Test : Dynasty Warriors Next

Dynasty Warriors Next - PSVita

Genre : BTA

Date de sortie : 22 février 2012

Genre
BTA
Date de sortie
22 février 2012 - France
22 février 2012 - USA
17 décembre 2011 - Japon
Développé par
Tecmo
Edité par
Tecmo
Disponible sur
PSVita
Modes de distribution
Boutique
Site officiel
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PEGI
 Interdit aux moins de 12 ans
 Grossièreté de langage
 Jeu en ligne
 Violence

Dynasty Warriors, voilà une licence qui commence a dater. Apparue pour la première fois en 1997 sur PSOne, la licence de Koei n'a jamais pris de vacances depuis revenant régulièrement. Depuis la licence s'est montrée sur toutes les plateformes de jeux ou presque, s'octroyant de la sorte une certaine renommée. Qui n'a jamais entendu parlé de Dynasty Warriors ? Probablement peu d'entre nous. Mais qui y a déjà joué ? Là, le panel s’élargit déjà un peu plus. Une chance pour vous, on est là pour vous donner une idée du titre. Vous pourrez ainsi faire « comme si » et briller en société... Ou pas.

 
 
L'histoire de ce Dynasty Warriors Next se déroule dans la Chine médiévale, ou dans un pays y ressemblant fortement, alors qu'une révolte contre la dynastie Han, qui est à la tête du pays, gronde parmi les paysans. L'empire lève donc une armée pour mater les éléments perturbateurs. Et oui, on déconnait pas avec les révolutions à cette époque. Dans ce contexte, Liu Bei, un descendant direct de la famille Han fait le vœu d'arrêter cette répression avant que le peuple ne se fasse massacrer. Il sera très vite rejoint par deux autres guerriers, Guan Yu et Zang Fei, qui l'aideront dans sa tâche. Voilà pour le point de départ du scénario. Et c'est à peu près tout ce qu'on en retiendra. Les outils narratifs mis en place sont tellement peu sexy qu'on s'en désintéressera très vite. En effet, entre chaque mission, vous aurez droit aux modèles 3D des personnages qui apparaissent par dessus la carte pour balancer leur réplique ou à une voix-off. Ajoutez à cela que tout le jeu est en anglais, sous-titres inclus, et vous achevez un scénario qui avait pourtant, avec son lot d'alliances, de complots, et de trahisons, un fort potentiel. Et c'est encore plus rageant quand on voit le soin qui a été apporté aux cinématiques en images de synthèse qui séparent chaque chapitre. Celles-ci sont superbe et on s'en veut de n'en avoir rien à branler.
 

Un pays divisé

Le titre ayant une image de beat'em all bourrin, on peut être surpris de se retrouver face à une carte en lançant le mode campagne, d'autant plus qu'elle a son importance vu qu'elle nous permet de choisir nos missions qui consistent invariablement à envahir un territoire. Elle présente le pays divisé en zone, chacune étant contrôlée par un général. Un même général peu avoir plusieurs territoire sous son contrôle, mais il n'en dirige qu'une directement. Envahissez celle-là et vous prendrez possession de toutes les autres au passage. Mais n'espérez pas pouvoir envahir n'importe quel territoire selon votre bon vouloir, ce serait trop simple. Non, vous avez un itinéraire, représenté par une ligne blanche liant les diverses zones, à suivre. Heureusement, celui-ci comporte plusieurs embranchements, laissant aux joueurs un minimum de liberté. Le but étant l'unification du pays, vous avez du pain sur la planche. Mais avant d'envahir un territoire, il y a deux ou trois petites choses à faire. La première étant de choisir des stratagèmes qui sont en fait des bonus aussi variés qu'une amélioration d'attaque, de défense ou de vitesse pour vous, votre armée ou les deux. Certains de ces bonus ont un intérêt plus stratégique, vous permettant d'avoir plus de bases en votre possession ou une unité supplémentaire au début de la bataille. Si ils sont assez nombreux, vous ne pourrez en choisir que 4 par bataille. De plus, ils ont un coût et votre choix dépendra aussi de vos finances.
 

