Test : Soul Sacrifice

Soul Sacrifice - PSVita

Genre : Action

Date de sortie : 01 mai 2013

Qui n’a jamais rêvé de non seulement zigouiller sa belle-mère, mais aussi d'en récolter des bénéfices substantiels ? Si vous répondez par la négative alors passez votre chemin car Soul Sacrifice, comme son nom l’indique, va vous permettre de transformer en offrande un petit peu tout et n’importe quoi. Si vous répondez par l’affirmative, je ne veux pas savoir qui vous êtes, non mais espèces de malades ! Arrêtez les jeux vidéo, ça rend violent !

Test effectué à partir d'une version PSVita

 
 
Si vous cherchez la poésie, le beau ou l’esthétique, vous vous êtes trompés de jeu car dans Soul Sacrifice vous allez côtoyer gore, malsain et désespoir. On le comprend assez vite en découvrant un « livre » qui pourrait concurrencer le Necronomicon question horreur. Fait de peaux écorchées, de morceaux sanguinolents et affublé d’un œil maléfique ainsi que d’une bouche pleine de dents, on capte immédiatement que le bouquin qui nous fait face n'est pas ordinaire. Surtout quand il se met à parler.
Pourtant, vous devrez votre salut à ce livre. Vous êtes en réalité prisonnier et sacrifice en devenir de Marin, un ancien sorcier tombé du mauvais côté de la force. La clé de votre liberté sera de vivre les aventures des anciens possesseurs du bouquin afin de gagner en puissance et tenter d'éliminer Marin, votre impitoyable geôlier. Ce concept est un peu déroutant car vous aurez très vite la possibilité de le défier et de vous faire tuer en deux coups pour voir le générique de fin et devoir recharger votre sauvegarde. Surprenant.
 

J'aime lire

Tout ce que vous entreprendrez, que cela soit la gestion du personnage, le choix des missions, ou le scénario, se passera dans notre ami le bouquin. On touche du doigt (remarquez avec quelle subtilité subliminale je vous fais des petits clins d’œil cochons) l’un des premiers points positifs du jeu. Attention, nous vous rappelons que la version testée est japonaise, et vous savez probablement l'importance qu'attachent nos amis nippons à la qualité des doublages en règle générale. Ici la narration est tout simplement un pur plaisir. Les lettres défilent sur l’écran et sont interprétées par différentes voix et autres bruitages liés aux situations contées. L’ambiance malsaine, voire horrifique par moment, s’installe efficacement et on ne veut qu’une chose, connaître la suite. C'est en général à ce moment que le livre se referme brutalement pour venir vous teaser avec sa voix caverneuse ou encore pour se moquer de la scène qu'il vient de narrer. Un vrai plaisir. Même si dans le principe, cela dépend un peu des goûts, nous avons apprécié que la localisation européenne ait conservé les voix originales japonaises, tellement qualitatives.
 

T'as vu ta tête ?!

La progression dans le jeu se fera au travers des missions qui vous demanderont de remplir divers objectifs comme tuer un nombre précis de monstres ou récupérer tant de fragments d’âme. Mais la plupart du temps il sera question de tuer un monstre unique et bien plus coriace. Les combats se passeront toujours en arènes fermées. Cela marque clairement la distinction avec un Monster Hunter qui lui, se passe dans un univers "arène couloir" dont les différents lieux sont reliés les uns aux autres. Les gens ont tendance à comparer Soul Sacrifice avec le champion nippon de la chasse aux monstres, il recense pourtant plusieurs différences majeures. Ici point de dinosaures, mais des abominations dont l'apparence ferait frémir Marylin Manson ! Il est conseillé de vous prémunir d'une petite bassine au cas où un rejet intempestif interviendrait durant votre partie à cause de la laideur (mais une belle laideur) de certains monstres. Qu'on aime ou non, c'est une réussite graphique. Le jeu assume et impose sa patte artistique.
Il existe deux types de missions. Les annexes sont très nombreuses, tant et si bien qu'on e sait plus où donner de la tête. Celles-ci sont jouables en multi, mais ne font évidemment pas avancer l'histoire, au contraire des missions scénario qui certes vous permettrons de comprendre comment Marin en est arrivé là, mais que vous devrez affronter seul. Niveau contenu vous en aurez pour votre argent, en ligne droite il faut compter sur une durée de vie de 25 à 30 heures.
 

