Test : Silent Hill : Book of Memories

Silent Hill : Book of Memories - PSVita

Genre : Survival-Horror

Date de sortie : 02 novembre 2012

Genre
Survival-Horror
Date de sortie
02 novembre 2012 - France
16 octobre 2012 - USA
14 février 2013 - Japon
Développé par
Wayforward Technologies
Edité par
Konami
Disponible sur
PSVita
Modes de distribution
Boutique
PEGI
 Interdit aux moins de 16 ans
 Violence

La série des Silent Hill a fait un retour remarqué cette année suite à un Homecoming pas franchement ragoutant. C'est donc avec enthousiasme que l'on a accueilli la nouvelle d'une version Vita. Ce dernier a cependant vite laissé la place à une certaine inquiétude lorsque l'on a appris que cet épisode se présenterait sous la forme d'un simili hack'n slash. Mais après tout, si l'esprit de la série est bien là, et que le scénario et le gameplay sont au rendez-vous, pourquoi pas ?

Test effectué à partir d'une version PSVita

 
 
Le jeu débute par une phase inhabituelle dans la série : la création de son personnage. On peut ainsi choisir le sexe, le style vestimentaire, la coupe de cheveux et quelques attributs du visage. En plus d'être assez sommaire, cet éditeur de personnage n'augure rien de bon pour le scénario. En effet, la série des Silent Hill a pour habitude de nous faire plonger dans la psyché de son protagoniste, ce dernier étant confronté à ses démons intérieurs. La possibilité de créer son personnage pose de sérieux problèmes au niveau de sa caractérisation, un punk ne réagissant aux évènements de la même manière qu'une gothique ou une gosse de riche. Visiblement, les développeurs n'ont pas prêté attention à ce genre de petits détails, pourtant essentiels. Pour en revenir à l'histoire, vous incarnez donc un personnage générique qui reçoit des mains d'un facteur étrange (celui que l'on a déjà vu dans Silent Hill : Downpour) un vieux grimoire contenant l'histoire de sa vie. Évidemment, il s'empresse de modifier certains évènements. La nuit suivante, il fait un cauchemar bien glauque, avant de se réveiller pour se rendre compte que ses écrits sont devenus réalité.
 

Une nuit en enfer

Le jeu prend donc place durant ces cauchemars, proposant une vue de type 3D isométrique. Le joueur doit parcourir des niveaux vaguement labyrinthiques à la recherche d'objets qui lui permettront de résoudre une énigme et ainsi passer au niveau suivant. Pour obtenir cesdits objets, il faudra briser des orbes bleues, disséminées à travers le niveau, et tuer les ennemis qui viendront alors. Certaines portes seront verrouillées, il faudra donc trouver des clefs d'argent pour les ouvrir. Voilà ce qu'on peut dire sur le déroulement des niveaux qui, hormis les boss fight, se déroulent tous de la même manière. Au point que le titre devient vite répétitif. On a bien des missions secondaires données par une grande créature au début de chaque zone, mais rien de bien folichon. Cela ne suffit pas à dissiper cette impression de répétitivité qui vient dès le deuxième niveau. C'est bien simple, même les énigmes tournent en boucle. A priori, les développeurs croyaient qu'en changeant les objets et l'intitulé de l'énigme, on n'y verrait que du feu. Mais ça ne marche pas. Il faut croire qu'on est pas si cons que ça.
 