Nettoyage par le vide

Vous pouvez enfin lancer l'invasion et préparer votre équipe. En effet, si vous ne contrôlez qu'un seul personnage sur le terrain, vous pouvez choisir jusqu'à 4 accompagnateurs qui dirigeront chacun une unité. Il est tout de même important de noter que le jeu imposera votre personnage sur certaines missions. Avant de partir à l'attaque, vous pouvez sélectionner votre arme et équiper des objets pour augmenter vos statistiques. Il est tout de même important de noter que chaque personnage est spécialisé dans un type d'armes ou un style de combat. Liu Bey se battra donc toujours avec deux épées. Mais il est toujours possible de les troquer contre des modèles plus puissant pour peu qu'on en fasse l'acquisition au cours d'une bataille. Ces dernières ont toutes le même but : capturer la base principale ennemie. Pour cela, rien de plus simple, il suffit d'entrer à l'intérieur et de massacrer tout le monde jusqu'à ce que le compteur qui s'affiche en haut de l'écran descende à zéro. Ce dernier ayant tendance à remonter, il faudra tenir un rythme constant dans le lattage de gueules pour y arriver. Mais il serait mal avisé de se diriger directement vers la dite base, sans commencer par affaiblir l'armée ennemie. Dans ce but, il faut capturer les différents camps ennemis, ce qui aura plusieurs effets. Tout d'abord, la base capturée génèrera des troupes alliés en lieu et place des soldats ennemis. Ensuite, cela fera chuter la valeur maximale du compteur pour la capture des autres camps. Enfin, la capture d'un camp peut vous octroyer quelques bonus comme une pluie de flèche s'abattant périodiquement sur vos ennemis ou un renforcement de vos troupes, que ce soit leur attaque, leur défense ou leur effectif. Capturer des camps auxiliaires vous facilitant grandement la tâche, vous prendrez vite l'habitude de tous les capturer avant de vous diriger vers le camp principal. Il est également important de souligner qu'il est possible d'envoyer des unités alliées attaquer ou défendre un camp, ce qui renforce l'aspect stratégie du titre, même si celui-ci reste très basique.
 

Ma main dans ta gueule

Sur le champ de bataille proprement dit, c'est à un beat'em all pure souche qu'on a droit. En gros, on va d'une base à l'autre en défonçant tout ce qui se dresse sur notre passage. Le titre est étonnamment beau et fluide malgré la grande quantité d'ennemis à l'écran. On note tout de même certains décors un peu pauvre et surtout un clipping infâme. On voit souvent les ennemis apparaître ou disparaître juste devant nous. Pour ce qui est des combats, ils sont assez basiques malheureusement. On a un bouton pour l'attaque, un autre pour les attaques puissantes, un pour parer, et un dernier pour enchaîner les attaques rapidement. On oubliera rapidement le dernier pour se concentrer sur les boutons d'attaque, la parade ne servant que contre les ennemis plus puissants comme les boss. Les combos se limitant, pour la totalité des personnages à une série d'attaques normales à conclure par une attaque puissante, on en vient rapidement à pratiquer le button-smashing. Certains ont bien une attaque spéciale se déclenchant en appuyant deux fois sur le bouton d'attaque puissante, mais ça ne change pas grand chose au final. De même que les attaque musou et break qu'on peut lancer une fois la jauge correspondante remplie. Cette dernière est particulièrement intéressante car elle permet à elle seule de capturer un camp secondaire. Mais cela ne change pas grand chose, et le jeu reste malgré tout assez répétitif dans l'ensemble, et ce n'est pas la grande quantité de personnages jouables qui y change quoique ce soit.
 
 
Les développeurs ont pourtant tenté d'y remédier, incorporant des petites séquences de jeu durant les batailles. Ainsi, on aura droit à des embuscades et des duels. Faisant la part belle aux fonctionnalités de la Vita, ces séquences se jouent avec l'écran tactile et le gyroscope. Pour les premières, il s'agira d'éliminer les ennemis ou leurs projectiles avant qu'ils ne vous atteignent, tandis que pour les secondes, il s'agira de battre un gradé ennemi en faisant le bon mouvement au bon moment avec le doigt. Seulement voilà, en plus de couper le rythme des batailles, ces séquences de jeu ne sont pas vraiment intéressantes. De même entre les diverses invasions, il arrive qu'on ait droit à des petites séquences subsidiaires comme une chevauchée infernale où il faut arriver à destination avant la fin du temps imparti tout en évitant de se faire tuer. On a également des attaques à repousser du bout du doigt, mais rien de bien sensationnel. Pire, certaines sont même pénibles à jouer comme celle où il faut révéler des calligraphies avec le pavé tactile arrière avant de les reproduire avec l'écran. Partant d'une bonne idée, la première phase de ce mini-jeu est particulièrement pénible étant donné qu'il faut révéler les différentes parties du symbole dans un ordre précis. Ce qui fait est obligé de repasser tout l'écran au peigne fin prés d'une dizaine de fois pour chaque calligraphie.
 

