Preview : Hour Of Victory

Hour Of Victory - Xbox 360

Genre : Save Private Ryan-like

Date de sortie : 22 juin 2007

Genre
Save Private Ryan-like
Date de sortie
22 juin 2007 - France
Développé par
nFusion Interactive
Edité par
Midway Games
Disponible sur
PC, Xbox 360
Site officiel
Site officiel

On aura beau en penser ce qu'on voudra, la Seconde Guerre Mondiale est clairement la période de l'histoire qu'on a le plus exploitée au cours de l'histoire du jeu vidéo. Alors à force, l'original s'en est allé petit à petit au fur et à mesure des épisodes. Si le prochain Call of Duty quitte définitivement l'époque, il n'en va pas de même pour le prochain Medal of Honor ni pour le prochain Brothers In Arms, et encore moins pour un certain Hour of Victory de chez Midway, que nous découvrons en version démo…

 
 
Autant être clair dès le départ : il ne va franchement pas y avoir de grosse révolution à se mettre sous la dent dans ce Hour of Victory. Et ça commence dès la partie technique : l'ambiance fait très Call of Duty/Medal of Honor, ça pète de partout, il y a des ennemis à la pelle et les cartes sont relativement grandes, même si on leur peut reprocher un effet de couloir un peu dirigiste. Alors qu'apporte le fameux Unreal Engine 3 à l'ensemble ? Les textures sont très belles, très détaillées, les couleurs employées sont très réalistes, de même que les jeux d'ombres et de lumières. On trouve, en plus des effets d'explosion, de tirs, etc... toute une ribambelle d'effets de profondeur pour distinguer premier plan et arrière plan (technique massivement mise en avant par Crytek pour le moteur de son prochain Crysis). Les effets de relief sur les textures sont partout, les effets de fumée bien retranscrits, de même que les nuages de sable/poussière. L'ensemble est globalement bien animé, que ce soit pour les mouvements des personnages ou les mouvements des visages, malgré quelques baisses de fluidité par endroits. Et si dans la partie sonore vous en prendrez une nouvelle fois plein les oreilles, ce sont ces petits problèmes de fluidité qui présentent un inconvénient, conjugués à quelques soucis côté jouabilité…
 

À la guerre comme à la guerre!

Avant d'aborder les nouveautés qui permettront peut-être à Hour of Victory de prendre l'ascendant sur ses concurrents, il faut s'arrêter sur un point qui frustrera sans doute les amateurs de FPS, surtout lorsqu'ils viennent du monde PC : la sensibilité. En effet, par défaut, la visée est bien trop lente, et si l'on ne se trouve effectivement pas dans un Quake ou un Unreal Tournament, on est quand même dans un jeu d'action où il faut réagir vite pour éviter de se faire plomber. Conjuguée aux chutes de framerate, cette sensibilité a de quoi faire rebrousser chemin aux plus exigeants. Mais alors que reste-t-il à Hour of Victory pour nous donner quelques petites montées d'adrénalines en plus face à ses concurrents ? Assurément pas l'IA, puisque vos alliés comme vos ennemis sont, il faut bien l'admettre, assez stupides : quelle tristesse de voir un soldat vous attendant à un point de passage se faire bêtement tuer parce qu'il est resté sans bouger en plein milieux d'une rue, nullement affecté par l'avancée ennemie. Et ces problèmes d'IA gâchent finalement ce qui constitue l'atout du jeu : le choix du soldat.
 

Les 300 ? Non, juste les 3, mais tout aussi meurtriers…

La grosse nouveauté introduite par Hour of Victory, c'est de pouvoir choisir quel type de soldat vous aller pouvoir incarner. Ils sont au nombre de trois : Ross le commando (rentre-dedans, peut pousser les objets lourd qui lui barrent la route, possède la meilleure santé), Bull le ranger (peut retenir sa respiration pour mieux viser au sniper, grimpe sur les toits avec son grappin et saute plus loin) et Taggert le membre des forces spéciale (peut ouvrir les portes cadenassées, couper les barbelés, le plus silencieux des trois avec ses attaques au couteau). L'idée, c'est que tous les niveaux proposent une voie spéciale pour chacun d'entre eux, ce qui fait que pour exploiter les possibilités offertes par les cartes, il faut les refaire au moins 3 fois. En prenant Taggert par exemple, vous pouvez accéder à nombre de chemins dérobés auxquels vous ne pouviez accéder avec les deux autres personnages, idem pour Bull. Dans le cas de Ross… votre place est dans la rue, en face de l'ennemi, ce qui fait de lui le personnage le moins original finalement. Le problème, c'est qu'avec les soucis d'IA, eh bien c'est aussi le plus efficace. Parce que finalement, devant l'intelligence assez limité des adversaire, on n'est pas vraiment motivé pour tester d'autres tactiques, d'autant que pour un jeu qui se veut grand spectacle, on est finalement assez seul sur la carte, et ce ne sont pas les deux soldats qui vous accompagnent après chaque checkpoint qui vont vous donner l'impression de faire dans l'assaut massif. Ce manque de population guerrière de votre côté plombe encore un peu plus l'idée des différents personnages : comment voulez-vous la jouer infiltration avec Taggert si personne n'est là pour couvrir votre approche discrète ? On terminera malgré tout sur un bon point : on peut conduire des véhicules, mais contrairement à d'autres jeux où l'on était mis en tourelle et coincé dedans durant tout un niveau, ici c'est comme dans un Battlefield, on contrôle tout le char et on peut en descendre à volonté.
 

Article rédigé par Kisdra , le

Bilan bien mitigé pour Hour of Victory en solo ! Malgré le fait que ce ne soit qu'une version démo, il va lui être difficile de s'imposer entre Call of Duty 3 et le futur Medal of Honor : Airborn. Pourtant, avec des graphismes plus que corrects, une bonne ambiance sonore et quelques nouveautés fort intéressantes pour varier un peu le jeu, il aurait de quoi s'imposer dans le genre ultra concurrentiel qu'est le FPS sur la Seconde Guerre Mondiale. Le problème, c'est que le tout se voit entraîné vers le bas par de petits soucis de fluidité, une jouabilité un peu trop molle à cause de la sensibilité, une IA passable et un petit manque de massif dans les phases de jeu (trop peu d'alliés notamment). C'est bien dommage, surtout quelques semaines après l'autre démo FPS sur 360, celle de BlackSite : Area 51, qui elle avait été une très agréable surprise. On espère vivement que la version finale verra au moins une partie de ses défauts gommés, et surtout que le mode multijoueur sera au rendez-vous, parce qu'autrement il va vite être oublié, avec Medal of Honor : Airborne qui sort fin août, et surtout Halo 3 en septembre.

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