Test : Moto GP

Moto GP - PSP

Genre : Course de motos

Genre
Course de motos
Développé par
Namco
Edité par
Sony Computer Entertainment Europe
Disponible sur
PS2, PSP
Parfois appelé
MotoGP

Franchement, la moto, j'adore. Même si j'en garde un très amer souvenir depuis le jour ou je suis rentré à fond la caisse dans un buisson avec une Peugeot 103 SPX, devant une bonne centaine de personnes, provoquant un fou rire estival et énergique des badeaux. Oui je sais, il n'y a vraisemblablement aucune similitude entre la noble discipline professionnelle qu'est le Moto GP et les péripéties d'un pauvre peloy qui s'affiche en mobylette, mais il fallait bien remplir cette partie du test.

 
 
*Regrettant son intro* Oui, euh, enfin bon, y'a du faux dans l'histoire, hein. Ma mémoire est trouble, c'était pas une 103 déjà, mais une Ninja ZX-6R que je pilotais, et euh… c'était pas un buisson… euh mais… enfin bon, alors ce Moto GP, qu'est-ce qu'il a dans le ventre (ouf) ? Tout simplement du gros, étant donné que le genre n'est pour l'époque absolument pas représenté sur PSP pour un sou. La licence de Namco arrive donc à points nommés pour le plus grand bonheur des fans de deux roues, dorénavant contents de retrouver sur la portable qui se vend plus la joie des courses motorisés via les saisons 2005 et 2006 du championnat Moto GP, toutes deux présentes dans le soft. Seulement, le titre du développeur Japonais est loin d'être exempt de défauts, ces derniers gâchant malencontreusement la perception générale du jeu.
 

Une moto, c'est comme une petite amie, ça se monte, se dompte, et t'en as honte quand elle ressemble à rien

Une fois arrivé au menu principal du jeu, et lorsque vous voudrez lancer une course un choix drastique s'offrira à vous, se jetant avidement sur l'écran de votre PSP, créant de ce pas un malaise inévitable du joueur… Ce dilemme, cette décision… sera irrévocable… que choisir… arcade ou simulation ? Selon votre sentence, toute la saveur du jeu en sera chamboulée. Si vous osez prôner l'arcade, le gameplay du soft sera épuré de tout réalisme, il sera possible de jouer les équilibristes sur sa moto, foncer dans les graviers lancé à 300km/h, tourner comme un bourrin sans se casser la gueule, mais le fun sera immédiatement de la partie, sans prises de tête inutile. Ce qui vous permettra de balader une IA ridicule, d'un style pompé sur Gran Turismo, ou les concurrent ont l'intelligence de Lemmings. Ces cons se suivent, et c'est à peu près tout, ils ne se décaleront jamais pour vous doubler, préférant vous rentrer allégrement dans le lard. Du coup, les grand prix perdent beaucoup en saveur, surtout pour cette discipline qu'est la moto, ou les dépassements ont une importance plus que capitale.

La solution est alors d'opter pour le réalisme. Et ça change la vie. Toute accélération un peu brusque vous mènera au tapis, tout comme le fait d'avoir mit le quart d'une roue dans l'herbe. La conduite devient beaucoup plus précise, il faut énormément jouer sur le transfert de masses, contrairement au mode arcade. Dorénavant, il faudra apprendre chaque circuit par cœur, et modifier les réglages de sa moto pour espérer faire un bon temps lors des qualifications. Le jeu prend vraiment une nouvelle ampleur une fois qu'on maîtrise la conduite réaliste, car on en a bavé, il n'y a rien de plus frustrant que d'accomplir un tour parfait, et de chuter au dernier virage pour avoir accéléré un poil trop tôt. Et à l'instant ou on y arrive, c'est l'extase la plus totale. On ne peut que regretter amèrement la défaillance de l'IA, qui aurait rendu le jeu encore plus tripant si elle avait été à la hauteur.
 

Qui est le plus nul : Jean Alesi en F1 ou Olivier Jacque en 500cc ?

