le seul refuge n’est qu’un château inaccessible… du moins dans le présent. Car l’île sur laquelle votre personnage a atterri n’est autre que l’endroit où les Sables du Temps furent créés. Votre quête, si vous l’acceptez, sera donc de remonter le temps avant la création des Sables du Temps, et empêcher l'Impératrice de les créer. Voilà pour le synopsis, et surtout bravo au scénariste qui a dû écrire tout ceci !
 

Un Prince c’est mieux que deux tu l’auras…

Il faut le noter dès le début, Prince of Persia Revelations, n’est malheureusement qu’un simple portage de Prince of Persia : L'Ame du Guerrier. Contrairement au titre qui nous le laisse entendre, le joueur ayant terminé le titre sur les consoles de salon se retrouvera avec le même jeu sur la PSP, à quelques passages près qui ont été revus pour l’occasion. A réserver donc uniquement aux personnes ne connaissant pas le second épisode de la série.
Par contre, ce qui est bluffant, c’est de voir la facilité avec laquelle la console peut afficher tant de détails, de brouillard, d’ombres et de jeux de lumières d’une manière fluide. Ce n’est pas le niveau que l’on a pu voir sur console de salon, mais cela n’en est vraiment pas loin. C’est absolument somptueux ! Repris également des autres versions, le nombre d’attaques et de mouvements sont incroyables. Vous pourrez ainsi, en vrac : sauter, courir, grimper, planter un couteau dans un drapeau pour amortir votre chute, courir sur les murs (un peu à la matrix sur ce coup là), les utiliser pour rebondir contre vos adversaires, utiliser des poteaux pour pivoter autour et vous propulser sur des endroits plus haut et inaccessibles, et surtout... combiner toutes ces actions entre elles. Je m'arrête ici tellement il y a de possibilités. Car Prince of Persia Revelations est à la fois un jeu d’action, mais également de plate-forme en trois dimensions.
Les combats sont extrêmement bien fait également, et c’est un réel plaisir que de voir de quelle manière le prince dégaine ses multiples armes et les utilise. Car pour utiliser, il sait utiliser lui ! (pas comme toi, là, qui me lit !). Il ira même jusqu’à piquer les joujous des adversaires pour les transformer en armes de jet… Et quand il s’agit d’une hache, je ne vous raconte même pas les dégâts que cela peut engendrer !
Toujours repris de la version de salon, lorsque vous viendrez à bout de certains ennemis, vous pourrez récupérer du sable. Et celui-ci pourra tout simplement être utilisé pour remonter de quelques secondes avant votre saut manqué qui s’est terminé par empalement. Une simple pression sur Select, et hops, try it again ! Mais il ne faut pas en abuser, une fois votre réservoir (oui, un réservoir de sable, tout le monde en a un sur lui non ?) vide, c’est le game over qui viendra s’en mêler, et tel le Dahaka (vous êtes enrhumés ?), il est invincible !
Même au niveau musical, on sent que les développeurs se sont déchaînés sur la BO, qui a perdu tout son côté poétique du premier épisode, pour être remplacée ici par du heavy metal aux résonances perses et arabes. Un pur délice musical allant de pair avec l’ambiance graphique, résolument plus sombre, plus noire et plus violente que son prédécesseur. Cela nous ravit au plus haut point, et prépare extrêmement bien le terrain au troisième épisode, sorti il y a peu, et qui lui fait ressortir le côté poétique, mais également maléfique du Prince. Du tout bon aussi bien scénaristique (avec une trilogie qui se tient), que graphique et sonore.
Au niveau de la prise en main, UbiSoft a réussi, avec moins de boutons présents sur la console, à nous donner les mêmes options de jeu que sur les machines de salon. Certaines manipulations sont un peu plus compliquées (comme le bouton Select sur la PSP, assez loin du stick analogique et des boutons d’action), mais pas irréalisables, et en aucun cas ne venant ternir le plaisir de jeu.
 

Prince peut-être, mais pas encore Roi !

La réalisation technique de Prince of Persia Revelations est superbe ! Du menu animé, au moteur 3D du jeu, tout est presque parfait… Presque, car comme toujours, rien n'est absolument parfait. Le premier défaut, le plus frustrant à mon goût, sont les sauvegardes impossibles à réaliser en dehors des zones prédéfinies. En gros, chaque fois que vous rencontrerez une fontaine, vous soignerez vos blessures, et vous pourrez enregistrer la partie. Fréquentes au début du jeu, cela devient très peu fréquent par la suite. Vous me direz, cela permet de rallonger la durée de vie, et vous aurez entièrement raison. Mais il n’y a rien de plus frustrant que de se farcir un passage long de cinq minutes, avec des sauts de précision, et des ennemis à ne plus savoir qu’en faire, et se retrouver à deux centimètres de cette fontaine en se faisant bêtement avoir par un ennemi bien planqué… Il ne vous reste plus qu’à tout refaire ! J’aurais préféré un système de sauvegarde libre, mais bon, on fera avec ! Que puis-je faire d’autre d’ailleurs me direz-vous !
Second détail qui ennuie plus qu’autre chose, c’est lorsque vous pénétrez dans une vaste pièce. La musique a tendance à se couper pendant quelques secondes, pour redémarrer ensuite. Cela m’est arrivé d’avoir cinq coupures de deux secondes, alors qu’aucune action n’était entamée. Lorsque l’on réfléchit à la manière de quitter l’endroit, cela vient taper sur les nerfs…
Troisième et dernier détail... Heuuu... Laissez moi réfléchir... Et bien non ! Fini ! Rien d'autre ne m'a réellement faché dans ce titre de très haute qualité ! "Que du bonheur" nous diraient facilement des présentateurs français qui, pour des raisons de confidentialité, nous ont demandé de ne pas citer leurs noms.
 

Article rédigé par Vampyre , le

UbiSoft nous livre ici un soft très prenant, très amusant à jouer, ultra-rapide, redoublant d’action, d’un niveau revu à la hausse par rapport aux versions de salon, à la musique bien hard, mais toujours en accord avec les cinématiques ultra belles et bien faites. Certes avec quelques petits défauts, mais le plaisir de jouer l’emporte sur les deux points soulevés ci-dessus. Sauf évidemment, si vous y aviez déjà joué sur console de salon, auquel cas vous n’y trouverez (presque) rien de nouveau.

Points positifs

  • Ambiances graphiques et musicales
  • De longues heures de jeu
  • Les nombreux mouvements
  • La jouabilité

Points négatifs

  • Le système de sauvegarde
  • La musique coupant de courts instants

Commentaires