Un peu de RPG dans tout ça

Se présentant sous la forme d'un hack'n slash, le titre se veut plus orienté action qu'a l'accoutumée. En effet, on pourra ici faire face à la plupart des situations, et la fuite ne sera que rarement nécessaire. On a la possibilité de porter deux armes à la fois, une dans chaque main. De ce fait, on a deux boutons d'attaque, chacun étant associé à une main. Sympathique, cet aspect du gameplay permet de tester plusieurs combinaisons. On peut, par exemple, attaquer les ennemis à distance avec un pistolet et les découper à coup de hachoir s'ils s'approchent d'un peu trop près. Cependant, certaines armes se tiennent à deux mains. Le lock permet de se concentrer sur une cible, enfin en théorie. Il nous est en effet arrivé à plusieurs reprises de toucher une cible alors qu'on en ciblait une autre. Voilà qui est difficilement compréhensible. Notez que les armes s'usent toujours, mais qu'on peut les réparer à l'aide de trousses à outils, celles-ci se trouvant un peu partout dans les niveaux. En tuant des monstres, vous gagnerez de l'expérience. À chaque gain de niveau, vous aurez deux points à répartir dans des caractéristiques comme l'intelligence, la force, la vitalité, etc... Ces caractéristiques peuvent également être améliorées grâce à des artefacts que l'on trouve dans des pièces spécifiques. De même, on trouvera, dans chaque niveau, une bibliothèque où sauvegarder et une boutique, tenue par notre cher facteur (WTF !!), nous permettant d'acheter trousses de soin, boîtes à outils, ainsi que d'autres objets bien utiles. Vous pourrez même trouver des mécanismes vous donnant accès à une compétence de manière aléatoire. Cette dernière vous octroie un bonus pendant une minute et n'est utilisable qu'une seule fois. Mieux vaut ne pas l'utiliser à la légère.
 

Ambiance au rabais

D'un point de vue visuel, ce Silent Hill casse pas des briques non plus. Certes, les décors sont réussis et proposent différentes ambiances. De plus, le vide présent autour des zones visitables donnera sans doute le vertige à certains. Le bestiaire n'est pas trop mal non plus, bien que limité. En effet, à quelques exceptions près, on recroise tout le temps les mêmes créatures, les différents types de créatures (sang, lumière et acier) recyclant les mêmes modèles 3D. Il est vrai que ce n'est pas le premier jeu à faire cela, mais ici, les créatures sont peu nombreuses. Heureusement, elles sont dotées d'un design correct. Les boss apportent également un peu de renouvellement bienvenu. De son côté, la modélisation des personnages laisse à désirer, surtout au niveau des visages. La musique non plus n'est pas terrible. Ce n'est pas qu'elle soit mauvaise, mais il lui manque ce qui fait le sel des musiques de la série. Ce petit quelque chose qui vous met mal à l'aise, qui vous donne de sueurs froides. Au final, l'ambiance oppressante typique de la série est totalement absente, la faute à une vue trop large sur l'environnement donnée au joueur.
 

Article rédigé par pattoune , le

Au final, malgré quelques bonnes choses, ce Silent Hill : Book of Memories peine à convaincre. Son scénario minimaliste et sans intérêt, son ambiance bien moins travaillée qu'à l'accoutumée et sa répétitivité décourageront les joueurs exigeants. Les autres trouveront à s'occuper un moment. Mais pour ce qui est de la flippe et du fun, il faudra chercher ailleurs.

Points positifs

  • L'aspect RPG
  • Des décors sympas
  • Les boss

Points négatifs

  • Modélisation des personnages pas terrible
  • Musiques moyennes
  • Répétitif

A propos de l'auteur

pattoune

pattoune

33 ans | Ours savant

Davantage ours que savant, ce con n'a pas compris que l'hibernation c'est en hiver. Résultat, il reste cloitré dans sa grotte à longueur d'année. Ce qui arrange bien du monde. Mais ce n'est pas un mauvais bougre. Il est même plutôt drôle à l'occasion. C'est souvent à ses dépens mais chut, il faut pas le dire. Ayant été récemment rattrapé par l'eau courante et l'électricité, il est désormais en mesure, après avoir difficilement assimilé les bases de l'hygiène corporelle, de nous livrer tests, news et autres contenus enchanteurs. Il nous reste plus qu'a espérer qu'il ne lui vienne pas l'idée de faire prendre un bain à son PC... Trop tard.

Contacter

Commentaires