Test : Super Paper Mario

Super Paper Mario - Wii

Genre : Plate-Forme avec Mario tout plat

Date de sortie : 14 septembre 2007

Genre
Plate-Forme avec Mario tout plat
Date de sortie
14 septembre 2007 - France
Développé par
Intelligent Systems
Edité par
Nintendo
Disponible sur
Gamecube, Wii

Alors que Bernard Montiel est toujours à la recherche d’un emploi stable, moi je joue à Super Paper Mario. Oui je sais, c’est la classe. Mais avouons que ce Super Paper Mario se faisait attendre. Prévu initialement sur GameCube, à l’instar d’un certain Zelda dont je tairai le nom, Super Paper Mario s’est vu adapté directement sur Wii avec la nouvelle approche de la console qu’on connaît. Mais, est-ce suffisant pour dépoussiérer le gameplay de ce jeu qui n’était qu’une ombre des énormes jeux de plate-forme en troidé de Mario ? Vaut-il vraiment le coup de défoncer son portefeuille pour avoir accès au Mario tout fin ? Aura-t-on la chance de voir un jour le déclin de la Star Ac’ ?

 
 
Super Paper Mario, c’est le clin d’œil aux oldies par excellence. C’est l’histoire d’un Mario moderne qui parcourt un monde aux pixels d’antan, où les clins d’œil aux premiers jeux de Mario sur Nes sont incessants. On a connu ces clins d’œil sur New Super Mario Bros, sur la petite console de Nintendo, mais il faut avouer qu’ici on a une double ration de nostalgie. C’est pourquoi ce jeu fera davantage vibrer les plus vieux gamers, bien que son approche soit d’aborder toutes les catégories sociales. Laissez donc votre veste de Hardcore Gamer au placard et retrouvez le plaisir du monde bidimensionnel qui vous a fait vivre tant de nuits blanches, car ici tout est une question de clin d’œil. L’histoire, les personnages, l’ambiance, le son, les quelques phrases géantes, tout.
 

La troidé, c’est trop dernier criiiiiiii !

Graphiquement, on assiste à une nouvelle approche. La 2D ne sera pas une contrainte puisqu’on pourra passer en mode 3D. Et ce mode 3D, c’est tout simplement une révolution dans ce jeu. On parle de Super Paper Mario, un monde où tout est plat, même les décors, c’est à se demander s’il ne s’agit pas d’un film qu’on tourne et la troidé nous permet de voir les coulisses de ce tournage. Mais ce n’est pas là le plus énorme. Si vous avez un ennemi bien imposant en face de vous et que vous n’avez pas d’autre choix que de passer derrière lui, un petit coup au mode troidé et l’ennemi n’est plus qu’un élément plat que vous pourrez contourner. D’ailleurs, on appelle ce passage en mode troidé le Système D. En appuyant sur A, Mario peut explorer le monde de la troidé que tout le monde ne connaît pas. Vous pourrez ainsi trouver des passages secrets, des objets tout aussi secrets, mais aussi des ennemis qui s’amusent à basculer d’une dimension à une autre en vous piégeant. Autant dire que ce nouveau mode est la nouveauté clé de cet opus de Paper Mario. Le jeu se voit rafraîchi, et les possibilités d’énigmes et de solutions sont d’autant plus intéressantes et plus vastes. Alors qu’on se retrouve vite coincé si on n’a pas le reflexe de passer en 3D. Bref, le Système D, c’est la vie.
 

A la merci du comte Niark !