Du classique, voici en un mot ce que propose Moto GP. Rien de neuf, ou de novateur, que des modes qu'on retrouve dans tous les jeux du même genre, et qui ont fait leur preuve. C'est ainsi qu'on pourra opter entre les modes Arcade, Saison, Multi, Contre-la-montre…. Fort logiquement, le mode Saison retiendra la majeure partie du temps de jeu, ce dernier proposant soit d'incarner un nouveau pilote, donc limité à une écurie pourrie, et grimper vers les sommets en accumulant les contrats et les putes, ou alors de commencer directement en contrôlant votre pilote favori dans la course au titre mondial. En sélectionnant la première option, vous pourrez customiser entièrement votre ego virtuel, un peu comme dans un Tourist Trophy (physique, position sur la moto…), et profiter d'un plaisir de jeu intense, mais relativement court, faute à la facilité déconcertante du mode. Même avec la plus pourrie des motos, le joueur habile de ses mains n'aura pas de mal à finir champion des sa première année, atomisant d'un seul coup tout l'intérêt du mode… Hormis tout ceci, le jeu développé par Namco bénéficie comme d'habitude de la licence officielle Moto GP, ce qui comprend tous les pilotes officiels, les circuits, les pubs, l'habillage… Bref, les fans seront aux anges devant cet amas de marketing.
 

Jarre !

Techniquement, Moto GP fait clairement honneur à la PSP, surtout pour le premier jeu du genre. Les textures sont certes très, trop aliasés, mais les bolides jouissent vraiment d'une modélisation précise et demeurent des plus reconnaissables. Tout bouge assez bien, on ne décèle aucune grosse chute de frame-rate et le titre de Namco n'a donc pas vraiment de soucis de fluidité. Les animations sont correctes mais sans plus, le pilote se penche avec maîtrise, se colle au guidon, peut lâcher des wheelies… le minimum syndical, bien que les chutes se révèlent être complètement ratées tant votre dompteur de chevaux se dandinera avec la raideur d'un Playmobil quand il dansera la Calypso en hors-piste…. Coté environnement, on reste dans l'agréable, enfin, dans une certaine mesure, car on ne peut que difficilement avouer qu'un circuit regorge de détails en tous genres, mis à part trois ou quatre panneaux de publicité, de l'herbe, des tribunes, du goudron et des pneus, y'a pas grand-chose de présent. Enfin, un petit mot sur l'habillage global du titre, qui impose un style sobre, sombre, mais parfaitement clair dans les menues. Le HUD en course est modifiable, et même parfois différent selon le bolide sélectionné, mais tout persiste comme étant incontestablement lisible.

Coté son, outre le bruit des moteurs 500cc qui devrait provoquer plus d'une excitation chez les zoophiles, tout reste incroyablement classique, dans la pure lignée de la série. Les musiques des menus tapent vite sur les nerfs, et une fois en course, il n'y a quasiment aucune ambiance, les acclamations des spectateurs ne faisant ni chaud ni froid, et la techno digne d'un DJ Tomato qui passe en fond sonore procure le même effet. Enfin, n'oublions pas le multi, jouable en Ad Hoc jusqu'à 8 joueurs, ou en face à face, et tous les divers bonus à déverrouiller qui prolongeront une durée de vie bien remplie, du moins, pour les fans, les néophytes eux, auront déjà torché le jeu 20 fois en mode arcade… Puis revendu leur jeu, éventuellement…
 

Article rédigé par Dudy , le

Sympa. Tel est le mot qui ressort principalement en décortiquant les facettes du titre de Namco. Mais, bien que le jeu se révèle agréable à jouer dans toutes circonstances, qu'on adule l'arcade ou la simulation, les développeurs ne se sont pas foulés pour ce soft visiblement torché vite fait pendant une coupure publicitaire d'un épisode des Feux de l'Amour. Premier à être remis en cause, le manque total d'innovation, Moto GP n'apporte rien à la licence si bien que les fans de la série ne priant que pour les versions 128 bits seront vite lassés de la mouture PSP, puis, secondairement, la réalisation aurait pu être plus travaillée. En gros donc, c'est sympa, mais ça ne vaut pas 50 €.

Points positifs

  • Les nettes différences entre les modes Arcade/Simulation
  • Licences officielles
  • Fait passer le temps

Points négatifs

  • Rébarbatif
  • Manque d'innovation

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