Y a le bon et le mauvais sacrifice, le mauvais sacrifice il ...

En y repensant, Inafune est un sacré sadique de nous permettre de finir le jeu dès le départ en sachant pertinemment qu'on se prendra la raclée de sa vie. Pour gagner en puissance il vous faudra sacrifier vos cibles, mais pas uniquement. Vous pourrez également les sauver, leur apporter la rédemption en bon samaritain que vous êtes. Vous n’avez donc pas une barre d’expérience mais deux barres. Qu’il vous faudra monter à votre guise sachant que sauver les gens augmentera votre protection et vos points de vie alors que sacrifier améliorera votre force d’attaque ainsi que la puissance magique. Vos sorts sont en fait des objets que vous “sacrifierez” pour en extraire le pouvoir. Il vous faudra d’ailleurs faire attention à la fréquence d'utilisation durant une mission, l'objet se brisant après plusieurs utilisations. Ajoutez à cela que vous ne pouvez choisir que 6 objets, et donc sorts, et vous obtenez un système combat bien complexe comme on les aime. Il vous faudra choisir et gérer avec rigueur vos sorts si vous voulez sortir vainqueur. Vous gagnerez ces derniers en finissant des missions et obtenir des doubles permet de les fusionner pour plus de puissance.
 

... alors que le bon sacrifice il ...

C'est bien beau tout ça, mais où se trouve la belle-mère me demanderez vous ? Rassurez vous, les objets qui font office d'attaques de base scindés en plusieurs catégories comme arme, projectile, soin, bouclier ou buff et j'en passe, ne sont qu'au final que des petits sacrifices. Vous pourrez également sacrifier un ami tombé au combat pour déclencher un sort ubber puissant de la mort qui tue ! Et ce n'est pas tout, vous pourrez également vous sacrifier vous-même. Enfin une partie de vous car faut quand même survivre sinon où est l’utilité ? On commence par sa peau et on finit par un œil voire plus ! Plus le sacrifice est gros plus le sort est puissant. Ce que vous brisez par un sacrifice vous pourrez le récupérer à l'aide des larmes laissées par le livre, même un compagnon NPC sacrifier avidement. Oui vous avez bien lu, le livre a un petit cœur et est très sensible. Si vous vous sentez l’âme charitable vous pourrez même l'aider dans sa lutte contre les cafards en allant en écraser quelques uns en touchant l’écran tactile. Totalement inutile mais bien Role-Play. Cependant, ça sera le moindre de vos soucis car il y a tellement de choses a faire dans ce jeu, que c'est votre vie sociale que vous sacrifierez.
 

Article rédigé par Wildchoc , le

Soul Sacrifice est la première simulation de sacrifice et par conséquent la meilleure ! Il serait réducteur de le classer vulgairement dans la case "Monster Hunter" like. De par son système de combat et de sacrifice c'est un jeu original. Son design particulier et sa technique de narration efficace apportent un véritable vent de fraîcheur dans les jeux de chasses aux monstres.

Points positifs

  • Le sacrifice
  • L'univers
  • La DA
  • Le livre, quel blagueur ! Il ferait partie de la COGIP que ça m’étonnerait pas

Points négatifs

  • Un peu répétitif
  • Doppleganger de boss trop fréquent
  • Arènes pas assez nombreuses

A propos de l'auteur

Wildchoc

Wildchoc

31 ans | Tanuki lubrique

Le wildchoc sauvage est un petit animal farouche au poil soyeux. Passionné de jeux vidéo il ne sort que très peu souvent pour subvenir à ses besoins naturels tels que se nourrir et se reproduire. Il est cependant facile d'en capturer un en faisant résonner à l'extérieur de sa tanière une douce musique Chip tune. Pourquoi en attraper un ? Ils font en général de très bon coussins.

Contacter

Commentaires