Test : LocoRoco

LocoRoco - PSP

Genre : Jeu de boules

Date de sortie : Juin 2006

Genre
Jeu de boules
Date de sortie
Juin 2006 - France
Développé par
Sony Computer Entertainment Europe
Edité par
Sony Computer Entertainment Europe
Disponible sur
PSP
Site officiel
Site officiel

Une japoniaiserie complètement déjantée qui débarque chez nous, en avance qui plus est, voilà qui n'est pas très commun. LocoRoco, la killer-app qui manquait à la PSP ?

 
 
Beaucoup se font un malin plaisir encore aujourd'hui à descendre la portable de Sony sous le prétexte qu'à part des portages ou des adaptations, parfois très réussis, parfois complètement loupés, on a pas grand chose d'original à se mettre sous la dent. Ces gens là n'ont pas tout à fait tort, mais ont alors une vision très restrictive du parc de la console. Si on prend la peine de faire un petit détour en dehors du marché de masse, on trouve d'excellents titres comme Gripshift, Lumines, Exit ou Mercury. Désormais il faudra également compter sur LocoRoco, qui réalise l'exploit de plaire au plus grand nombre, tout en proposant une expérience nouvelle, dans un univers complètement déphasé.
 

Un jeu attachant

Imaginez un peu le monde tout coloré des Bisounours, injectez en vrac, mais avec modération, quelques Schtroumps, des Shadoks, quelques Barbapapas et un soupçon d'herbe de provence cultivée par Bob Marley. Vous devriez obtenir une mixture proche de l'univers flashouillo-kitch-70's de LocoRoco. Ces petites bestioles qui maîtrisent l'orgie fusionelle et qui tentent de lutter contre l'envahisseur MuiMui.
Dans le principe du jeu, LocoRoco ressemble à un Mercury simplifié en 2D, et un jeu beaucoup moins connu : Gish. Vous dirigez non pas directement la bestiole qui se trouve à votre écran, mais vous inclinez à l'aide des gâchettes le décor dans l'une ou l'autre des direction. Votre Loco sera ainsi entraîné telle un bille flasque et gluante, et vous pourrez également le faire sauter avec plus ou moins de contrôle. Sur votre parcours de nombreux mécanismes divers et variés seront présents influençant directement vos déplacements. De la plate forme vivante, au conduit automatique, en passant par les engrenages mécaniques, les créateurs du jeu se sont vraiment lâché à leur imagination la plus folle. Plusieurs types d'items seront également récoltables vous permettant d'atteindre, si vous les obtenez tous avant d'atteindre le point d'arrivée, les divers objectifs de chaque niveau. Pour celà il vous faudra alors explorer les moindre recoins du niveau, y compris les passages cachés. Parmi ces types items, l'un est tout particulièrement important : de drôles de fleurs qui, à chaque fois que vous en mangerez, feront grossir votre bestiole. Il devient alors plus rude d'atteindre certains couloirs, mais heureusement vous disposez d'un pouvoir de scission ou de rassemblement en tout petit locos tous mimis, tous rikikis. Mais gare à ne pas en perdre une miette, les méchants ne sont jamais bien loin toujours prêts pour vous priver d'une partie de votre récolte.
 

Ya-Ya-Ya-Doubi-Ya-You-Yé

Le jeu sur son seul gameplay même s'il est très plaisant, n'aurait pas su être aussi addictif sans toute l'ambiance visuelle et sonore qui forme ce petit monde hallucinatoire. Une mention tout particulière est attribuée aux nombreuses chansons en une sorte de Yaourt japonnais qui vous resteront dans la tête pour toute la journée, voire la semaine. Tout comme Lumines en son temps, LocoRoco sait habilement allier les sons ponctuels à l'ambiance musicale. Vos locos désassemblés chanteront tous par petits groupes de choeurs tant et si bien que les meilleurs choristes de Gérard Jugnot pourront aller se rhabiller. Tout au long du jeu, alors qu'on pense avoir fait le tour des éléments qui le peuplent, on est sans arrêt étonné par de nouvelles trouvailles. Le level design a été très soigné dans le jeu, entre décors de neige glissante, entrailles de crapaud gluant, forêt rafraîchissante, et sorte de mini flippers survoltés.
 

Mieux qu'un antidépresseur

Le jeu pourra correspondre à tous les niveaux de joueurs, puisque vous pourrez très bien le finir sans chercher à remplir tous les objectifs, en vous contentant de la bonne expérience d'exploration jusqu'au point d'arrivée de chaque niveau. la difficultée est alors adaptée à un lapin nain de 6 semaines et demi. Les plus téméraires, eux, iront jusqu'à remplir tous les objectifs de temps et de récoltes, nécessitant d'aller jusqu'aux endroits les plus inaccessibles et qui mettront vos nerfs à rude épreuve. Voilà pour ce qui en est du mode principal. A côté de cela se trouvent 3 petits mini jeux (dont 2 à débloquer) et le mode "maison loco". Dans ce dernier, vous devrez établir un parcours à l'aide d'objets gagnés dans le jeu principal, pour que vos petits locos se rendent automatiquement jusqu'à un certain point. Honnêtement, je trouve que ce mode est juste un gadget, on y joue une ou deux fois, puis on l'oublie rapidement. Il a toutefois le mérite d'être là.
 

Article rédigé par DjiZ , le

Passer à côté de Loco Roco, ce titre qui ne ressemble à aucun autre, serait faire la plus grave erreur de votre vie de joueur. Certains le trouveront trop simple et trop court, mais à ceux là je leur demande de me montrer s'ils ont bien fini le jeu à 100% ! Addictif comme jamais, si vous ne possédez pas encore de PSP, ce titre à lui seul pourrait justifier un achat.

Points positifs

  • L'univers et l'ambiance
  • Le gameplay addictif
  • Les chansons mieux qu'à la Star'Ac

Points négatifs

  • Trop court ?

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