Test : Escape Plan

Escape Plan - PSVita

Genre : Plate Forme / Réflexion

Date de sortie : 22 février 2012

Genre
Plate Forme / Réflexion
Date de sortie
22 février 2012 - France
Développé par
Fun Bits
Edité par
Sony Computer Entertainment
Disponible sur
PSVita

Annoncé lors de la conférence Sony à la Gamescom 2011, Escape Plan a clairement séduit le public dès son premier teaser. Une direction artistique visiblement très inspirée et une utilisation des fonctionnalités de la Vita semblant particulièrement pertinente nous ont fortement donné envie d'en voir plus. Disponible au lancement de la console en France uniquement en format dématérialisé, Escape Plan s'est enfin glissé jusqu'à nos petits doigts à quelques jours de sa disponibilité officielle.

 
 
Dans Escape Plan vous incarnez Lil et Laarg, deux curieuses créatures ressemblant à s'y méprendre aux êtres étranges du "Voyage de Chihiro". Ou à Arakune dans Blazblue. Et un peu au tueur de Scream. Bref, vous évoluez dans un univers entièrement en noir et blanc, où la couleur n'est intégrée que par très petites touches très rares le long du jeu. Ceux-ci sont retenus dans une usine pour être recyclés en soldats afin de gonfler la petite armée de Bakouki, un mec qui leur ressemble, mais en en plus petit et fâché (comme notre président). Les premiers pas dans le jeu sont absolument enchanteurs de part son ambiance unique. On pense à une foule de choses à la fois, une touche de l'étrange Noël de Tim Burton, un soupçon de Steam Boat Willy, un zeste de Limbo... Si le jeu est en noir et blanc du début à la fin, il n'en reste pas moins absolument magnifique. Certaines actions s'accompagnent des applaudissements du public, d'autres de bruitages comiques classiques, comme les cymbales. De plus, les musiques qui l'accompagnent sont magiques, du jazz, et même du grand classique. Certains reconnaîtront par exemple la musique du drame Peer Gynt, d' Edvard Grieg, (reprise dans M le Maudit de Fritz Lang pour les cinéphiles). Bref, Escape Plan part sur une base déjà fort agréable.
 

Previously on Prison Break

Lil est petit et fin, Laarg grand et gros. Vous n'intervenez qu'avec vos petits doigts potelés, pour toucher des éléments du décor et pousser les deux zigotos dans les directions que vous souhaitez. Leur différence de corpulence leur permet de bénéficier d'atouts qui les caractérisent. Laarg passe par exemple à travers les portes en bois ou les barrières d'un coup de ventre (ou de fesses quand il faut passer par le plancher). Lil est un petit peu le camé du duo, puisqu'il boit pas mal et inhale on ne sait quels gaz. Lorsqu'il boit, il a l'alcool (ou le café probablement) joyeux, perd un petit peu le sens de l'équilibre et peut surtout bénéficier d'une accélération soudaine sur une courte distance, lui permettant de franchir de petits trous ou des obstacles rapidement. Il peut trébucher parfois mais ne vomit pas. Il peut aussi se défoncer à l'hélium pour s'envoler. Ses flatulences lui permettent de s'orienter, et plus il pète, plus il redevient sujet à la gravité. Au début il monte, un pet et il stagne, un second et il descend tout lentement. Un dernier et il tombe bien entendu. Il faut savoir que ces petits bonhommes sont très très fragiles et bien souvent, une petite chute d'un mètre les fait exploser. Lil peut même mourir en trébuchant, c'est dire...
 

Touch me touch me touch touch me, I wanna be dirty. The Rocky Horror Picture Show

