Test : WarioWare : Smooth Moves

WarioWare : Smooth Moves - Wii

Genre : Wario-Game

Date de sortie : 12 janvier 2007

Genre
Wario-Game
Date de sortie
12 janvier 2007 - France
Développé par
Nintendo
Edité par
Nintendo
Disponible sur
Wii
Parfois appelé
Wario Ware Wii, Wario Ware : Smooth Moves
Site officiel
Site officiel

Après avoir fait des apparitions sur les autres consoles de Nintendo, Wario Ware est de retour, cette fois-ci sur Wii. Dégaînez les bâtons de style et préparez-vous à relever de nouveaux défis !

 
 
Wario Ware est le nom d'une série commencée il y a plusieurs années par Nintendo, mettant en scène le méchant Wario et ses amis. Le principe du jeu est de résoudre des séries de mini-épreuves ne durant que quelques secondes chacune et dont l'explication se résume à un verbe. Vous avez un nombre limité de vies pour arriver jusqu'à la fin d'une série qui se termine par un boss. Pour pimenter l'affaire, les jeux se déroulent de plus en plus vite. Enfin, pour égayer le tout, de nombreuses cinématiques ponctuent la partie et les univers sont pour le moins... farfelus : la sorcière, Wario, disco, etc. Concrètement, sur GBA, il s'agissait d'appuyer sur un bouton au bon moment, et sur DS, de manier le stylet avec précision et de souffler. Il paraissait donc évident qu'un épisode sorte sur Wii, ne serait-ce que pour avoir un aperçu original des possibilités offertes par la Wiimote.
 

Maniez votre bâton de style avec agilité...

Contrairement aux autres versions, Wario Ware version Wii vous obligera à utiliser des styles de jeu différents en fonction des épreuves. Le style de l'éléphant, par exemple, consiste à mettre la Wiimote au bout de son nez, comme s'il s'agissait d'une trompe. La position du serveur, quant à elle, vous propose de tenir la Wiimote comme s'il s'agissait d'un plateau de serveur. Enfin, pour en citer un dernier, je parlerais du classique "la télécommande", qui consiste juste à viser et à tirer sur l'écran. Simple et efficace. Chaque nouveau style est introduit par une vidéo à caractère porn... hum... parodique, dirons-nous. Et NKB, remets ton slip ! Il y a en tout une quinzaine de styles différents, que vous découvrirez tout au long du jeu. Le style à adopter est expliqué juste avant le début du niveau : vous avez donc quelques secondes pour vous préparer... et gare à vous si vous vous êtes trompé de style ! Le gameplay reste malheureusement assez approximatif, et en cas de doute sur l'action à accomplir, quelques va-et-vients bourrins et peu éclairés suffisent pour réussir l'épreuve. Avec de l'entraînement, on se rend également compte que certains styles ne correspondent pas de manière optimale aux niveaux, mais cela permet de pimenter un peu les choses. Etait-ce volontaire de la part des développeurs ? Suis-je si spécial ? NKB est-il le seul à porter des slips dans la rédaction ?
 

Et les jeux dans tout ça ?

Les mini-jeux proposés par cette version Wii sont pour la plupart originaux, ce qui est une bonne nouvelle. Certains se retrouvaient déjà dans la version DS ou la version GBA, comme celui où il faut mettre le doigt dans le nez de Wario ou celui où il faut épiler, mais ils ont toujours été un minimum modifiés. Ce qui est plus discutable, en revanche, c'est la série des "oldies", qui se situe dans l'univers des anciens jeux de Nintendo. L'idée est intéressante, mais elle se retrouvait déjà dans la version DS, donc l'effet de surprise est amoindri. En revanche, les développeurs ont amélioré la rejouabilité du titre en déclinant davantage les mini-jeux : en effet, ils seront plus ou moins difficiles en fonction du niveau dans lequel vous vous trouvez (faire une, deux ou trois flexions par exemple). Cet aspect était déjà présent dans les anciennes versions, mais cette fois-ci, les variantes puvent parfois vraiment changer la façon d'aborder le problème. Enfin, certains niveaux boss sont mythiques, comme celui où il faut conduire un véhicule ou celui où il faut danser.
 

Plus on est de fous... moins y'a de slips !