Du contenu sympa, mais pas toujours pertinent

Mais le mode campagne n'est pas le seul qui soit digne d'intérêt. On a aussi droit à un mode conquête jouable en multi jusqu'à 5 joueurs. Malheureusement, nous n'avons pu l'essayer qu'en solo. Ce mode vous met face à la même carte que dans la campagne, les territoires étant divisés entre 2, 3, 4 ou 5 forces armées. Chaque zone se voyant attribuer un niveau. Pour pouvoir envahir un territoire, il faut avoir une de niveau supérieur à proximité. Lorsque vous envahissez une zone, les territoires assaillants et envahis échangent leur niveau, le premier voyant son niveau augmenter après coup. Comme en mode campagne, si on envahi une zone où se trouve un général, on prend le contrôle de touts les territoires sous son commandement. L'air de rien, ce mode est très tactique, nous demandant de gérer au mieux le niveau de nos zones de façon à limiter les attaques tout en atteignant aussi vite que possible les divers généraux.
 
 
Le mode coalition se joue en liaison ad-hoc et permet à 4 joueurs de joueur en coop dans 4 modes de jeux. Le mode sentinelle consiste à protéger toutes les bases des attaques ennemies pendant un temps donné. Maraudeur demande aux joueurs de reprendre toutes les bases de la map là où le mode blitz laisse 3 minutes à l'équipe pour capturer le camp ennemi. En contenu purement solo, le mode gala, en plus de permettre de refaire des mini-jeux incorporés dans la campagne comme les courses contre-la-montre à cheval, autorise le joueur à prendre des photos et de les décorer avec des éléments du jeu. Voilà qui est parfaitement dispensable. On a également la possibilité de créer son propre personnage via un éditeur qui, s'il propose un choix limité, permet de faire des choses intéressantes. Enfin, le titre propose une galerie d'objets et une encyclopédie permettant d'en apprendre un peu plus sur l'univers du titre.
 

Article rédigé par pattoune , le

Ce Dynasty Warriors Next n'est pas un mauvais jeu. Il est même surprenant pour qui ne connaît pas la licence. Moins bourrin qu'il en a l'air, le titre comporte un aspect stratégie qui est certes limité, mais qui a le mérite d'être là et d'enrichir le gameplay. Cependant, il déçoit aussi sur son côté beat'em all, laissant le joueur faire du button-smashing. Il en résulte un jeu sympa, un peu répétitif, qui offre une bonne durée de vie, mais qui ne restera certainement pas dans les mémoires.

Points positifs

  • Une bonne durée de vie
  • Moins bourrin qu'il en a l'air
  • Beaucoup de personnages jouables
  • Une histoire à fort potentiel...

Points négatifs

  • ...Sabordée par les outils narratifs mis en place dans le jeu
  • Faire du button-mashing
  • Répétitif

A propos de l'auteur

pattoune

pattoune

34 ans | Ours savant

Davantage ours que savant, ce con n'a pas compris que l'hibernation c'est en hiver. Résultat, il reste cloitré dans sa grotte à longueur d'année. Ce qui arrange bien du monde. Mais ce n'est pas un mauvais bougre. Il est même plutôt drôle à l'occasion. C'est souvent à ses dépens mais chut, il faut pas le dire. Ayant été récemment rattrapé par l'eau courante et l'électricité, il est désormais en mesure, après avoir difficilement assimilé les bases de l'hygiène corporelle, de nous livrer tests, news et autres contenus enchanteurs. Il nous reste plus qu'a espérer qu'il ne lui vienne pas l'idée de faire prendre un bain à son PC... Trop tard.

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