Test : BlazBlue : Continuum Shift Extend

BlazBlue : Continuum Shift Extend - PSVita

Genre : Combat 2D

Date de sortie : 22 février 2012

Genre
Combat 2D
Date de sortie
22 février 2012 - France
Développé par
Arc System Works
Edité par
Arc System Works
Disponible sur
PSVita

Blazblue : Continuum Shift Extend est un peu le portage ultime de la version arcade du jeu qui existe maintenant depuis 2008, car il regroupe toutes les extensions sorties depuis cette année. Moyennement connu en France, cette licence est très populaire au Japon, sûrement grâce à un système de jeu hérité spirituellement du célébrissime Guilty Gears, mais aussi pour son Character Design très manga qui attire en masse un public de joueurs masculins.

 
 
La licence Blazblue sur console portable a connu des hauts et des bas. Les hauts c’est la version PSP qui a su respecter le jeu, bien que lui donnant moins de profondeur. Les bas, et on atteint dans ce cas des profondeurs abyssales, c’est la version 3DS qui était vraiment mauvaise. Dans tous les cas, aucun portage n’a pu arriver au niveau de la version arcade qui graphiquement est vraiment magnifique, on a l'impression d'être devant un dessin animé, les sprites sont très fins et les animations sont superbes, bien que moins complexes que dans un King of Fighters XIII.
 

Un grand coup dans la rétine

On ne va pas y aller par quatre chemins. Ce qui choque dès que l’on commence une partie de Blazblue : Continuum Shift Extend sur PSVita c’est de voir à quel point le jeu est magnifique. C’est fluide, ça bouge dans tous les sens, la 2D HD est aussi belle que sur arcade, on est tout simplement bouche bée. Ce qui est embêtant car salir sa nouvelle console portable avec un filet de bave n’est jamais le bienvenu. En fait, après quelques minutes de jeu, on réalise que c'est même plus beau que sur arcade. C’est à ce moment que l’on se rend compte du potentiel technique de la Vita. On peut supposer que la qualité graphique est la même techniquement que sur une borne d’arcade, mais comme l’échelle (et donc l’étirement des sprites) est plus petite sur un écran de console portable, le tout rend mieux que sur un grand écran. Cela change des portages pixelisés sur PSP et sur 3DS qui ne donnaient pas envie de jouer.
 

Une maniabilité qui n’est pas à la portée de grand-mère

Ce n’est pas moins de 19 personnages qui sont jouables dans cette version de Blazblue qui récupère la multitude d’extensions sorties frénétiquement en moins de trois ans sur arcade. Une des particularités de la licence est que chaque personnage possède une maniabilité qui lui est propre. Les personnages possèdent 3 coups du plus faible au plus fort, et un quatrième qui donnera toute la profondeur au gameplay car ce dernier varie selon le personnage. A la différence d’un Street Fighter IV où les patterns sont sensiblement différents mais restent les mêmes dans les grandes lignes, Blazblue va jusqu’à rajouter ou enlever des barres d’énergie et autres compteurs selon le personnage. Cela rend le jeu incroyablement complexe à maitriser et ne pensez pas vous en sortir si vous maîtrisez parfaitement le jeu avec un personnage et que vous voulez en changer, il faudra reprendre l’apprentissage depuis le début. D’ailleurs un mode Tutorial assez long est là pour vous prendre par la main et vous apprendre toutes les subtilités du jeu. Une fois le jeu bien en main, vous pourrez vous essayer aux défis qui demandent une maîtrise plus poussée du système de combat.
 

Un contenu abyssal

En plus du mode Tutorial et du mode Défi, le jeu possède un mode Story qui prendra énormément de temps à finir pour pouvoir enfin comprendre quels liens existent entre tous les personnages du jeu. Ce point est assez atypique dans un jeu de combat, le scénario est vraiment très poussé et peut même prendre la tête à certains moments. Si vous ne voulez pas avoir le cerveau qui chauffe alors passez sur le mode Arcade qui vous amène de suite du combat en bonne et due forme. Le jeu reste tout de même difficile surtout sur le 10e adversaire qui permettra à Sony de faire un chiffre d’affaires incroyable sur leur machine tellement vous allez en exploser sur les murs.
Le mode Arcade dans son niveau de difficulté maximal ne vous suffit pas ? Alors allez pratiquer du Survival ! Il y en a plusieurs types. Le normal où l’on doit enchainer tout simplement les combats (qui est classé en ligne), mais aussi le "RPGesque" justement appelé le mode Abyss. En fait, c’est un mode Survival mais avec des éléments de RPG, vous pouvez augmenter vos caractéristiques, gagner des objets et des boosts, un mode de jeu qui demande beaucoup de temps mais qui est vraiment agréable. On retrouve le mode entrainement, un mode survival plus difficile prénommé Unlimited Mars, et évidement, le plus important un mode versus avec possibilité de connexion Ad Hoc, mais aussi par internet avec un système de matchmaking et ranking très bien fait.
 

J’ai la rage mec !

Mais que donne finalement la maniabilité de Blazblue sur PSVita ? On se souvient d’une version PSP qui poussait à faire régulièrement des pauses pour ne pas souffrir de tendinites à la main, une console dont l’architecture n’était pas adaptée pour les jeux de combats finalement. La PSVita est déjà plus agréable. Vous pouvez jouer au stick et à la croix directionnelle, bien que l’on privilégie le second car un jeu de combat demande de la précision dans les patterns effectués. On ressent plus où en est le doigt sur une croix que sur un stick. La console peut gêner dans l’utilisation de la main droite où notre pouce se retrouve souvent coincé par le stick analogique un poil trop proche des boutons. Mais on chipote, ce n’est pas si grave.
Il faut garder à l’esprit que Blazblue est un jeu agressif. Un Street Fighter est plus posé dans l’action et ne demande pas d’appuyer aussi frénétiquement sur les touches qu’un Blazblue où l’offensive et l’enchaînement de combos de la mort qui tue sont indispensables si l’on veut réussir à se frayer un chemin vers la victoire. La maîtrise des différentes gardes et recovery est un pré-requis à haut niveau ( ou contre ce P***** de boss du mode Arcade) et les coups spéciaux permettent de retourner une partie mal commencée même s'ils ne sont pas synonymes de victoire. Seuls les coups suprêmes (Astral Finished) permettent de finir en un coup la partie mais les conditions pour les réussir sont aussi strictes que la rigueur économique allemande.
 

Article rédigé par Wildchoc , le

Blazblue sur PSVita est un très bon jeu. Un excellent jeu même avec une durée de vie infinitésimale grâce à son mode online, mais aussi parce qu’il suscite la collectionnite des joueurs avec des images (quelques fois coquines) à acheter avec les points gagnés dans les différents modes. Si l’on considère la durée de vie, ainsi que le fun procuré, il est de loin le meilleur jeu du line-up de lancement de la console, à condition évidemment que vous soyez un minimum sensible aux jeux de combat.

Points positifs

  • Les graphismes
  • La durée de vie
  • Le mode online

Points négatifs

  • L'ergonomie de la PSVita peut poser problème parfois
  • L'ambiance "otakuesque" peut irriter

A propos de l'auteur

Wildchoc

Wildchoc

32 ans | Tanuki lubrique

Le wildchoc sauvage est un petit animal farouche au poil soyeux. Passionné de jeux vidéo il ne sort que très peu souvent pour subvenir à ses besoins naturels tels que se nourrir et se reproduire. Il est cependant facile d'en capturer un en faisant résonner à l'extérieur de sa tanière une douce musique Chip tune. Pourquoi en attraper un ? Ils font en général de très bon coussins.

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