Concernant le mode multijoueur, on ne peut pas dire que les développeurs se soient réellement foulés. Déjà, sachez qu'il faut finir le jeu pour pouvoir le débloquer. Certes, il s'agit là d'un trip des développeurs car toutes les épreuves sont encore assez loin d'être terminées quand vous verrez défiler le générique de fin et que vous débloquerez le mode multi. Là où on tique un peu, c'est que la plupart des modes proposés sont tellement farfelus que l'on regrette amèrement de ne pas avoir eu un mode standard, où l'on aurait pu simplement faire tourner la manette et, par exemple, le vainqueur serait le dernier à ne pas avoir perdu ses (ou sa, pourquoi pas) vie. A la place, les jeux ont une fâcheuse tendance à s'arrêter dès qu'un des joueurs a perdu. Du coup, difficile de désigner un gagnant et au lieu de jouer les uns contre les autres, on se met à faire du coopératif pour que la partie dure plus longtemps. Ou à se lancer dans le trip du Maillon Faible, une fois quelques verres dans le nez.
 
 
Heureusement, un mode (la corde) permet de réellement s'affronter à plusieurs : chaque joueur doit accomplir une épreuve, différente de celles des autres, et remporter sa mission permet de gonfler son score. A la fin de la partie, chaque joueur est pendu au-dessus d'un marais par un nombre de cordes défini par son classement. Plus vous serez bien classé, plus vous aurez de cordes. Les joueurs doivent couper chacun leur tour une corde et le dernier survivant remporte la partie. Même si le principe de Wario Ware peut effrayer les nouveaux venus, la prise en main est immédiate même en multi, et comme le gameplay reste approximatif, les parties sont souvent d'un grand suspense. En effet, on pouvait craindre que les différents styles à adopter puissent poser problème pour des parties avec des potes qui ne connaissent pas le jeu, ce qui n'est heureusement pas le cas. Toutefois, on regrette que le nombre maximal de joueurs soit à 5, sachant que l'on fait tourner une seule Wiimote. Ce choix sent terriblement le prétexte : "ne vous plaignez pas, on peut déjà y jouer avec une personne en plus que les autres jeux Wii, et sans claquer autant de thunes en Wiimotes".
 

Des heures sup'

Initiative sympa : des petits jeux bonus sont proposés, aussi bien en solo qu'en multi. Deux jeux en multi se jouent simultanément à deux, mais contrairement à ce que vous imaginez, le premier joueur tient la Wiimote et le second le nunchuck. Sympa pour ceux qui n'ont qu'une manette, mais erreur frustrante pour ceux qui en ont deux. Toujours pour rester dans le multi, notre attention se portera tout particulièrement sur le jeu de fléchettes, qui accroît à lui seul la durée de vie de Wario Ware de quelques heures. La Wiimote se prête très bien à cet exercice et le système de visée mis en place (une cible est affichée sur l'écran pour vous montrer où vous allez tirer) aide les participants sans rendre le jeu plus facile. Côté solo, vous aurez accès à une variante du casse-briques : attention, vu le challenge, vous aurez du mal à décrocher ! Enfin, je toucherai deux mots sur le jeu qui consiste à brûler des calories (dans le style des jeux de la série "musculation" de Rayman contre les Lapins Crétins sur Wii). Il s'agit de versions modifiées des jeux présents dans les vraies séries d'épreuve, mais dont la durée a été rallongée. Attention à ne pas vous épuiser trop vite !
 

Article rédigé par Monsieur Tomate , le

Cette version Wii confirme la tendance de la version DS : vraiment fun ! Les développeurs ont su s'adapter au support et orienter leur jeu dans le style gros trip entre potes, là où la version DS remplissait sa mission de petit jeu pour se distraire dans une salle d'attente ou dans le train. Quant à ceux qui auraient peur d'avoir exploré tout le jeu trop vite, détrompez-vous : vous aurez largement de quoi faire !

Points positifs

  • Nombreux mini-jeux
  • Qualité de certains jeux bonus
  • Prise en main immédiate

Points négatifs

  • Quelques modes multi à l'intérêt douteux
  • Quelques styles inadaptés

A propos de l'auteur

Monsieur Tomate

Monsieur Tomate

31 ans | Grand gourou

Depuis la fondation de GameHope en septembre 1999 sous le nom de HardGamers, le taulier du coin n'a cessé d'abuser de son fouet pour faire régner la terreur parmi son équipe. Ingénieur en informatique le jour, tyran impitoyable sur GameHope la nuit, on ne l'arrête jamais et gare à vos fesses si vous vous trouvez au travers de sa route lorsqu'il a en tête un énième plan diabolique, vous risqueriez de boîter le lendemain...

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