Le gameplay demande à vos doigts d'être plutôt actifs. Les deux personnages ont quelque chose des Lemmings dans leur résignation à suivre vos ordres, quitte à trouver la mort au bout du chemin. Il faut intervenir sur eux, mais aussi et souvent sur les éléments du décor. Certains peuvent se pousser sur plusieurs plans, il faudra donc utiliser le tactile arrière pour les amener vers vous, ou tapoter l'écran pour les pousser vers le fond. Certaines épreuves demandent aussi d'utiliser le gyroscope, par exemple pour influencer les errances flatulesques aériennes de Lil. Les sticks permettent de se déplacer sur le tableau dans lequel évoluent les héros et de zoomer ou dézoomer afin d'avoir un point de vue un peu plus général de la situation. Les épreuves sont nombreuses, variées, et les compétences demandées pour remporter chacune sont assez diversifiées. On devra par exemple boucher les trous d'un tuyau dont s'échappe un gaz empoissonné avec ses doigts, tenir et faire passer ses personnages avec les autres doigts. Il faudra aussi parfois compter avec des petits salopards de l'armée personnelle de Bakouki dont il est nécessaire de se débarrasser avant d'arriver à leur hauteur. Ceux-ci ont la fâcheuse habitude de vous tuer dès que vous êtes à leur portée. La bonne nouvelle est qu'ils sont suffisamment stupide pour qu'on s'en débarrasse facilement en les attirant dans un guet-apens. Le gameplay tactile est intelligent car parfaitement justifié. On regrette parfois que le dos puisse être un peu capricieux surtout lors des épreuves où le timing est de mise. Et il y en aura beaucoup, car si l'on vous demande de travailler vos méninges, vos réflexes seront aussi parfois mis à rude épreuve et autant vous dire qu'Escape Plan fait partie de ces jeux qui, au bout de quelques essais manqués au millimètre ou à la milliseconde, peuvent donner envie de jeter la console contre les murs. Ne le faites pas, c'est tout de même un bel objet. Comme Limbo, Escape Plan est sans concession. On connaîtra la mort souvent, et si vous en doutez, regardez au bout de quelques heures de jeu le petit numéro que portent vos héros sur le ventre. Il s'agit du nombre de fois où vous les avez chacun réduit en flaque, et il devient à mesure que vous progressez de plus en plus culpabilisant. Lil et Laarg agissent indépendamment l'un de l'autre pendant la plupart de l'aventure, se rejoignent sur certains tableaux, mais les interactions entre les deux sont assez peu nombreuses. La plupart du temps, chacun trouvera son propre moyen de se sortir de son tableau.
 

La grande évasion

Il ne vous faudra, en fonction de votre niveau, qu'entre 4 et 5 heures de jeu pour voir la fin, un petit peu touchante, d'Escape Plan Mais le titre a un côté assez scorer, puisque vous êtes noté en fonction de votre prestation sur chaque tableau avec des étoiles. En fonction du nombre de gestes que vous avez dû faire pour terminer l'épreuve, ainsi que du temps que vous mettez, vous obtiendrez une, deux ou trois étoiles. Et autant vous dire que pour obtenir les 3, il va sérieusement savoir s'accrocher. Il est donc tentant de recommencer les épreuves par la suite pour en obtenir la meilleure note. Les panneaux, au nombre de 30, sont planqués dans plus ou moins 80 niveaux. Une fois le jeu terminé, vous pouvez essayer de relever les défis, comme "avec bravoure" qui vous propose de tenter de relever toutes les épreuves en mourant moins de 20 fois. Cauchemardesque. D'autres défis ponctuels viendront à priori égayer chaque jour le quotidien des joueurs, tout comme un mode coopératif qui proposera à priori de reprendre ces mêmes épreuves en ayant chacun le contrôle de Lil ou de Laarg.
 

Article rédigé par JoKeR , le

Escape Plan propose pour 13 euros en téléchargement sur le Playstation Store une excellente aventure. Son gameplay, tout digital, est vraiment bien fichu, simple mais diversifié et efficace. Et puis surtout, il y a cette ambiance unique, portée par une superbe patte graphique et une ambiance sonore sublime. A mettre entre toutes les mains, et ne pas casser la console.

Points positifs

  • Graphiquement unique
  • Ambiance sonore très réussie
  • Gamedesign efficace, du tactile utile

Points négatifs

  • Tactile dorsal parfois capricieux
  • Un petit peu court

A propos de l'auteur

JoKeR

JoKeR

35 ans | Rédac' Chef / Touriste.

Passez votre chemin, ce mec est un con. Avis de merde, méconnaissance générale du sujet et pleins pouvoirs sur le site, ce mec est un imposteur. Regardez, je me suis emparé de son compte pour écrire sa bio et à mon avis il ne s'en apercevra jamais ce naze.

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