Trop emballé par le gameplay de ce nouveau Super Paper Mario, j’ai omis de vous parler de l’essentiel, ou presque, à savoir l’histoire. Nous nous retrouvons au début chez Mario et Luigi qui s’enlisent dans l’ennui. Ils espèrent être témoins d’une catastrophe, ou pire, partir sauver le monde. C’est alors qu’ils se dirigent vers le château de la Princesse Peach, d’un pas complètement quelconque. Un Toad les intercepte en disant qu’il y a de vrais soucis au château et que la princesse tant convoitée est en danger par ce salaud de Bowser, encore une fois. Faisant ni une ni deux, ni même trois ni quatre, nos héros se dirigent vers le château pour éliminer Bowser. C’est alors qu’un troisième élément apparait. Le comte Niark. Son objectif est d’éradiquer toute forme de vie sur la planète afin de la contrôler plus facilement. Etant bien plus ambitieux que notre ami Bowser, le comte aspire tout le monde, y compris Bowser et ses sbires, laissant Mario afin qu’il puisse tout de même avoir une chance de sauver le monde. Ainsi, afin de semer le chaos dans cette magnifique planète, le comte Niark a pour but de marier la princesse avec… Bowser. Chose que ce dernier accepte non sans ferveur. Mais je ne vais vous spoiler toute l’histoire, tout de même. Ca fait déjà un bon petit spoil là. A vous donc de découvrir qui se cache derrière ce pouvoir grandissant. Qui en sortira vainqueur ? La lumière ou les ténèbres ?
L’objectif du jeu est assez simple : il s’agit de trouver les cœurs purs. En trouvant ces cœurs atypiques, Mario peut progresser dans huit mondes différents. Ces cœurs purs permettent d’ouvrir un monde à chaque fois, mais dans chaque monde on retrouve quatre stages et à la fin un boss. Très old-school dans la manière de présenter le jeu, voilà donc un clin d’œil de plus. Dans votre quête, Mario ne sera pas seul. Il sera accompagné d’un pixel, une étrange créature numérique qui permet à Mario d’effectuer des choses qui, autrefois, ne lui étaient pas permises. Ainsi, grâce à Tippi, le pixel papillon, vous pourrez afficher une porte cachée ou demander une explication sur chaque objet avec lequel Mario peut interagir. Mais Tippi n’est pas le seul à vous aider. D’autres pixels viendront vous prêter main forte pour exploser des murs, attraper des objets, devenir encore plus fin, écraser les ennemis et j’en passe. En plus des pixels, d’autres personnages clés viendront vous aider. Mais comme j’ai trop spoilé jusqu’ici, je ne vais pas vous donner de détails sur ces personnages. Sachez qu’ils sont connus, très connus. Et déjà cités dans cet article. Mince, j’ai spoilé.
 

Jeu de rôle ou plate-forme ?

Contrairement aux autres Super Paper Mario, celui-ci délaisse pour ainsi dire presque tout l’aspect RPG qu’on connaissait. Retour à ce qui se fait de mieux en termes de Mario, à savoir la plate-forme. Pour tuer vos ennemis, il faudra leur sauter dessus une ou plusieurs fois et les boss se règlent toujours à trois coups sur la tête, ou presque. Il reste quelques traces de RPG, mais elles sont minimes. Les points de vie, les points de compétence et donc les niveaux et également les objets. Les points de vie de Mario peuvent donc évoluer au fur et à mesure qu’il gagne en niveau, mais sa force sera également plus importante. Les ennemis, bien qu’il faille leur sauter sur la tête, ont un certain nombre de points de vie, d’où la nécessité de leur sauter dessus plusieurs fois. Cependant, ce pseudo mode RPG devient presque inutile dans la progression de l’histoire et c’est dommage d’ailleurs de constater qu’il n’apporte pas grand-chose aux personnages. Cela dit, le fait de vouloir revenir aux prémices du jeu vidéo plate-forme n’est pas un mal, puisque c’est dans ce monde là que Mario se sent le plus à l’aise.

Article rédigé par NKB , le

Super Paper Mario est un bon jeu de plate-forme. Avec le nouveau système de passage en troidé, le jeu prend de la valeur et permet ainsi de passer de longues heures à chercher dans tous les recoins pour dénicher un passage secret ou un objet rare. Cependant, le jeu ne crée pas forcément la révolution puisque l’histoire est des plus banale, ainsi que sa jouabilité. On rira tout de même aux nombreux clins d’œil et aux nombreuses blagues qu’on trouvera dans les dialogues. A conseiller pour ceux qui aiment passer de bons petits moments de plate-forme dans l’univers de Mario.

Points positifs

  • Mario en papier
  • Le Système D
  • Les dialogues

Points négatifs

  • Plus trop de RPG
  • L'histoire banale
  • C'est du Mario, finalement

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