Preview : Super Mario Galaxy

Super Mario Galaxy - Wii

Genre : Plate-formes

Date de sortie : 16 novembre 2007

Souvenez-vous… En 1996 sortait Super Mario 64, sur la console Nintendo du même numéro. Faisant le pari de la 3D intégrale, son créateur, Shigeru Miyamoto, avait mis au monde ce qui deviendrait le mètre-étalon des jeux de plate-forme en 3D. Dix ans et quelques désillusions plus tard, Nintendo s’apprête à engendrer un nouvel épisode semblant revenir aux sources de Mario 64, avec toutefois une nouveauté de taille : le gameplay unique que propose sa nouvelle console, la Wii. Aperçu.

 
 
De Super Mario Galaxy, nous ne savons que ce que Nintendo a bien voulu nous montrer lors de l’E3 2006 : une borne jouable, un premier niveau et son boss, une petite vidéo de présentation suggérant plus que montrant réellement des possibilités de gameplay. Côté histoire, néant absolu, même si ce point est rarement primordial dans un jeu de plate-forme. Côté modes de jeu, une annonce récente de Big N a évoque un mode multijoueur, hélas encore à l’étude : si le mode 2 joueurs a bien été confirmé, sans qu’on sache s’il s’agit de collaborer ou d’affronter son adversaire, le mode 4 joueur devrait permettre à un joueur seul d’en affronter 3 autres. Néanmoins, les modalités de participation restent encore floues, même si le Wifi que devrait proposer la Wii verrait là une agréable mise en pratique.
 

Dans l’espace, personne ne vous entend dire Hoki-Doki

Si le précédent opus des aventures du nabot moustachu, Super Mario Sunshine, jouissait d’une ambiance estivale prononcée, le jeu se déroulant sur une île paradisiaque, Super Mario Galaxy explore un tout nouvel univers, c’est le cas de le dire, car le jeu a pris pour thématique l’espace. On peut voir le bonhomme déambuler tel le Petit Prince d’astéroïdes en astéroïdes, et on se plait à imaginer tous les recoins et les secrets sûrement bien cachés dans le jeu. Si à première vue on peut être un peu déçu par le niveau graphique du titre, à peine mieux qu’un titre GameCube, on retire bien vite son jugement initial au détour d’un bond spectaculaire de Mario dans l’espace ; celui-ci, loin d’être l’étendue vide qu’on suppose, fourmille de détails, essaims de météorites, trous noirs, etc. Aucun temps de chargement n’est nécessaire pour passer d’un astre à un autre, et la plupart des mini-mondes à visiter sont bien visibles dans le ciel, avec tous leurs détails. Enfin, le level-design semble avoir été particulièrement bien étudié : alors que dans la plupart des jeux de plate-forme, l’échec est souvent lié à une chute dans le vide, Super Mario Galaxy, paradoxalement, ne présente aucun vide à craindre. Je dis « paradoxalement », car, logiquement, dans un titre se déroulant dans l’espace, le vide est tout autour de nous ; eh bien sachez qu’une fois arrivé sur un astéroïde, vous pourrez en faire le tour sans jamais craindre de tomber dans l’espace intersidéral, d’où l’apparition de nouvelles possibilités d’exploration (se retrouver la tête en bas est plus déstabilisant que ça en a l’air, dit comme ça).
 

Avec mon p’tit nunchaku, j’avais l’air d’un con, ma mère…

Apparemment, la principale façon de passer d’astéroïdes en astéroïdes est d’actionner un propulseur au moyen de la manette de la Wii. Au dire des chanceux s’y étant essayé, la sensation de projection dans l’espace serait accentuée par la nécessité de tirer sur la manette comme sur la corde d’un arc pour relâcher d’un coup le personnage. Ce n’est d’ailleurs pas là la seule utilisation du contrôleur Wii ; même si Mario doit être dirigé à l’aide de la partie gauche du « nunchaku », la télécommande permet d’actionner les sauts, de faire faire en la tournant rapidement une attaque circulaire à Mario (tiens, tiens, quelque chose me dit qu’on devrait retrouver ça dans Zelda…), et sa capacité à émettre des sons semble avoir été mise à contribution, même si on se demande encore si cet élément ne sera pas qu’un simple gadget. Enfin, le petit plus que nous réserve cet épisode : vous ne serez pas gêné pour contrôler la caméra, puisque celle-ci est directement gérée par la console, le personnage apparaissant en ombre chinoise sur les éléments derrière lesquels il est caché. On peut espérer que ce côté-ci du jeu, crucial dans les jeux de plate-forme en 3D, a bien été réglé par Nintendo.
 

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A peine dévoilé, Super Mario Galaxy est bien entendu encore loin d’avoir révélé tous ses secrets, notamment en ce qui concerne son gameplay. Quoi qu’il en soit, on dirait bien que ce nouvel épisode devrait faire taire les critiques accusant le plombier de s’être endormi sur ses lauriers depuis des lustres. On peut enfin rêver d’une digne succession à Super Mario 64.

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